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17 octobre : 1 500 commerces touchés, une facture de plusieurs centaines de millions d’euros

Écrit par sur octobre 18, 2026

Au lendemain des violences qui ont traversé la France, la Fédération du commerce et de la distribution commence à mesurer l’étendue des dégâts. Au-delà des vitrines détruites et des marchandises pillées, les conséquences financières pourraient peser durablement sur les commerçants, notamment les plus fragiles.Des vitrines éventrées, des marchandises dérobées et des commerces contraints de fermer. Au lendemain des violences qui ont éclaté samedi 17 octobre dans plusieurs grandes villes françaises, l’heure est aux premiers bilans économiques. Selon Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), quelque 1 500 commerces ont été directement touchés. Un décompte encore provisoire, mais dont la facture pourrait déjà atteindre « plusieurs centaines de millions d’euros ».« C’est un peu tôt » pour établir un bilan définitif, a reconnu dimanche sur LCI celui qui dirige également Carrefour, tout en évoquant une facture « très élevée » pour le commerce français. Son propre groupe n’a pas été épargné : une cinquantaine de magasins, des hypermarchés aux petites surfaces de proximité, ont subi des dégradations. Une vingtaine ont été pillés. Pour l’enseigne et ses partenaires, les dommages pourraient représenter « quelques dizaines de millions d’euros », selon son PDG.Des dégâts qui dépassent les grandes enseignesÀ Paris, Lyon, Marseille ou encore Lille, les images des centres-villes dévastés témoignent de l’ampleur des destructions. Les violences ont aussi visé des bâtiments publics, dont l’hôtel de ville de Limoges, incendié. Le coût pourrait dépasser celui des dégradations matérielles immédiatement visibles. Aux vitrines à remplacer et aux stocks perdus s’ajoutent les dépenses de sécurisation, les réparations et surtout le manque à gagner des établissements contraints d’interrompre leur activitéMais les conséquences ne seront pas les mêmes pour tous. Là où les grandes enseignes disposent de moyens financiers plus importants, un commerçant indépendant peut voir sa trésorerie rapidement fragilisée par plusieurs jours, voire plusieurs semaines, de fermeture. Les salariés sont eux aussi concernés : au-delà des conditions de sécurité, l’interruption d’activité peut perturber leur travail et, si elle se prolonge, menacer leur rémunération ou leur emploiParadoxalement, la loi de finances pour 2026 a justement prévu la création d’une garantie obligatoire contre les émeutes et d’un fonds de mutualisation bénéficiant de la garantie de l’État. Mais son entrée en vigueur reste suspendue à une procédure européenne et à des textes d’application.Une facture qui pourrait rappeler les émeutes de 2023Les précédents donnent la mesure des enjeux. Selon France Assureurs, les violences urbaines de juin et juillet 2023 avaient occasionné 793 millions d’euros de sinistres assurés, dont près des deux tiers concernaient les biens des professionnels. Un chiffre qui englobe également les dommages aux collectivités, aux véhicules et aux particuliers, et qui ne peut donc être directement comparé à la première estimation de la FCD pour les seuls commerces. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a promis ce dimanche que les responsables des destructions devraient « payer » et « réparer

La Tribune avec AFP


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