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Paris, Bordeaux, Lille, Marseille… Des dizaines de milliers de manifestants attendus à travers la France pour la journée de lutte pour les droits des femmes

Écrit par sur mars 8, 2026

Plus d’une centaine d’organisations appellent à participer aux manifestations organisées dans 150 lieux en France, à l’occasion de la journée du 8 mars.Stop aux violences”“du travail pour vivre, pas survivre”“notre corps nous appartient”. Des dizaines de milliers de personnes se préparent à manifester, dimanche 8 mars, partout en France à l’occasion de la journée de lutte pour les droits des femmes(Nouvelle fenêtre), menacés par la montée du conservatisme. L’occasion de défendre “des valeurs qui nous sont fondamentales”, comme “la lutte pour l’émancipation des femmes” et “contre l’extrême droite(Nouvelle fenêtre), qui sème le racisme, la misogynie et l’homophobie”, a souligné lors d’une conférence de presse sur le déroulé de cette journée Myriam Lebkiri, référente de la commission Femmes‑Mixité de la CGT.A Bordeaux, Lille, Marseille ou dans des villes plus petites comme Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Annemasse (Haute-Savoie) ou l’Île-Rousse(Nouvelle fenêtre) (Haute-Corse)… Plus d’une centaine d’organisations, dont des associations féministes et des syndicats, appellent à participer aux manifestations organisées dans 150 lieux en France, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. A Paris, le cortège partira à 14 heures, dans le nord-est, de Stalingrad en direction de la place de la République. Initiative symbolique, la devise détournée “liberté, égalité*, fraternité” sera projetée dans la soirée sur la Tour Eiffel, l’astérisque symbolisant une égalité “sous conditions non consenties” pour les femmes.

De son côté, le collectif d’extrême droite Némésis organisera son propre rassemblement dans l’ouest de la capitale. Une partie des organisateurs avait demandé l’interdiction de sa présence dans la manifestation, l’accusant d'”instrumentaliser” le féminisme “à des fins racistes”.

Un contexte international qui inquiète

Les associations membres du collectif Grève féministe, qui organise la mobilisation dimanche, cherchent à alerter sur le “danger” que représente l’extrême droite pour les droits des femmes, à l’approche des élections municipales, prévues les 15 et 22 mars. “Il suffit de voir ce qu’il se passe aux Etats-Unis, avec Donald Trump, c’est un laboratoire”, a pointé Anne Leclerc, membre du Collectif national pour les droits des femmes. Depuis son retour l’an dernier à la Maison Blanche, le président américain a notamment pris une série de mesures contre l’avortement et démantelé des politiques de lutte contre la discrimination.

En France, les associations s’inquiètent au sujet des droits liés à la sexualité (contraception, avortement) : “Nous sommes en alerte”, a souligné Sarah Durocher, du Planning familial, qui observe “des difficultés d’accès à l’avortement sur le terrain”, liées à un “manque de moyens” et à la “fermeture de structures de proximité”.


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