Menace russe, prix des carburants, présidentielle: ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron
Écrit par Jonathan PIRIOU sur septembre 25, 2026
Le président français s’est exprimé ce jeudi 24 septembre dans un contexte fortement marqué par la flambée des prix à la pompe et une semaine après avoir réuni les chefs de partis pour évoquer les conflits internationaux.Emmanuel Macron s’est exprimé ce jeudi 24 septembre dans le cadre d’une interview télévisée à 20h sur TF1 et France 2, depuis l’Élysée, un exercice qu’il n’avait pas pratiqué depuis juin 2024, avant la dissolution de l’Assemblée nationale.À sept mois de la fin de son mandat, le président français a évoqué la situation internationale et ses conséquences sur les prix des carburants.La Russie a « multiplié les actes hostiles » à l’égard de l’EuropeEmmanuel Macron « dément » l’information selon laquelle les ministres des Affaires étrangères européens travaillent sur un rapport détaillé de la CIA faisant état d’un plan russe de possibles attaques de drones en Europe, via sa flotte fantômeIl explique cependant que la situation « monte en tension » avec « des actes hostiles un peu partout en Europe qui se sont multipliés ». S’il « n’y a pas eu d’attaque » en France, le président estime que « ça peut arriver ». »Nous devons être lucide sur l’évolution de la menace, nous devons nous préparer » prévient-il. Le président a par ailleurs indiqué qu’une nouvelle mobilisation russe de 300.000 hommes « est un scénario qui nous paraît crédible ».La France « fait tout » pour « éviter » les pénuries de carburantEmmanuel Macron assure que la France « fait tout » pour « éviter » les pénuries de carburant. Pour cela, il souhaite notamment agir « diplomatiquement », en proposant un « double moratoire en Ukraine », en travaillant à faire rouvrir le détroit d’Ormuz et en proposant aux pays du G7 de « libérer les stocks à nouveau pour détendre le marché ».Le président français annonce aussi l’envoi de « moyens militaires » pour « protéger » un site énergétique clé en Arabie saoudite. Il indique avoir dit à Donald Trump, qui a menacé de stopper les exportations de pétrole américain, que cette décision serait “mauvaise” et reconnait qu’elle ferait « monter les prix »Du côté du front ukrainien, Emmanuel Macron propose un « double moratoire »: « vous arrêtez de taper les raffineries russes, et vous arrêtez les combats en mer Noire ».Il vaut mieux « baisser les prix » que « baisser les taxes »Alors que certains, comme Marine Le Pen, demandent au gouvernement de baisser les taxes sur le carburant, Emmanuel Macron estime qu’il vaudrait mieux « faire baisser les prix » avant.Ceux qui proposent de baisser les taxes sans dire comment les financer ils vous feront payer le coût dans vos crédits à la consommation ou vos emprunts », assure-t-il, estimant qu’il s’agit d’agir « en responsabilité » et non « en démagogiePas de « regret » pour le « quoi qu’il en coûte »Le chef de l’État affirme que les dépenses des « dix dernières années » se décomposent en « un tiers pour protéger les Français des crises », « un tiers pour préparer la France à l’avenir », et « un tiers parce qu’on n’a pas assez réformé le modèle social ».Une nouvelle dissolution ne serait « pas souhaitable »Deux ans après avoir dissous l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron écarte une nouvelle dissolution, une hypothèse qui circulait ces derniers jours, en appelant « les forces politiques » à « l’esprit de responsabilité » avant l’examen des textes budgétaires.Je pense que ce serait mauvais aujourd’hui de faire une dissolution parce qu’aujourd’hui, nous sommes à huit mois d’une présidentielle. Et donc, si on faisait une dissolution aujourd’hui, on ajouterait à la guerre, aux problèmes de pouvoir d’achat et à un budget à passer, l’instabilité politique. On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente, de la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire une majorité. Donc ce n’est pas souhaitable », explique le chef de l’État.Emmanuel Macron refuse de se prononcer pour l’instant sur la présidentielleInterrogé sur sa volonté de soutenir un candidat pour la prochaine élection présidentielle, Emmanuel Macron refuse « de dire ce qu’il va faire » car « nous ne sommes pas dans la dernière ligne droite »
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