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L’OMS déclare une urgence internationale pour l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo

Écrit par sur mai 17, 2026

C’est le deuxième niveau d’alerte le plus élevé de l’OMS, derrière celui d' »urgence due à une pandémie ».La situation se dégrade en République démocratique du Congo (RDC). L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché, dimanche 17 mai, son deuxième niveau d’alerte internationale le plus élevé face à une épidémie d’Ebola qui, causée par un variant hautement létal et sans vaccin, frappe de plein fouet la RDC. Selon un communiqué publié sur X(Nouvelle fenêtre) par l’OMS, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a statué que le virus « constitue une urgence de santé publique de portée internationale [USPPI], mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique ». L’USPPI est, depuis 2024, le deuxième niveau d’alerte le plus élevé de l’OMS, derrière celui d’« urgence due à une pandémie ».

Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements, efficaces uniquement contre la souche Zaïre à l’origine des plus grandes épidémies recensées. Le virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. Lors des flambées épidémiques précédentes, le taux de mortalité a fluctué entre 25% et 90%, selon l’OMS.

« Pas de lieu pour isoler les malades »

La province d’Ituri, dans le nord-est de la RDC, est frappée par le variant Bundibugyo d’Ebola, contre lequel il n’existe aucun vaccin. Au 16 mai, l’OMS a confirmé huit cas en laboratoire et recensé 246 cas suspects et 80 décès suspects dans la province, ainsi qu’un autre cas confirmé à Kinshasa et un décès à Kampala, en Ouganda, parmi des voyageurs récemment revenus d’Ituri. L’Agence sanitaire de l’Union africaine, l’Africa CDC, a enregistré pour sa part 88 morts vraisemblablement dus au virus sur 336 cas suspects, selon les derniers chiffres publiés samedi.

Le foyer de l’épidémie se trouvant dans une zone difficilement accessible, peu d’échantillons ont été testés en laboratoire et les bilans s’appuient majoritairement sur des cas de suspicion. L’Ituri, région aurifère frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, connaît d’intenses mouvements de population liés à l’activité minière. L’accès à certaines zones, en proie à des violences armées, est difficile pour des raisons de sécurité. « Nous voyons des gens mourir depuis deux semaines », a raconté Isaac Nyakulinda, un représentant de la société civile de la ville de Rwampara (Ituri), contacté par l’AFP par téléphone. « Il n’y a pas de lieu pour isoler les malades. Ils décèdent à domicile et leurs corps sont manipulés par les membres de leurs familles », a-t-il poursuivi, disant craindre le pire.


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