J’y pense tous les jours » : le souvenir intact de Jesse Hughes, dix ans après le Bataclan
Écrit par Jonathan PIRIOU sur novembre 13, 2025
Le 13 novembre 2015, le Bataclan devient le théâtre de l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait connues la France. Dix ans après, Jesse Hughes, chanteur du groupe Eagles of Death Metal, se souvient encore de cette nuit d’horreur : « J’y pense tous les jours ».Le 13 novembre 2015, le Bataclan devient le théâtre de l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait connues la France. Dix ans après, Jesse Hughes, chanteur du groupe Eagles of Death Metal, se souvient encore de cette nuit d’horreur : « J’y pense tous les jours ».Il ne veut ni savoir ni prononcer leurs noms. Pour Jesse Hughes des Eagles of Death Metal, les terroristes du Bataclan n’ont pas d’identité. Ce qu’il garde en tête, c’est cette vision, depuis la scène, d’un public pris au piège. Le 13 novembre 2015, alors que le groupe joue, il fuit, averti que les assaillants rechargent leurs armes. « J’avais l’impression d’abandonner les gens », confie-t-il à nos confrères ce jeudi sur La Matinale de TF1.Chaque année, à Paris, lors des commémorations du 13 novembre, Jesse Hughes revient sur cette nuit d’horreur. Sa voix se brise encore en évoquant les 90 vies fauchées au Bataclan. « Quand je repense à cette nuit, je revois certaines des choses les plus belles que j’ai jamais vues : des gens qui se jettent devant les balles pour ceux qu’ils aiment », témoigne-t-il.Garder en mémoire, et dans la peau. Le chanteur a gravé sur son dos le blason de Paris et sa devise, Fluctuat nec mergitur. « Cette phrase latine résume tout pour moi : il est battu par les flots, mais ne sombre pas », confie le chanteur, qui rend avant tout hommage à « l’héroïsme des victimes », tombées ce soir-là comme des « guerriers du rock’n’roll ».« Un amour de la liberté »Au micro de TF1, Jesse Hughes confie éprouver une profonde « reconnaissance envers le peuple français ». Et d’ajouter : « Ce qui ne sera jamais oublié, c’est l’amour du rock’n’roll des Français, qui est un amour de la vie. Un amour de la liberté. Un amour du respect. De l’entraide. Les choses les plus ringardes, mais bien vivantes. Et je pense que c’est quelque chose dont on peut être fier ».Lors de son passage à Paris, le chanteur a également accordé un entretien au journal Le Point. Un échange particulièrement symbolique : le journaliste qui l’interrogeait ce jour-là est lui-même un rescapé de l’attentat du Bataclan
Radio Ice Age France