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Comme on pouvait hélas s’en douter, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a refusé de céder aux suppliques de la France en refusant d’inclure Boualem Sansal dans la traditionnelle vague de grâces présidentielles du 5 juillet

Écrit par sur juillet 5, 2025

Comme on pouvait s’y attendre, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a refusé de céder aux suppliques de la France en refusant d’inclure Boualem Sansal dans la traditionnelle vague de grâces présidentielles du 5 juillet.  Les décrets publiés vendredi précisent que les personnes définitivement condamnées pour « atteinte à l’unité nationale » sont exclues de toute mesure de clémence. 

Cette décision met un terme aux espoirs, minces mais tenaces, nourris ces dernières semaines par ses proches, ses filles, et des responsables français. Le Premier ministre François Bayrou avait publiquement espéré « des mesures de grâce », qualifiant la détention de Boualem Sansal d’« insupportable ». 

 «Ce n’est malheureusement pas une surprise », réagit Arnaud Benedetti, membre de son comité de soutien, cité par Le Parisien. « On est déçus et atterrés », ajoute Noëlle Lenoir, présidente du comité. La presse algérienne proche du pouvoir, notamment L’Expression, s’était montrée particulièrement agressive à l’égard de Boualem Sansal dans les jours précédant la décision.

Agé de 80 ans et atteint d’un cancer de la prostate, Boualem Sansal a choisi de ne pas se pourvoir en cassation après la confirmation de sa peine mardi. L’écrivain, emprisonné depuis mars avait été condamné à cinq ans de prison et ce choix permettait, sur le papier, de rendre possible une grâce présidentielle. Une option toujours envisageable pour raisons médicales, mais dont rien n’indique qu’elle sera utilisée par les autorités.

La condamnation de Boualem Sansal repose sur des propos tenus en octobre 2024 dans le média d’extrême droite Frontières, où il affirmait que l’Algérie avait hérité, sous la colonisation française, de territoires appartenant historiquement au Maroc. Des déclarations explosives dans un contexte régional sous tension, et qui ont été interprétées comme une remise en cause de l’intégrité territoriale de l’Algérie.