Le cours du pétrole flambe : pourquoi il ne faut surtout pas se ruer sur les stations-service
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mars 3, 2026
Le cours du pétrole continue de bondir avec la guerre au Moyen-Orient, mais aucune pénurie ne se profile dans les prochains jours, a tenu à rassurer le ministre de l’Économie.La guerre contre l’Iran a fait bondir de 5 % le cours du Brent, faisant craindre une hausse fulgurante du prix du pétrole. Pour certains automobilistes, c’est même la pénurie qui se dessine dans les prochains jours. Le ministre de l’Économie a ainsi tenu à rassurer les consommateurs ce mardi 3 mars 2026, il y aurait « aucun risque d’approvisionnement à court terme ».Pas besoin de se ruer sur les stations-service
La guerre au Moyen-Orient crée des « incertitudes économiques et financières » que le gouvernement doit « suivre de très près », a assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure.
Mais « il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme » en France « ni sur le gaz, ni sur l’essence ».Car si tout le monde se rue à la pompe, cela pourrait entraîner une pression sur l’approvisionnement et créer un début de pénurie dans les stations concernées.Ce qui reste fondamental, c’est toujours la question de l’offre et de la demande. Tout dépend combien de temps dure cette guerre au Moyen-Orient. S’il n’y a que quelques jours de blocage du détroit d’Ormuz, les prix ne devraient pas bouger. Mais si le conflit dure, il faudra faire attention…Le prix du pétrole à la hausse
Le ministre a précisé qu’un dispositif avait été mis en place face à cette situation, dont une « cellule de crise qui se réunit une fois par jour » sous sa direction à Bercy « pour suivre l’évolution des marchés financiers, des indicateurs économiques et, évidemment, les marchés de l’énergie ».
Ce mardi, des drones ont visé un port à Oman, touchant un réservoir de carburant, a rapporté un média d’État alors que l’Iran poursuit ses frappes contre des pays du Golfe en réponse aux raids israélo-américains. Le cours du brent bondit de son côté de plus de 4 %.
Le blocage du détroit d’Ormuz par la guerre au Moyen-Orient constitue quant à lui un « gel sans précédent » du commerce maritime mondial, qui pèse surtout sur les produits pétroliers. Un quart du pétrole mondial transite dans ce passage maritime.
Mais, sur le prix du pétrole, ce blocage a encore des effets qui « restent limités pour le moment », rassure Olivier Gantois.
Radio Ice Age France