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On tient par les nerfs” : grippe, grève des médecins… les urgences débordent, soignants et patients à bout

Écrit par sur janvier 15, 2026

De la grippe à la grève des médecins, en passant par les récentes intempéries, la pression s’est accentué sur les services d’urgences qui sont aujourd’hui, sous haute tension.Les retours qui viennent de nos rédactions locales sont sans équivoque. De très nombreux services d’urgences débordent ces dernières semaines en France. « Situation d’une intensité extrême » à Lisieux, des couloirs « où on ne peut plus passer » à Saint-Malo, « record absolu » de passages aux urgences de Brest, des « équipes au bout du rouleau » à Saint-Nazaire. 

Les urgences débordent. Et le contexte actuel, de grippe, de grève des médecins libéraux, le tout alors que des intempéries ont touché le pays ces dernières semaines, ont complètement saturé les urgences. Du « jamais vu » depuis la pandémie de Covid-19 selon plusieurs urgentistes.Les raisons de la saturation

Depuis lundi 5 janvier 2026, les médecins libéraux de ville et des cliniques, mécontents de choix politiques qui « les piétinent », se sont lancés dans une grève de dix jours, prévue pour s’intensifier progressivement. Elle doit prendre fin ce jeudi, en théorie. 

Selon la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), 80 % des blocs opératoires devaient être arrêtés du 10 au 14 janvier. Partout en France des cabinets sont fermés et des cliniques cessent de traiter les soins non programmés, les renvoyant systématiquement, sauf urgences vitales, vers l’hôpital public. 

« Il y a énormément d’appels » de personnes dont le médecin traitant est en grève, explique à l’AFP Agnès Ricard-Hibon, représentante SUDF et urgentiste dans le Val-d’Oise.

Elle observe « la conjonction de trois phénomènes » : « une épidémie de grippe » intense qui surcharge les services, « la neige et le grand froid » qui multiplient « les passages pour traumatologie », et cette grève. Le nombre de cas à traiter « dépasse les capacités ».

Divers hôpitaux ont déclenché des plans blancs, des dispositifs permettant notamment le rappel de soignants en repos, ou la déprogrammation de soins non urgents.Des impacts très concrets aux urgences

Mais cela ne suffit pas : les urgences saturent, les soignants sont à bout, et le patient trinque. Tout le monde souffre. 

À Saint-Malo, Le Pays Malouin rapporte que des patients ont dû être gardés des jours entiers dans le service, en attente d’hospitalisation.

Le record, c’est une dame qui est restée 60 heures.Un aide-soignant des urgences

À Rennes, les équipes sont épuisées. Un aide-soignant, qui a débrayé ce mercredi 14 janvier 2026, évoque « la peur de l’erreur » à un journaliste d’actu Rennes. « On pourrait très vite confondre un patient avec un autre et donner le mauvais traitement ou le mauvais dosage de médicament. »

« On fait de l’abattage depuis des mois », assure un autre soignant. Dans les couloirs, les brancards s’accumulent, et les soignants sont « au bout du bout ». Un décès dû à un retard de prise en charge

À l’hôpital de Saint-Nazaire, une patiente serait décédée le 9 janvier dernier, selon Force ouvrière, en raison d’un retard de prise en charge, écrit L’Écho de la Presqu’île. 

Selon le syndicat, la patiente, âgée de plus de 80 ans, serait arrivée aux urgences vers 14 h. Elle aurait été déclarée décédée à 21 h.