Budget 2026 : le projet de loi de finances définitivement adopté après le rejet des motions de censure d’une partie de la gauche et du RN
Écrit par Jonathan PIRIOU sur février 2, 2026
La première motion de censure, déposée par une partie de la gauche (hors PS) a été rejetée à 29 voix près, tandis que la seconde, portée par le RN, n’a obtenu que 135 voix pour sur les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement.“Le projet de loi de finances pour 2026 est considéré comme adopté.” La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a entériné la fin de près de quatre mois de débats parlementaires, lundi 2 février, et acté l’adoption du budget de l’Etat après le rejet de deux ultimes motions de censure. La première, portée par La France insoumise (LFI) et une partie de la gauche (hors PS), a été rejetée à 29 voix près (260 pour, sur les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement Lecornu). La seconde, déposée par le RN, n’a elle obtenu que . Suivez notre direct.
La copie de Sébastien Lecornu n’a pas convaincu tout son camp. Plusieurs de ses soutiens de la droite et du centre craignent que la promesse d’un déficit à 5% du PIB cette année ne puisse pas être tenue. C’est notamment le cas de la députée Ensemble pour la République Agnès Pannier-Runacher, qui a estimé sur Sud Radio que ce budget 2026 “n’est pas un bon budget, car il ne prépare pas l’avenir”. “Ce n’est pas en augmentant les impôts que ça marche”, a ajouté l’ancienne ministre, affirmant que des “entreprises ont arrêté de recruter” en attendant de savoir “à quelle sauce elles allaient être croquées”.
Mathilde Panot s’en prend au Parti socialiste (PS). A l’annonce du rejet de la motion de censure déposée par son groupe, les écologistes et les communistes, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a dénoncé “la responsabilité lourde et historique” du PS. “Le Parti socialiste confirme qu’il est entré dans un soutien au gouvernement sans participation“, a-t-elle fustigé, appelant les Français à se saisir des élections municipales à venir “pour tourner la page de la macronie dans ce pays”.
Le Premier ministre fustige le “désordre permanent”. Quelques minutes avant que les députés ne votent les deux motions de censure, Sébastien Lecornu a dénoncé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale les “manœuvres politiciennes” des députés de l’opposition, qui ont “tous saboté pendant quatre mois”. “L’avez-vous vraiment lu ce budget ?”, a-t-il lancé, estimant qu’il était désormais temps “de passer à autre chose”.La gauche un peu plus fracturée. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, et la députée écologiste Sandrine Rousseau ont encore mis la pression sur les socialistes pour qu’ils votent la motion de censure déposée par leurs partis. L’élue écologiste les a appelés à “ne pas oublier” qu’ils sont “dans l’opposition”, tandis que Manuel Bompard a estimé que le budget “obtenu” par les socialistes relève “de l’embrouille”, ne voyant “plus vraiment ce qu’il y a de gauche” dedans.
Radio Ice Age France