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Bactéries, eaux usées, pluies… Pourquoi certaines plages françaises deviennent impropres à la baignade

Écrit par sur mai 22, 2026

La qualité des eaux de baignade, contrôlée par les autorités sanitaires, peut varier en fonction de la présence de certaines bactéries et selon les aléas climatiques. Patrick Monfort, directeur de recherche du CNRS, revient sur différentes contaminations qui peuvent survenir sur les plages.Vous comptiez vous baigner cet été ? Avant d’étendre votre serviette sur le sable, mieux vaut jeter un œil à la qualité de l’eau. Chaque année, de nombreuses plages françaises font l’objet d’alertes ou d’interdictions temporaires de baignade en raison de pollutions parfois invisibles à l’œil nu. Même si ces pollutions restent relativement exceptionnelles et provoquent des interdictions temporaires de baignade.Les zones de baignade en France font régulièrement l’objet de contrôles par les agences régionales de santé (ARS), certaines peuvent être interdites d’accès en raison de pollutions, comme par exemple après de fortes précipitations. Plusieurs phénomènes peuvent expliquer une pollution des plages, qu’elle ait lieu directement dans l’eau ou via la terre.Des conjonctivites et otites mais de très rares gastroDeux types de bactéries, Escherichia coli (E. coli) et les entérocoques intestinaux, peuvent notamment être détectés à plus ou moins forte concentration dans l’eau. Au-delà d’un certain seuil, la baignade peut comporter des risques et occasionner des troubles pour la santé, par exemple des conjonctivites ou des otites. En revanche, « attraper une gastro-entérite par l’eau de mer, il faudrait en avaler des litres et qu’elle soit fortement contaminée », nuance Patrick Monfort, directeur de recherche du CNRS au laboratoire HydroSciences de Montpellier.Les baigneurs contribuent à la contamination de l’eau de baignade dans laquelle ils sont, rappelle-t-il, évoquant une contamination d’origine fécale. Le chercheur a codirigé une étude en 2021(Nouvelle fenêtre) dans laquelle il montre qu’il y a « une relation assez forte entre le nombre de baigneurs et la quantité de contaminations d’Escherichia coli dans l’eau ainsi que de la présence de gènes d’antibiorésistance, donc de contaminations apportées par les baigneurs. »Le sable contaminantL’étude mentionne aussi la contamination possible via le sable, un phénomène peu souvent abordé, selon le scientifique. « Ce qu’on connaît mal, ce sont ce que j’appelle les petits bobos de plage, c’est-à-dire les coupures, les infections, les champignons, le sable aussi peut être contaminant sur toutes les questions de transfert de champignons, par exemple sur la peau, ou de staphylocoques », poursuit Patrick Monfort.


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