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Incendies : on vous explique pourquoi les voyants sont au rouge sur le front des feux de forêt en ce début d’été

Écrit par sur juillet 6, 2025

La végétation foisonnante après un printemps humide s’est rapidement asséchée avec la canicule, faisant craindre une saison critique. D’autant que de plus en plus de régions risquent d’être touchées, sous l’effet du réchauffement climatique.Alerte rouge aux feux de forêt. Météo-France a placé, dimanche 6 juillet, les départements de l’Aude, des Bouches-du-Rhône et du Var en situation de risque de feu “très élevé” pour la journée de lundi. Six autres départements du pourtour méditerranéen sont eux classés en risque “élevé” : les Pyrénées-Orientales, l’Hérault, le Gard, le Vaucluse et la Corse. “Avec les fortes chaleurs récentes, couplées au mistral et à la tramontane, le risque de feux est élevé, voire très élevé dans le Sud-Est”, a averti l’institut de prévisions dans sa météo des forêts(Nouvelle fenêtre)Plus d’un millier d’hectares au total sont déjà partis en fumée durant le week-end dans le sud de la France, mais aussi dans le Cher et le Bas-Rhin. Franceinfo vous explique pourquoi l’été s’annonce à haut risque sur le front de la lutte contre les incendies.

Parce que le sol s’est asséché en juin

Au cœur du printemps, l’état global des nappes phréatiques était jugé “satisfaisant”, avec des niveaux des remplissages supérieurs ou conformes aux normales dans près des trois quarts du territoire, selon le Bureau de recherches géologiques et minières(Nouvelle fenêtre). Mais après un mois de juin très sec, la situation est désormais inquiétante en surface. “Les indices hydriques plongent à des niveaux exceptionnellement bas pour un début d’été”, a alerté l’agroclimatologue Serge Zaka sur Bluesky(Nouvelle fenêtre). “La sécheresse s’installe durablement en France”, a-t-il ajouté, images satellites à l’appui.Parce que la canicule a aggravé la situation

Les fortes chaleurs qui ont frappé le pays dès le début de l’été ont aussi favorisé “un assèchement très rapide des sols superficiels”, note Guillaume Trichaud, spécialiste des feux à Météo-France, auprès de BFMTV(Nouvelle fenêtre). Surtout, la canicule s’est abattue sur une végétation foisonnante, dopée par les pluies de l’hiver et du printemps. “Cela risque de donner plus de carburant à un incendie”, s’en était inquiétée, début juin, la coordinatrice nationale en charge des feux à Météo-France, Catherine Robert, dans Le Parisien(Nouvelle fenêtre).

“On est bien en avance sur la sensibilité [de la végétation] aux feux par rapport à 2023 et 2024″, en particulier “autour de la Méditerranée et dans l’Ouest”, insiste Guillaume Trichaud. A ses yeux, la configuration actuelle “ressemble pas mal” à celle de juillet 2022, quand des dizaines de milliers d’hectares avaient notamment brûlé en Gironde. La situation pourrait encore se dégrader au cours du mois, car une nouvelle vague de chaleur est attendue autour du week-end du 14-Juillet. Météo-France(Nouvelle fenêtre) juge même “probable” un scénario “plus chaud” et “plus sec” que la normale pour l’ensemble de la période de juillet, août et septembre.Parce que le risque s’étend avec le réchauffement climatique

Sous l’effet du changement climatique, le risque d’incendie “concerne des régions peu touchées jusqu’à présent” et “se généralise” progressivement “à l’ensemble du pays”, rapporte Météo-France(Nouvelle fenêtre). L’ouest et le nord de la France sont ainsi de plus en plus vulnérables, ce qui incite les secours à se déployer de plus en plus loin.

“Pour tenir compte de l’extension géographique des incendies et mieux accompagner le dispositif national de lutte”, l’organisme public a désormais étendu son “assistance renforcée” à 55 départements et a détaché des prévisionnistes spécialisés jusqu’à Rennes pour couvrir l’ouest du pays. “En 2022, les feux de forêt avaient touché 90 départements, allant au-delà des régions historiques”, rappelle Guillaume Trichaud.

Autre conséquence de la crise climatique : “La saison de risque élevé à modéré des feux s’allonge, avec un démarrage plus précoce et une fin plus tardive en automne”, prévoit Météo-France. D’ici à la fin du siècle, dans une France à +4°C, la période de risque pourrait “durer un à deux mois supplémentaire” dans certaines régions, selon l’établissement public. Le pourtour méditerranéen pourrait alors connaître une moyenne de 80 jours de danger très élevé par an, contre 40 aujourd’hui.


Depuis le XIXe siècle, la température moyenne de la Terre s’est réchauffée de 1,1°C(Nouvelle fenêtre). Les scientifiques ont établi avec certitude que cette hausse est due aux activités humaines, consommatrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ce réchauffement, inédit par sa rapidité, menace l’avenir de nos sociétés et la biodiversité. Mais des solutions – énergies renouvelables, sobriété, diminution de la consommation de viande – existent. Découvrez nos réponses à vos questions(Nouvelle fenêtre) sur la crise climatique.