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Changement d’heure : même si vous détestez l’heure d’hiver, sachez que c’est la meilleure pour votre santé

Écrit par sur octobre 25, 2025

La communauté scientifique préconise depuis des années une instauration de l’heure d’hiver toute l’année. Elle respecterait davantage notre rythme circadien. Entre heure d’hiver et heure d’été, la communauté scientifique a tranché depuis des années. Dans la nuit de samedi du 25 au 26 octobre, la France s’apprête à changer d’heure et à « gagner » 60 minutes de sommeil. Selon les spécialistes, c’est cette heure d’hiver qui serait la meilleure pour notre santé. Et il ne faudrait pas en changer.Car c’est celle qui respecterait au mieux notre rythme circadien, défini par l’alternance entre la veille et le sommeil, en cycles d’environ 24 heures. En 2019, des chronobiologistes préconisaient dans une tribune au « Monde » d’adopter définitivement l’heure « standard », ou heure d’hiver toute l’année, heure qui serait la meilleure pour notre horloge biologique et resynchroniserait notre rythme circadien.Car l’instauration de l’heure d’été, après le choc pétrolier de 1976, aurait eu des effets négatifs sur nos organismes. « Lorsque l’exposition à la lumière en début de jour est faible ou absente, ou lorsqu’il y a une forte exposition en fin de journée, l’horloge prend du retard et notre corps a plus de mal à s’adapter aux exigences biologiques du moment de la journée. Une telle désynchronisation des rythmes peut conduire à des troubles biologiques et à des pathologies », alertaient alors les scientifiques signataires de la tribune.

« L’heure d’été aggrave la dette de sommeil »

Dans Notre Temps, la chercheuse et électrophysiologiste Armelle Rancillac, du Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (Inserm) va également dans ce sens : « Physiologiquement, les Français ont tendance à avoir une horloge longue : ils se couchent tard, se lèvent tard. L’heure d’été accentue ce décalage naturel et aggrave la dette de sommeil déjà très importante dans la population. »En 2019, une consultation en ligne avait été organisée par l’Assemblée nationale et reçu plus de deux millions de réponses, massivement pour (83,74 %) la fin du changement d’heure. Plus de 60 % des participants assuraient avoir eu « une expérience négative ou très négative » du changement.

Une expérience corroborée par les observations des scientifiques, surtout au moment du passage à l’heure d’été. « De nombreuses études scientifiques ont montré que la durée du sommeil diminue et que les accidents automobiles, les accidents au travail, les troubles mentaux, et le nombre d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux augmentent dans les jours ou les semaines qui suivent le passage à l’heure d’été », soulignent les chronobiologistes dans Le Monde.

Une augmentation des épisodes dépressifs

Selon un communiqué de presse de l’Inserm d’octobre 2025, le changement d’heure, en particulier vers l’heure d’été, est associé à une hausse des troubles du sommeil, de la vigilance, des accidents de la route, mais aussi à des problèmes de régulation du métabolisme et à une augmentation des épisodes dépressifs.Certaines populations sont particulièrement vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées, les travailleurs de nuit ou encore ceux qui souffrent de troubles du sommeil. « Moins on dort, moins notre organisme peut bien fonctionner : la régulation de la glycémie, du cholestérol, du stress… Tout est impacté. Le sommeil joue aussi un rôle clé dans l’immunité. Et c’est pendant le sommeil paradoxal qu’on régule nos émotions », explique Armelle Rancillac dans Notre Temps.

Sous un régime permanent d’heure d’été, les soirées estivales seraient plus lumineuses pendant une heure par rapport à l’heure standard permanente, tendant à nous faire coucher plus tard, aux dépens de la durée de notre sommeil. De plus, en hiver, les matins resteraient sombres plus longtemps, nous privant de lumière solaire avant de commencer notre activité journalière.

C’est donc à l’heure d’hiver, que nos horloges biologiques « sont le plus en phase avec la journée solaire, le méridien officiel n’étant décalé que d’une heure, contre deux avec l’heure d’été », soulignent les chronobiologistes.