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Budget de la Sécurité sociale : Sébastien Lecornu gagne une première manche

Écrit par sur décembre 5, 2025

La partie a été serrée à l’Assemblée. Le Premier ministre a dû mouiller sa chemise afin de faire adopter le volet recettes du budget de la Sécurité sociale. Mais le match est loin d’être fini. La partie dépenses est en cours d’examen, avant un vote solennel très incertain mardi.D’extrême justesse, avec seulement vingt-six voix d’écart. La partie « recettes » du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été adoptée au forceps, vendredi midi, par les députés. Dans un hémicycle sans véritable colonne vertébrale depuis la dissolution du 9 juin 2024, les alliances d’antan ont été balayées. Le Rassemblement national, l’Union des droites pour la République ont voté contre, rejoints par les Insoumis, la plupart des écologistes et trois communistes. La plupart des Horizons et des Républicains se sont abstenus. La majorité des socialistes ont appuyé sur le bouton « pour », tout comme Renaissance et deux élus communistes. Pas simple de s’y retrouver… Ce texte est mauvais. Il n’apporte aucune réponse au problème du déficit », juge l’UDR Éric Ciotti. « En soutenant le volet recettes, le PS et les Républicains veulent sauver leurs sièges, sans prendre de mesures contre la bureaucratie, la fraude et la submersion migratoire », fustige Jean-Philippe Tanguy (RN). « Adopter cette partie recettes va nous permettre d’examiner le volet dépenses, et ainsi répondre aux besoins des hôpitaux et des Ehpad », explique Jérôme Guedj (PS), rejoint par le communiste Yannick Monnet. « Nous allons nous abstenir de notre côté. Ce texte accentue le déficit de l’État de plus de cinq milliards », justifie Paul Christophe (Horizons).

« Chacun doit faire un pas »

Le Premier ministre a donc eu très chaud ces dernières 24 heures. Face aux gros risques encourus, il a d’ailleurs chamboulé son agenda afin de siéger en permanence sur les bancs du gouvernement et répondre aux attaques régulières des parlementaires. Un vote négatif du Palais Bourbon aurait été synonyme de cuisant échec pour lui. Ce soutien de l’Assemblée, même ténu, va lui permettre de souffler un peu, mais pas trop longtemps. Il va devoir, de nouveau, batailler ferme tout au long du week-end afin d’imposer la partie « dépenses » du PLFSS. Une autre paire de manches, avec pas mal d’irritants pour les députés. Le vote global et solennel du texte, prévu mardi après-midi, promet son lot de surprises et de suspense. D’autant que vendredi midi, les rangs des Insoumis et du Rassemblement national étaient dégarnis dans l’Hémicycle. S’ils font le plein en début de semaine prochaine, le sort du budget de la Sécu pourrait se jouer à quelques voix.

Pour parvenir à dégager une majorité – même infime – sur les recettes, le chef du gouvernement a été contraint de mouiller sa chemise et de faire quelques concessions. « Nous sommes dans un moment où chacun doit faire un pas », a-t-il plaidé. Il s’est ainsi attaché à dénouer le nœud de la hausse de la CSG sur le capital, réclamée par les socialistes, mais décriée par les Républicains et les Horizons, opposés à toute hausse d’impôts. Bilan : l’augmentation votée épargnera, désormais, les revenus fonciers, les contrats d’assurances vie et les plans d’épargne logement. L’exécutif a, par ailleurs, reculé sur le doublement des franchises médicales. « Je prends acte de l’absence de majorité sur ce sujet », a reconnu Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics. Par souci, toujours, du compromis.