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Sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy : la lourde peine requise lors du procès libyen en appel

Écrit par sur mai 13, 2026

Après trois jours de réquisitoire, l’accusation a, de nouveau, requis sept ans de prison à l’encontre de Nicolas SarkozyEn conclusion de trois jours d’une charge féroce au procès libyen en appel, le parquet général français a requis, ce mercredi 13 mai 2026, sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy.

Le tribunal de première instance avait condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, en estimant qu’il avait laissé ses plus proches collaborateurs démarcher le régime libyen en vue de se procurer des fonds pour sa campagne.

Mais en appel, l’accusation a demandé aux juges d’aller plus loin en désignant Nicolas Sarkozy comme « l’instigateur » du pacte de corruption avec les Libyens. « Nicolas Sarkozy est celui sans qui toutes ces rencontres, tous ces transferts de fonds n’auraient aucun intérêt », a lancé aux juges Damien Brunet, l’un des trois avocats généraux.

Le parquet a aussi requis la condamnation de Brice Hortefeux et Claude Guéant. La décision devrait être rendue le 30 novembre.Coupable de l’ensemble des faits pour l’accusation

Comme lors du premier procès, l’accusation a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l’ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, infractions dont l’ancien champion de la droite avait été relaxé.

Pour les procureurs, alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a conclu un « accord » avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi afin de percevoir des financements occultes du régime libyen en échange de la promesse d’examiner la situation judiciaire de son bras droit.

Ces manœuvres frauduleuses auraient conduit, selon le parquet général, à « vicier le financement de l’élection suprême de la Ve République ».

Ce scénario s’articule autour de deux rencontres secrètes fin 2005 en Libye de Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses plus proches collaborateurs, avec le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi.

Ce beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi avait été, six ans auparavant, condamné en son absence à la perpétuité par la justice française pour avoir commandité l‘attentat du DC-10 d’UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français.

Dans les mois qui ont suivi, le régime libyen a fait parvenir quelque 6 millions d’euros sur les comptes de l’intermédiaire Ziad Takieddine, présent lors des rencontres occultes avec le numéro deux libyen.


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