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Impôts, Éducation nationale : ce que l’on sait des piratages informatiques des services de l’État

Écrit par sur août 19, 2026

Plusieurs bases de données des services de l’État ont été victimes de cyberattaque ces dernières semaines. Des hackers revendiquent avoir mis la main sur des données du site des impôts et de l’Éducation nationale notamment. ICI fait le point.

Le fisc a été victime de trois attaques informatiques malveillantes depuis fin juin. La plus importante, un vol de données fiscales sensibles, concerne près de 700.000 particuliers et entreprises, selon la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Ces intrusions ont été revendiquées par un groupe de hackers surnommé « ZeroBytes », qui affirme avoir également mis la main sur des millions de données de l’Éducation nationale. ICI fait le point sur ce que l’on sait.Le site des impôts pris pour cible

💶 Une attaque sur les données fiscales du site « impots.gouv.fr »

Le système d’information du fisc a été victime d’une première intrusion survenue fin juin, a annoncé la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) le 14 août dernier. Il s’agit de l’attaque la plus importante : au moins 678.000 particuliers et professionnels ont été victimes d’un vol de données fiscales, visant le portail « impots.gouv.fr », selon le bilan de la DGFiP. Pour les particuliers, les données concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence, et le taux de prélèvement à la source. Ces données dérobées « ne permettent pas l’accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr, en revanche l’accès à des données personnelles facilite l’usurpation d’identité », a expliqué Amélie Verdier, la directrice de la DGFiP. Pour les entreprises, il s’agit de « données moins sensibles que les particuliers », notamment le numéro de Siren, l’adresse de l’entreprise, du mandataire, a détaillé l’administration fiscale, qui déplore toutefois une opération « plus sophistiquée » que « par le passé ».

Le 12 août dernier, cette attaque a été revendiquée sur un forum de revente de données du « darkweb » par un groupe de cybercriminels dissimulés sous le pseudonyme « ZeroBytes ». Les pirates affirment avoir récupéré l’accès à un VPN utilisé par les agents du fisc. Ce réseau privé virtuel permet normalement de se connecter à distance, de façon sécurisée, à des outils internes.

Les services de Bercy avaient détecté en juin la compromission de l’accès au compte d’un agent et ont immédiatement « coupé l’accès », mais c’est seulement lors de la revendication de l’attaque le 12 août que les services de Bercy ont pu repérer certaines activités, notamment l’extraction de ces données personnelles. « Mercredi, un acteur malveillant a revendiqué un accès illégitime au système d’information de la Direction générale des Finances publiques, intervenu fin juin 2026, après une usurpation d’identité », a détaillé le ministère.

Toutefois, à ce stade, Bercy n’a pas confirmé que cet acteur malveillant correspondait bien au groupe « ZeroBytes ». ICI n’est pas non plus en mesure de le vérifier.

🏡 Une deuxième fuite sur les fichiers cadastraux

Le 14 août, la DGFiP a également communiqué sur une deuxième intrusion dans le système d’information du fisc, survenue fin juillet. Le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC), qui donne accès à des informations sur les propriétés immobilières, a été visé. « Environ 200.000 particuliers » ont été ciblés par cette fuite de fichiers cadastraux, selon la DGFiP.

Cette seconde fuite a également été revendiquée par le groupe « ZeroBytes », qui assure avoir eu accès à l’identité et l’adresse de plus de deux millions de titulaires de droits sur des parcelles cadastrales. La DGFiP nuance cependant la sensibilité de ces données : « Il est relativement simple, à condition de motiver sa demande, d’avoir accès aux données cadastrales détaillées ».

Comme pour la première attaque, à ce stade, Bercy n’a pas confirmé le nom des auteurs de cette fuite. ICI n’est pas non plus en mesure de le vérifier.

ICI


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