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Le groupe ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support en Europe vers l’Inde

Écrit par sur janvier 29, 2026

Le processus va “impacter potentiellement” vingt pays d’Europe, dont la France.De nouvelles inquiétudes pour l’emploi chez ArcelorMittal. Le sidérurgiste envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support d’Europe vers l’Inde, a annoncé son comité d’entreprise européen (CEE) jeudi 29 janvier. Le groupe avait déjà annoncé au printemps dernier une première vague de délocalisations, mais il étudie désormais “la possibilité d’étendre son projet de transformation des fonctions support afin d’optimiser et de standardiser les activités actuellement dispersées sur de nombreux sites en Europe”, selon une déclaration transmise à l’AFP.

La suite du processus “va impacter potentiellement (…) 20 pays européens et plus de 5 600 salariés, dont 1 650 pour la France”, a expliqué Jean-Luc Ruffin, secrétaire du comité d’entreprise européen, à l’AFP. Le responsable d’ArcelorMittal souligne toutefois qu’“il n’y aura pas obligatoirement 1 650 suppressions d’emploi en France”.

Accusé d’abandonner ses sites en France

ArcelorMittal comptait encore 28 000 salariés en France il y a vingt ans, mais il n’en compte plus aujourd’hui que 14 000. “Sur les dix dernières années, les effectifs en France ont été réduits de 10%, alors que la demande d’acier a baissé de 30% dans le pays”, expliquait Alain Le Grix de la Salle, président d’ArcelorMittal France, sur franceinfo en novembre. Le groupe luxembourgeois, détenu par l’homme d’affaires indien Lakshmi Mittal, est accusé d’abandonner ses sites en France, jugés moins rentables que d’autres sites dans le monde, notamment en Inde et au Brésil. Pour justifier ses choix, ArcelorMittal évoque la concurrence chinoise, l’augmentation des prix de l’énergie depuis la guerre en Ukraine et les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium.