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On va aller chercher de l’eau avec des camions-citernes », comment le maire de cette ville de 10.000 habitants anticipe une situation de crise face à la sécheresse

Écrit par sur août 14, 2026

Le Célé, dans lequel Figeac (Lot) pompe la totalité de son eau potable, est passé sous les 500 litres par seconde, bien en dessous du seuil de crise. La ville se tient prête à déclencher un dispositif de citernage à partir du 20 ou 21 août. Mais les camions ne couvriraient qu’un tiers des besoins quotidiens, pour un coût estimé à 10.000 euros par jourÀ Figeac, on ne surveille plus les crues du Célé, mais son agonie. La rivière qui traverse la ville alimente en totalité la station de production d’eau potable de Prentegarde, et donc les robinets des presque 10.000 habitants de la commune. Son débit est passé sous les 500 litres par seconde, bien en dessous du seuil de crise, fixé à 630 litres par seconde. »Ça fait plus d’un mois et demi qu’on travaille sur la rivière, qu’on met les seuils, des sortes de barrages sous les ponts, pour pouvoir continuer à pomper », explique Philippe Landrein, maire de Figeac. « On scrute la rivière, on scrute les pluies qui tombent en amont, en espérant qu’elles suffisent », raconte-t-il.Hélas, les précipitations annoncées sont faibles. Trop pour garantir que l’été se terminera sans pénurie d’eau. La municipalité a donc dû commencer à envisager à une solution d’urgence : le citernage. « On sera prêt à déclencher à partir du 20-21 août », indique l’édile, tout en précisant que le dispositif ne sera activé qu’en cas de nécessité réelle.De l’eau par camion-citerneSi l’eau ne vient pas d’elle-même, portée par le Célé, il faudra la ramener soi-même. « On va aller chercher de l’eau chez des voisins avec des camions-citernes pour pouvoir alimenter notre station », décrit Philippe Landrein. Les marchés publics de transport sont prêts à être attribués et des conventions d’approvisionnement d’urgence sont en cours avec le bassin de Decazeville et plusieurs autres syndicats, selon le communiqué publié mercredi 12 août par la municipalité. Tant que l’eau coule : « Pour l’instant, ils ont du stock, ils ont du volume. Mais voilà : pour l’instant. On vit au jour le jour. »Pourtant, le dispositif reste insuffisant. Figeac consomme entre 2.500 et 2.800 mètres cubes d’eau par jour. Un camion-citerne en transporte 30. « On estime à peu près à 1.000 mètres cubes le maximum journalier », reconnaît Philippe Landrein. Soit à peine plus du tiers des besoins. « C’est bien un problème technique de citernage, d’alimentation, de pompage de ces camions devant la station », détaille le maire.


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