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La France se verra livrer environ huit millions de doses du vaccin Covid-19 de Johnson & Johnson au total d’ici à fin juin, annonce le ministère de la Santé Olivier Véran

Écrit par sur mars 31, 2021

La France se verra livrer environ huit millions de doses du vaccin Covid-19 de Johnson & Johnson au total d’ici à fin juin, a indiqué le ministère de la Santé, avec environ 500.000 doses en avril.

Le laboratoire américain, dont le vaccin est le quatrième à être approuvé dans l’Union européenne, doit démarrer ses livraisons en Europe le 19 avril, avant de monter en cadence.closevolume_off

Par comparaison, quelque 47 millions de doses des trois autres vaccins autorisés seront livrées à la France en avril, mai et juin, dont les deux tiers fournies par Pfizer-BioNTech, selon un tableau du ministère de la Santé mardi.

Le vaccin de Johnson & Johnson est le premier, parmi ceux bénéficiant d’un feu vert de l’OMS, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux. Il peut être stocké à des températures de réfrigérateur, comme celui d’AstraZeneca et à la différence de ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Lors d’un point presse organisé par l’association des journalistes économiques et financiers (AJEF), mercredi, la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher a par ailleurs évoqué le cas du vaccin Spoutnik V.

Actuellement évalué par l’Agence européenne du médicament, celui-ci suscite la division parmi les 27. L’Allemagne a notamment affirmé être prête à l’utiliser, à condition qu’il soit approuvé par l’EMA.

De son côté, l’Autriche a annoncé mardi des discussions avec la Russie pour recevoir un million de doses, tandis que la France a, elle, accusé Moscou et Pékin d’utiliser leurs vaccins comme outils de propagande.

« Pour pouvoir livrer les millions de doses promis, il faut déjà mettre en place les chaînes de production », a souligné Mme Pannier-Runacher, évoquant notamment quatre à cinq mois nécessaires pour réaliser les étapes de « fill and finish », c’est-à-dire de mise en flacon et de conditionnement.

Spoutnik V repose sur la technologie des vecteurs viraux, comme celui de Johnson & Johnson. Mais il utilise comme support deux adénovirus, contre un pour le vaccin américain.

« Cela double les ennuis en terme de production, car il faut deux chaînes de production parallèles pour chaque adénovirus », a commenté la ministre.

Cette dernière est aussi revenue sur le cas du laboratoire français Sanofi, en retard sur ses propres projets, et qui a signé des accords avec ses concurrents pour produire une partie de leurs vaccins.

« On est donc sur une capacité pour Sanofi de servir 27 millions de doses par mois (…) sur le 3e trimestre, plutôt septembre à plein régime, sans compter leur propre vaccin », a-t-elle indiqué.

Enfin, la ministre a estimé séparément sur BFMTV que « moins de 1% » des doses actuellement disponibles sont « perdues » en France, « un taux très faible en réalité ».