Nouveau cafouillage sur le 1er mai : Le Ministre du travail annonce n’avoir donné aucune instruction aux inspecteurs pour ne pas sanctionner les commerçants qui vont ouvrir, alors que Sébastien Lecornu affirmait le contraire…
Écrit par Jonathan PIRIOU sur avril 30, 2026
Nouveau cafouillage au sein du gouvernement autour des ouvertures possibles des commerçants le 1er mai ! Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu avait promis pour cette année «une instruction» destinée «à l’ensemble des services de l’État» pour que les boulangers et fleuristes indépendants puissent faire travailler leurs salariés, sur la base du volontariat.
Ce mercredi, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a pourtant assuré n’avoir «donné aucune instruction en quoi que ce soit auprès des inspecteurs du travail» pour ne pas sanctionner ces commerçants, mais a dit miser sur «l’intelligence collective» pour leur permettre de travailler avec leurs salariés, sous réserve de volontariat.
La situation est plus claire pour les cafés et restaurants. Un usage administratif, réaffirmé en 2016 par le ministère du Travail, veut que «les établissements de restauration de toute nature (restauration sur place et à emporter, restauration rapide, etc.), du fait de la nature de leur activité, participent à la continuité de la vie sociale en concourant à la satisfaction d’un besoin essentiel du public.
À ce titre, les établissements entrent dans le champ de la dérogation au chômage du 1er mai tel que défini par l’article L. 3133-6 du Code du travail». Les cafés et restaurants pourront donc ouvrir, à condition que leurs salariés se portent volontaires et soient payés double.
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