Un bilan satisfaisant » pour les apiculteurs : la récolte de miel a doublé entre 2024 et 2025
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 15, 2025
L’Union nationale de l’apiculture française a révélé ce mercredi 15 octobre qu’entre 23 000 et 25 000 tonnes de miel ont été récoltés en 2025. Un bilan jugé « satisfaisant » malgré des conditions climatiques difficiles dans le Sud-Est.L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) a dévoilé ce mercredi 15 octobre les chiffres de la récolte de miel en France pour l’année 2025, et ils sont plutôt bons.On estime la récolte entre 23 000 et 25 000 tonnes, ce qui constitue le double de celle de 2024 et un chiffre supérieur à 2023, où elle était d’environ 20 000 tonnes.« Des conditions printanières particulièrement favorables »« Le bilan est satisfaisant sur le plan national », déclare Christian Pons, apiculteur et président de l’Unaf. Cette bonne récolte a été permise par « des conditions météorologiques printanières particulièrement favorables » dans une majeure partie de la France, « au Nord, à l’Ouest, à l’Est et au Centre », précise un communiqué.La saison hivernale, qui a combiné douceur et humidité, a permis une reprise d’activité des abeilles dès la fin janvier dans certains cas. « Malgré des mortalités toujours trop élevées, la saison s’annonçait sous les meilleurs auspices avec une végétation qui n’avait pas souffert de la sécheresse. »Le printemps puis le début de l’été ont continué sous les meilleurs auspices, avec des « conditions climatiques (…) favorables » ayant « permis des bonnes récoltes ». « Elles ont redonné courage à des apiculteurs et apicultrices qui commençaient à perdre espoir », se félicite le communiqué de l’Unaf.Le Sud-Est, mauvais élève en 2025Mais tout n’est pas parfait, puisque le Sud-Est du territoire a encore beaucoup souffert d’un climat difficile. Un printemps pluvieux et venteux combiné aux épisodes de canicule l’été a compliqué la récolte, notamment pour le miel de lavande en Provence, où elle est jugée « catastrophique ».Christian Pons, qui déplore que « la partie méridionale souffre considérablement du bouleversement climatique », alerte les pouvoirs publics. « Les apiculteurs sinistrés cette année, notamment les provençaux, doivent pouvoir bénéficier d’aides publiques pour empêcher la faillite d’exploitations apicoles fragilisées. »
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