Le futur porte-avions français, dont la construction vient d’être lancée, s’appelle « France Libre », dévoile Emmanuel Macron – Il succédera au Charles de Gaulle en 2038
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mars 18, 2026
Emmanuel Macron est cet après-midi à Indre, près de Nantes, où il a notamment dévoilé le nom du futur porte-avions français dont la construction vient d’être lancée. Ce futur porte-avions s’appelle « France Libre ».
Le chef de l’État a donné le feu vert à la construction de ce porte-avions de nouvelle génération en décembre, concrétisant un projet en gestation depuis 2018. Ce nouveau fleuron, qui représentera 10 milliards d’euros d’investissements sur une vingtaine d’années, est d’ores et déjà paré de tous les superlatifs.
« Ce sera le plus gros navire militaire construit en France, avec 77.000 tonnes contre 42.000 pour le Charles de Gaulle », relève l’Elysée. Seuls deux pays au monde disposent de porte-avions nucléaires, les Etats-Unis (11 bâtiments) et la France. La Chine et l’Inde sont à propulsion classique et les autres (Royaume-uni, Italie…) sont équipés de porte-aéronefs à décollage vertical, moins performants.
De quoi faire du navire un symbole de la puissance militaire française, à l’heure où le président Macron met un accent particulier sur l’effort de défense, à l’image de son récent discours sur la dissuasion nucléaire qui marque l’augmentation de l’arsenal français et une coopération avec huit pays européens.
Le futur bâtiment « sera capable à la fois de catapulter et de récupérer des avions. Actuellement, sur la plupart des porte-avions, vous catapultez et vous reconfigurez ensuite le pont pour récupérer, ce qui limite en termes de capacité opérationnelle », souligne la présidence.
Avec trois rails de catapulte, au lieu de deux actuellement, il maximisera aussi la capacité d’envol des 40 aéronefs embarqués. Un gros bémol toutefois: la technologie électromagnétique des futures catapultes relèvera de l’américain General Atomics, source de vulnérabilité potentielle dans un monde aux rapports de forces exacerbés.
« Le choix a été fait et c’est un choix économique de travailler avec les États-Unis, qui est parfaitement cohérent, mais il existe bien évidemment d’autres plans, un plan B, si jamais on avait des contraintes particulières », assure toutefois un conseiller présidentiel.
Le bâtiment devra aussi être « évolutif » pour pouvoir accueillir tous les types d’avions qui seront déployés pendant sa durée de vie, mais aussi des drones, le nouveau défi militaire révélé par les guerres en Ukraine et au Moyen-orient. Un enjeu énorme. « On ne peut pas se contenter de reproduire un outil qui a été conçu à la moitié du siècle dernier », souligne le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon.
« Nous aurons besoin de drones qui vont pénétrer les défenses adverses, que ce soit des drones de combat ou des munitions téléopérées, de drones ravitailleurs, de drones de surveillance… », renchérit le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Nicolas Vaujour.
La question d’un deuxième porte-avions continue aussi de se poser, alors qu’un seul bâtiment n’est disponible que 65% du temps. « A ce stade, non », répond-on toutefois à l’Elysée.
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