Suicide de Camélia, 17 ans: Le parquet de Meaux classe sans suite l’enquête pour harcèlement scolaire faute “d’éléments suffisants”
Écrit par Jonathan PIRIOU sur février 9, 2026
Le procureur de Meaux (Seine-et-Marne) a annoncé lundi le classement sans suite de la plainte pour harcèlement scolaire qui avait été déposée par les parents de Camélia, lycéenne de 17 ans qui s’est suicidée le 13 janvier à Mitry-Mory.
«Au terme des investigations, je suis amené à considérer qu’il n’existe pas d’élément suffisant pour rechercher la responsabilité pénale de quiconque dans la survenance du décès de Camélia», a déclaré Jean-Baptiste Bladier.
Dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien il y a quelques jours, un oncle de la victime a mis en cause l’attitude qu’aurait eue le proviseur lors d’une entrevue avec l’adolescente et a demandé «au moins qu’on le mette à l’écart».
L’oncle affirme que l’après-midi même du drame, le proviseur – qui avait déjà entendu la lycéenne et des élèves de sa classe la veille – avait reconvoqué Camélia «sans prévenir» sa famille. «Là, il lui aurait fait porter une partie de la responsabilité de la situation, ce qui est hallucinant. En sortant, Camélia écrit: “Il a dit que j’aurai une sanction disciplinaire (…) que je me victimise”.»
La lycéenne était allée se coucher sur les rails du RER B en gare de Villeparisis, peu de temps après. Selon l’oncle de Camélia, le comportement de l’adolescente «avait changé: elle ne mangeait plus, elle était anxieuse, avait des problèmes de sommeil…», a-t-il rapporté au journal Le Parisien.
«Camélia disait qu’il y avait des rumeurs sur elle (…) qu’elle était l’objet de brimades, surtout dans la classe et dans les couloirs. C’étaient des moqueries sur son attitude, son physique», a déclaré cet oncle, mettant en cause des filles, ainsi qu’«un effet de meute».
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