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Qui est Joël Soudron, le narcotrafiquant français en cavale depuis huit ans qui vient d’être arrêté ?

Écrit par sur mars 31, 2026

Joël Soudron, un des narcotrafiquants français les plus recherchés, a été interpellé au Panama lundi 30 mars 2026. La procédure d’extradition pour le ramener en France est en coursFin de cavale pour Joël Soudron, un des narcotrafiquants français les plus recherchés depuis son évasion lors d’une permission de sortie, fin 2018.

Cavale qui a pris fin lundi 30 mars 2026, au Panama, et les « démarches diplomatiques » de demande d’« extradition sont en cours », a indiqué mardi la procureure de Paris Laure Beccuau. Et un procès l’attend déjà, le 11 juin 2026, au tribunal de Paris.Un vaste trafic entre la Guadeloupe et l’Hexagone

Ce Guadeloupéen de 46 ans habitué par le passé à dissimuler son identité derrière plusieurs alias – comme James Olivier Kane ou Max Bernard Honorat Dalon, jonglant avec plusieurs faux passeports de différentes nationalités – avait réussi jusque-là à échapper aux avis de recherche à l’international.

Joël Soudron est soupçonné d’être derrière le vaste trafic dévoilé le 18 novembre 2011, à la faveur d’un contrôle d’un conteneur au port du Havre en provenance de Guadeloupe, qui avait permis aux douaniers de saisir 231 kg de cocaïne.

Au cours d’une opération menée à Baie-Mahault (Guadeloupe) dans les locaux de l’entreprise de déménagement ayant organisé le transport, « 272 kg de cocaïne et 284 930 euros avaient été saisis et la gérante avait été interpellée », rapporte Laure Beccuau dans un communiqué.

La suite des investigations diligentées par l’Ofast (Office central anti-stupéfiants) avait « mis en évidence que de 20 à 30 convois de cocaïne avaient été réalisés depuis 2005, dont six en 2011 », poursuit la procureure de Paris au sujet de ce dossier supervisé par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.Dans cette précédente affaire, il avait été condamné en son absence en 2004 par le tribunal correctionnel de Créteil (région parisienne) à « la peine de six ans d’emprisonnement », déroule Laure Beccuau.

Le système, ingénieux, consistait alors à faire passer la drogue dans des cages où nichaient des chiens achetés à la SPA et dont la présence devait gêner le flair des canidés de la douane à l’aéroport d’Orly.

Sa discrétion fut pendant longtemps l’atout majeur dans son jeu. « Il est apparu directement à la tête d’un trafic immense, à la grande surprise de tout le monde », avait confié un policier au moment de la découverte de l’étendue du trafic de cocaïne entre Antilles et Hexagone après la saisie de 2011.Un parcours difficile à retracer

L’argent de la drogue, « plusieurs dizaines de millions d’euros » selon un policier, Joël Soudron l’aurait principalement investi dans l’économie légale en Afrique francophone dans des secteurs aussi variés que « l’immobilier, un restaurant, l’évènementiel ».

Le tout, sans jamais apparaître, utilisant de multiples prête-noms servant à la création de sociétés-écrans.

« On a déjà eu des narcotrafiquants d’ampleur. Mais pas comme lui avec autant d’argent, de sociétés dans de nombreux pays, et une volonté de discrétion », loin des flambeurs de la Costa del Sol ou de Dubaï, soulignait alors un enquêteur.

Son parcours est difficile à retracer dans son intégralité mais il semblait avoir beaucoup voyagé en Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal, en Guinée et au Mali. Il avait aussi visiblement poussé jusqu’au Panama.

Un procès dans trois mois

Joël Soudron s’était évadé le 6 décembre 2018 au cours d’une permission de sortie et avait quitté le territoire français.

Le Guadeloupéen sait déjà ce qui l’attend à son retour : pour le nouveau trafic de drogue massif qui lui est imputé, son procès en correctionnelle est fixé au 11 juin 2026 à Paris.

Par ordonnance du 3 septembre 2025, le magistrat instructeur a ordonné son renvoi pour « importation et trafic de stupéfiants », « blanchiment », « détention d’arme de catégorie B », « contrebande de marchandise dangereuse pour la santé », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de dix ans ». Huit autres personnes seront également jugées dans ce dossier, ajoute encore la procureure de Paris.