En ce moment

Titre

Artiste

Emission en cours

Nouveaux Artistes

12:30 13:00

Emission en cours

Nouveaux Artistes

12:30 13:00

Upcoming show

Nouveaux Artistes

12:30 13:00


Nouvelles têtes nucléaires, sous-marins, missiles, partenariat européen… Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron sur la politique de dissuasion

Écrit par sur mars 2, 2026

Depuis la base de l’Île Longue (Bretagne), Emmanuel Macron a annoncé ce lundi «la mise en place d’une dissuasion avancée» avec l’augmentation du nombre de têtes nucléaires, le renforcement de toutes nos capacités et leur coordination avec des partenaires européens. 

Une démonstration de puissance. En déplacement dans le sanctuaire de la dissuasion nucléaire française, l’Île Longue, qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique, face à Brest (Finistère), Emmanuel Macron a annoncé le renforcement du dispositif français, avec l’augmentation du nombre de nos têtes nucléaires, le rehaussement de toutes nos capacités offensives et défensives, maritimes et d’aviation, ainsi que leur coordination avec des partenaires européens.

«Dans un monde dangereux et instable, pour être libre il faut être craint», a martelé le président de la République. Citant tour à tour la brutalisation du monde, les menaces venues de toutes les puissances nucléaires mondiales, renforcées par leurs récentes alliances, ainsi que les conflits majeurs en cours aux quatre coins du monde, Emmanuel Macron a annoncé l’importance d’un renforcement de l’arsenal militaire et nucléaire français via ce qu’il a nommé une «dissuasion avancée» avec une stratégie d’épaulement.

augmentation des capacités nucléaires

Dans cette optique, Emmanuel Macron a évoqué le renforcement de l’arsenal français dans trois domaines : l’alerte avancée, avec le développement de nouveaux programmes de radars et de satellites pour prévenir les menaces ; la puissance aérienne avec de nouveaux missiles sur nos avions de combat et des capacités développées sur le nouveau porte-avions en cours de construction ; et une force de frappe «en profondeur» avec notamment le développement d’un sous-marin nucléaire de toute nouvelle génération, l’«invincible» qui «naviguera en 2036».Concernant la force de frappe, le président a confirmé l’augmentation du nombre de nos têtes nucléaires sans communiquer officiellement «sur les chiffres de son arsenal», «contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé». Il a toutefois rappelé qu’il ne s’agissait pas «d’entrer dans une quelconque course aux armements». Emmanuel Macron a aussi confirmé le développement de «nouveaux programmes» qui permettront à la France de se doter de missiles «de très longue portée» capables de frapper n’importe quel pays, «quelle que soit sa taille ou sa puissance».

Renforcer la dissuasion

Le président de la République a ainsi rappelé l’importance d’une reprise de contrôle de la France et de l’Europe de son destin et a fortiori de sa Défense. En cas de menace, «je n’hésiterai jamais a prendre la décision d’utiliser notre arsenal, aucun état si puissant ou si vaste soit-il ne s’en remettrait ni ne pourrait s’y soustraire», a prévenu Emmanuel Macron, tout en rappelant qu’«un seul sous-marin nucléaire français possède l’équivalent de mille fois la puissance de la première bombe nucléaire lancée par les États-Unis pendant la Seconde guerre mondiale.Emmanuel Macron a assumé une stratégie d’asymétrie en rappelant qu’en cas de menace ou d’attaque, il est «essentiel que tout adversaire ne puisse entrevoir une possibilité d’une quelconque frappe contre la France sans avoir la certitude de se voir infliger des dommages dont il ne se relèverait pas». «Point besoin de symétrie des arsenaux pour cela», a précise le chef de l’État, confirmant qu’il n’y aurait pas «de riposte militaire graduée», mais bien une «asymétrie assumée» avec «une dissuasion qui conserve son pouvoir de destruction assurée».

Coordination européenne

La stratégie de «dissuasion avancée» fera l’objet d’une coopération avec huit pays européens, a indiqué Emmanuel Macron, évoquant le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. Ces pays pourront notamment accueillir des «forces aériennes stratégiques» de l’armée de l’air française, qui pourront ainsi «se disséminer dans la profondeur du continent européen» pour «compliquer le calcul de nos adversaires».

La «dissuasion avancée» pourra également impliquer un «travail commun sur la menace et le renseignement» mais aussi «du signalement», c’est-à-dire la démonstration des capacités nucléaires, «y compris au delà de nos frontières strictes», ou encore «la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires», comme les exercices militaires auxquels les Britanniques ont déjà été associés récemment.

Le président français a cependant posé des limites à la coopération européenne, affirmant qu’il n’y aurait «aucun partage de la décision ultime» avec les alliés de la France. «Il n’y aura pas non plus de partage de la définition des intérêts vitaux qui restera d’appréciation souveraine pour notre pays», une notion qui sert à déterminer quelle ligne rouge serait franchie par un autre pays, et justifiant donc une attaque française.


Les opinions du lecteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.