Les montres connectées peuvent-elles vraiment détecter les troubles cardiaques (et éviter les AVC) ?
Écrit par Jonathan PIRIOU sur février 26, 2026
Une étude scientifique a permis de montrer l’efficacité d’une montre connectée dans la détection des fibrillations atriales, un trouble du rythme cardiaque.Les objets connectés passeraient-ils à la vitesse supérieure ? Après des années d’engouement suivies de mises en garde des autorités sanitaires, certains dispositifs médicaux connectés font preuve d’un réel intérêt médical.C’est le cas d’une montre connectée avec fonction électrocardiogramme qui, chez les personnes à risque, permet de détecter quatre fois plus de fibrillations atriales – un trouble du rythme cardiaque – que les méthodes classiques.Difficile de détecter la fibrillation atrialeLes épisodes de fibrillation atriale (FA) sont un trouble du rythme cardiaque, cause majeure d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d’insuffisance cardiaque. La plupart sont asymptomatiques, et échappent à toute détection. Mais c’est là que les dispositifs médicaux connectés peuvent intervenir.Si de nombreux gadgets ont été rejetés par les autorités sanitaires pour manque de fiabilité, certains, soutenus par des équipes de chercheurs institutionnels, se distinguent. C’est donc le cas d’une montre connectée dotée d’une fonction électrocardiogramme, évaluée dans un essai randomisé par des chercheurs de l’Amsterdam University Medical Center (Pays-Bas).Une meilleure efficacité pour la montreDe quelle montre s’agit-il ? D’une smartwatch (en l’occurrence une Apple Watch) intégrant à la fois un capteur de photopléthysmographie et une fonction électrocardiogramme. Les données recueillies sont transmises de manière continue aux équipes soignantes.Au total dans cette nouvelle étude, 437 personnes présentant des facteurs de risque de fibrillation atriale ont été randomisées (pour une durée de 6 mois), c’est-à-dire tirées au sort pour soit porter cette montre, soit suivre une prise en charge standard – avec, le cas échéant, une mesure conventionnelle du rythme cardiaque.Les résultats sont enthousiasmants : 9,6 % des patients équipés de la montre ont été identifiés comme présentant une fibrillation atriale, contre 2,3 % dans le groupe « prise en charge standard ». Avec un point particulièrement intéressant : plus de la moitié (57,1 %) des FA dans le groupe « montre connectée » n’avait produit aucun symptôme et donc seraient passées totalement sous les radars.
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