Halloween : pourquoi aimons-nous avoir peur ?
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 31, 2025
Halloween, ses décors et déguisements horrifiques seront célébrés ce vendredi 31 octobre. L’occasion de s’interroger sur cet attrait qu’exerce la peur sur la plupart d’entre nous.28 ans plus tard, The black phone 2, Conjuring 4… Les films d’épouvante ont désormais la cote au point de devenir des films populaires. Conjuring, l’heure du jugement, de Michael Chaves, a d’ailleurs fait un démarrage record au box-office français en septembre dernier. L’horreur cartonne au cinéma et le dernier livre du maître de l’épouvante – Stephen King – Plus noir que noir, est un best-seller. Et alors que les citrouilles d’Halloween se parent de leur rictus effrayant, que les costumes tâchés de faux sang s’apprêtent à déferler dans les rues, on s’est demandé pourquoi nous aimions tant avoir peur. Dans le dictionnaire Le Robert, la peur est définie comme une émotion qui accompagne la prise de conscience d’un danger, d’une menace. Ses synonymes ? Crainte, effroi, épouvante, frayeur, terreur. Rien de très engageant, donc.Et pourtant, via les films, les livres, les manèges à sensation forte comme la bien nommée Tour de la terreur à Disneyland Paris, nombre d’entre nous recherchent cette étrange sensation, effrayante mais surtout divertissante, et qui nous permet de ressentir du plaisir malgré la peur. Marc Malmdorf Andersen, neuroscientifique et chercheur au Recreational Fear Lab, un laboratoire danois dédié à l’étude des peur récréatives propose sa définition de ce type bien spécifique de peurs : “des expériences et des activités dans lesquelles les gens tirent du plaisir de leurs émotions de peur”.L’adrénaline, mais sans le stressPourquoi ? “L’excitation est la cousine de la peur”, résume Rajita Sinha, docteure en psychologie et directrice fondatrice du Centre du stress de Yale University (Etats-Unis). Face à un danger, l’amygdale, la partie du cerveau qui déclenche la réaction face à la peur, provoque la libération d’adrénaline et de cortisol. Chair de poule, ccélération du rythme cardiaque, hausse de la tension artérielle, pupilles dilatées, tous les sens sont à l’affût. Si notre cerveau sait que l’on est en sécurité, il pourra alors profiter pleinement de l’ensemble de ces stimulations très excitantes.
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