Guerre au Moyen-Orient : il est “trop tôt” pour parler de nouvelles aides à l’achat de carburant, selon le gouvernement
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mars 9, 2026
Il est encore “trop tôt” pour parler de nouvelles aides à l’achat de carburant, a declaré lundi la ministre déléguée à l’Énergie, alors que le prix du baril de pétrole a dépassé dimanche les 100 dollars le baril. Le recours aux réserves stratégiques “est une option envisagée” par le gouvernement.
Face à la flambée des prix des carburants, il est “trop tôt” pour parler de nouvelles aides à l’achat de carburant, a déclaré lundi la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.“Aujourd’hui il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios”, a déclaré Maud Bregeon, interrogée sur RTL quant à la possibilité de mettre en place des aides ciblées face à la hausse des prix de l’essence et du gasoil à la pompe. Les prix des carburants ont fortement augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient il y a dix jours, notamment en raison du blocage du détroit d’Ormuz. Ce lundi, le baril de pétrole a flambé et dépassé les 100 dollars.Plusieurs partis politiques, dont le Rassemblement national et La France insoumise, se sont émus ces derniers jours de cette hausse des prix, appelant, pour le premier, à une baisse des taxes sur les carburants et pour la seconde, à un blocage des prix. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé dimanche “un plan exceptionnel de 500 contrôles” dans les stations-service, “entre lundi et mercredi”, pour éviter les “hausses abusives des prix à la pompe”.
“Nous recevrons de nouveau les distributeurs en fin de semaine avec Roland Lescure (ministre de l’Économie, ndlr), pour faire un point, un état des lieux avec eux en fonction des résultats des trois jours à venir”, a souligné Maud Bregeon. “Il y a évidemment des distributeurs qui jouent le jeu. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, mais il y a, de toute évidence, (…) des prix qui ont été rehaussés trop tôt” et “dans certains cas des abus”, a notamment relevé la ministre.Michel-Edouard Leclerc appelle les raffineurs à “s’expliquer”
Face à cette flambée des prix du pétrole à la pompe, “il faut qu’ils s’expliquent”, réagit ce lundi sur France 2 Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, au sujet des raffineurs de carburants. La hausse du prix des carburants à la pompe n’est pas du fait des pompistes ou des garagistes selon Michel-Edouard Leclerc, mais des raffineurs “qui ont des stocks”, dit-il, citant “Total, BP, Shell, Avia, ou encore Esso”.
Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc s’interroge notamment sur le fait que “le produit raffiné a flambé en même temps que le brut”, alors qu’il faut en moyenne trois semaines pour que le produit raffiné arrive dans les stations-services. La grande distribution, “qui fait 60% des ventes d’essence et de gazole en France”, subit la hausse répercutée par les raffineurs, affirme Michel-Edouard Leclerc. Pour les centres Leclerc, “on est pratiquement à prix coûtant (…) On s’est pris la hausse” du prix imposé par les raffineries, constate-t-il.
Le recours aux réserves stratégiques “envisagé”
Par ailleurs, le recours aux réserves stratégiques “est une option envisagée” par le gouvernement, ont appris franceinfo et France Inter ce lundi auprès d’une source au sein de l’exécutif. La coordination des dirigeants du G7 sur la question du prix de l’énergie est à l’étude, précise cette même source. Ces questions doivent être abordées lors d’une réunion du G7 Énergie qui aura lieu ce mardi.
Radio Ice Age France