Procès annoncé pour Rachida Dati : La contre attaque musclée de la Ministre hier soir sur LCI : Elle ne démissionnera pas et dénonce “une justice qui s’est parfois mal comportée
Écrit par Jonathan PIRIOU sur juillet 23, 2025
C’est ce que l’on appelle une contre attaque forte et énergique. Quelques heures après avoir été renvoyée en correctionnelle pour corruption, Rachida Dati était hier soir sur le plateau de LCI. Dans la journée, on a appris que la ministre, âgée de 59 ans, sera jugée pour recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance, corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale, le Parlement européen.Rachida Dati est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et députée européenne (2009-2019).Hier soir, elle était donc sur le plateau de LCI et la ministre de la Culture rejette tout pacte de corruption avec l’ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, et s’attèle à démontrer l’existence et la pertinence des prestations de conseil pour lesquelles elle est accusée d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012.Mais surtout, elle dénonce “une justice qui s’est parfois mal comportée envers certains de ses proches” et le comportement de certains magistrats qui refuseraient, selon elle, “de faire leur travail selon le code de procédure”.Rachida Dati assure que “toute la procédure” qui a abouti à son renvoi en correctionnelle “a été émaillée d’incidents”. “Je suis mise en examen sur un rapport incomplet”, dénonce-t-elle, évoquant également “des perquisitions illégales” et des documents importants “introuvables”.”Je pensais que quand il y avait des demandes d’actes et qu’elles étaient rejetées, elles étaient motivées. Et ce n’est pas le cas”. Je demande des actes, des confrontations, on me les refuseIl y des atteintes graves au droit de la défenseet certains magistrats marchent dessus”.Au cours de cet entretien, la ministre de la Culture a également exclu toute démission du gouvernement, indiquant qu’elle n’est “pas condamnée”.Quant aux prochaines municipales, Rachida Dati affirme, sans pour autant officialiser sa candidature, que “tous sont déterminés à ce que Paris connaisse une alternance, que Paris redevienne le plus bel écran”. “Ce sont les Parisiennes et les Parisiens qui décideront” du nouveau maire, a-t-elle conclu.
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