On ne devrait pas partir en guerre et mourir” : vive émotion dans la commune d’Arnaud Frion, le soldat français tué en Irak
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mars 14, 2026
Arnaud Frion, tué au Kurdistan irakien par une frappe de drone iranien, faisait partie du 7ᵉ bataillon des chasseurs alpins de Varces. Son corps devrait être rapatrié en France dans les prochains jours.C’est une “profonde tristesse” qui a touché la commune de Varces, en Isère, après l’annonce de la mort d’Arnaud Frion, sous-officier de 42 ans, tué par une frappe iranienne sur une base française au Kurdistan irakien. Arnaud Frion y faisait partie du 7ᵉ bataillon des chasseurs alpins de Varces, et même si les habitants y ont l’habitude de voir des militaires partir en mission, ils redoutent toujours ce genre de mauvaise nouvelle. “On est malheureusement souvent concerné, parce que c’est des régiments qui se déplacent à l’étranger, et aujourd’hui c’est très triste, surtout pour les familles”, déclare Jean-Pierre, un habitant de la commune. Devant la caserne, le drapeau a été mis en berne, et les habitants s’arrêtent parfois quelques minutes en passant. “Ça me touche énormément, moi qui ai vu construire la caserne,” souffle Marie-France, retraitée, au micro de RTL. “Ça fait mal au cœur, ces jeunes qui partent, cette ambiance de guerre tout autour de nous.”
Eliane, coiffeuse de la commune dont le fils était lui-même militaire, imagine bien la douleur de la famille d’Arnaud Frion : “Je sais ce que c’est quand un fils ou un père part, c’est compliqué. C’est bien dommage qu’il arrive ces choses-là en ce moment.
Une cérémonie d’hommage dans les prochains jours
S’il était basé à Varces, Arnaud Frion était originaire de la commune de Roye, dans la Somme. La maire, Delphine Delanoy, y a reçu vendredi les parents et le frère du sous-officier. “Il y a peu de mots qui peuvent décrire” la peine de la famille, déclare-t-elle auprès de RTL. “J’ai trouvé une famille qui vit l’inentendable, l’inacceptable : la perte d’un enfant.”L’élue évoque une famille “sous le choc, sidérée,” et décrit un “sentiment de colère” face à “tout ce qu’il se passe dans le monde aujourd’hui” : “On ne devrait pas partir en guerre et mourir,” déclare l’édile, qui ajoute qu’aujourd’hui, “la commune entière est en deuil”.
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