Carburants: Sébastien Lecornu promet de n’abandonner «personne»
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mai 7, 2026
«On n’abandonnera personne» face à la flambée des prix des carburants, a promis Sébastien Lecornu jeudi lors d’un déplacement à Toulouse, avant une réunion à Matignon avec des ministres pour étudier «l’impact» de cette crise sur l’économie et les approvisionnements. Le gouvernement doit s’exprimer «en début de semaine prochaine» pour «changer d’échelle» et «adapter» ses dispositifs de soutien à l’activité économique, face à l’envolée des prix à la pompe amenée selon lui à «durer».
Lors d’un point presse, le Premier ministre a assuré que «d’autres professions» que celles déjà aidées, comme les pêcheurs, les agriculteurs ou les «gros rouleurs» pourraient «rejoindre» la liste des secteurs soutenus par l’Etat notamment sur leur trésorerie de juin. «L’enjeu, c’est de garantir (…) une continuité du travail, de l’activité, de faire en sorte que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas plus que cela impacté» et en même temps de «faire en sorte que l’argent public soit bien utilisé». «On n’abandonnera personne», a-t-il assuré.Sébastient Lecornu a confirmé aussi qu’il réunirait des ministres jeudi soir à Matignon pour évoquer ces prochaines mesures mais également, à partir de «cas pratiques», «l’impact global» de cette crise «pour l’économie, pour aussi l’approvisionnement de certains matériaux» comme ceux «dérivés du pétrole, qui pourraient très vite être difficiles à trouver», ou encore les engrais, une question devenue «redoutablement urgente». «Ce soir on va aussi traiter de la crise énergétique avec une approche, si j’ose dire, plus défense nationale, c’est-à-dire résilience de notre économie globale et comment au fond on est capable de gérer tous les scénarios critiques», a-t-il résumé.
Il s’est dit «complètement conscient» de la «pression» que cette envolée des prix à la pompe représentait pour les Français, «pour leur pouvoir d’achat», estimant qu’il s’agissait d’une «très très très très très mauvaise séquence». Mais il a souhaité «gérer ça avec beaucoup de sérieux» car «on ne peut pas faire n’importe quoi avec les finances publiques», plombées par un lourd déficit, et une charge de la dette alourdie par la guerre au Moyen-Orient.
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