Scandale des airbags défectueux Takata : Le gouvernement oblige les constructeurs à prêter des véhicules de remplacement à leurs clients immobilisés plus de 15 jours
Écrit par Jonathan PIRIOU sur juillet 29, 2025
Les constructeurs automobiles vont devoir proposer des “solutions de mobilité” à leurs clients immobilisés plus de 15 jours par des airbags dangereux de marque Takata, comme le prêt d’un véhicule de remplacement, a indiqué mardi le ministère des Transports.
Ces véhicules visés par un “stop drive”, soit 1,7 million au total en France, devront être réparés en moyenne 15 jours après la prise de rendez-vous sous peine d'”astreintes élévées”, a indiqué le ministère des Transports
En outre un rapport commandé par le ministère des Transports en janvier sur les airbags Tataka à l’origine d’au moins 18 morts en France dénonce l’inefficacité des mesures pour rappeler les véhicules dangereux. Alors que ce sont environ 2,5 millions de voitures qui circulent encore avec ces airbags tueurs, les auteurs, deux ingénieurs de l’Inspection générale de l’Environnement et du Développement durable (IGEDD), pointent du doigt la difficulté des constructeurs pour retrouver ces voitures.
« Les rappels sont relativement inefficaces en France, confie l’un d’eux lors d’une présentation du document à la presse. C’est-à-dire en France métropolitaine mais surtout dans les DROM, on n’arrive pas à joindre l’ensemble des propriétaires concernés.
» Et pour cause, sur 100 véhicules équipés d’un de ces airbags, un tiers n’existe plus selon les auteurs, car « exportés ou détruits ». Par ailleurs, 10 % à 15 % des propriétaires n’habitent plus à l’adresse dont disposent les constructeurs.
Sur environ 60 % des voitures qui peuvent être localisées, « on a des taux de réussite qui sont entre 90% pour les meilleurs et 50% pour les plus mauvais, indiquent les deux ingénieurs du IGEDD. Et ce sont dans les DROM, que les taux de rappel sont les moins bons ».
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