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Heure, dispositif concerné, réaction des marchés… Ce que l’on sait de l’annonce de Donald Trump d’un blocus naval dans le détroit d’Ormuz

Écrit par sur avril 13, 2026

Annoncée après l’échec des négociations avec l’Iran, cette décision américaine fait déjà bondir les prix du pétrole au-dessus des 100 dollars le baril.Cette décision intervient après l’échec de négociations menées durant le week-end à Islamabad, au Pakistan, entre Washington et Téhéran. Voici ce que l’on sait de ce nouvel épisode diplomatique.

Un blocus annoncé pour lundi, 16 heures

Le calendrier est fixé. L’armée américaine prévoit d’imposer son blocus lundi à 16 heures (heure de Paris), soit 10 heures du matin à Washington. Sur sa plateforme Truth Social(Nouvelle fenêtre), Donald Trump confirme que les Etats-Unis « bloqueront les navires entrants ou sortants des ports iraniens ».

Dans un autre message(Nouvelle fenêtre), le locataire de la Maison Blanche évoque un processus de blocus visant « tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz« . Il affirme également avoir ordonné l’interception de navires ayant payé un droit de passage à l’Iran et annonce des opérations pour détruire des mines maritimes.

Une décision prise après l’échec des négociations

Ce durcissement intervient après des pourparlers infructueux entre Washington et Téhéran à Islamabad, au Pakistan. Après plus de vingt heures de discussions, aucun accord n’a été trouvé, notamment sur la question du nucléaire.

Les deux camps se renvoient la responsabilité de ce revers. Donald Trump accuse l’Iran de refuser de renoncer à l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dénonce de son côté le « jusqu’au-boutisme américain ».

Un dispositif encore flou dans ses modalités

Dans le détail, les Etats-Unis disent vouloir cibler les navires liés aux ports iraniens. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient précise toutefois que les navires ne faisant que transiter dans le détroit pourront continuer de circuler. Les modalités concrètes de ce blocus restent cependant incertaines. Aucun détail précis n’a été communiqué sur les moyens engagés ni sur la manière de contrôler l’ensemble du trafic dans cette zone maritime parmi les plus fréquentées au monde.

L’Iran menace ses adversaires d’être emportés dans un « tourbillon mortel »

La réponse iranienne a été rapide. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirme que son pays « ne cédera à aucune menace ». Les Gardiens de la Révolution ont, eux, menacé de piéger leurs adversaires dans un « tourbillon mortel ». Des déclarations qui illustrent le risque d’escalade dans une région déjà marquée par plusieurs semaines de guerre.

Une initiative largement condamnée à l’international

Même du côté des alliés de Washington, le blocus naval américain est critiqué. « Nous ne soutenons pas le blocus », a déclaré le Premier ministre britannique, Keir Starmer, tandis que l’Espagne estime qu’il n’a « aucun sens ». La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit d’Ormuz. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a pour sa part réclamé sa réouverture « au plus vite ».

Des premiers effets sur les marchés et au-delà

L’annonce du blocus a immédiatement fait réagir les marchés financiers. Le baril de Brent a bondi de plus de 7%, tandis que le WTI américain progressait de plus de 8%, repassant au-dessus du seuil symbolique des 100 dollars (environ 86 euros). Au-delà de la réaction des marchés, les craintes se concentrent sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Le détroit d’Ormuz constitue un passage clé du commerce pétrolier : environ 20 % du pétrole mondial y transite, principalement à destination de l’Asie, mais aussi de l’Europe. Toute perturbation dans cette zone stratégique se répercute rapidement sur les prix de l’énergie et, à terme, sur le pouvoir d’achat.


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