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Prix des carburants : blocages des routiers, cars… les actions prévues partout en France cette semaine

Écrit par sur mars 30, 2026

Face à la hausse des prix des carburants, des actions sont annoncées cette semaine en France, notamment par l’organisation des transporteurs routiers européens.Circulation compliquée entre le sud de Lyon (Rhône) et Vienne (Isère), ce samedi 28 mars 2026. Des véhicules étaient positionnés à la hauteur de l’échangeur stratégique entre l’A7, l’A46 (Paris) et l’A47 (Saint‑Étienne), vers la commune de Chasse‑sur‑Rhône. Idem à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où un barrage filtrant était installé ce week-end au rond-point du Brézet…

Ce lundi 30 mars, la colère est à Paris cette fois, à hauteur de la porte de Vincennes, où une opération escargot s’est lancée rassemblant camions, autocars et ambulances. Objectif ? Réclamer des aides face à la hausse du carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient.Des actions dans plusieurs régions ces mardi et mercredi 

Plusieurs syndicats régionaux de l’organisation des transporteurs routiers européens (Otre) se mobilisent depuis ce week-end, et ce n’est pas fini.

Ce mardi 31 mars, des actions sont prévues dans le Lot-et-Garonne mais aussi dans les Pays-de-la-Loire, en Nouvelle-Aquitaine et en Aveyron, annonce l’Otre. Le mercredi 1er avril, ça sera dans le secteur de Toulouse (Haute-Garonne) et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), qui juge les mesures présentées par le gouvernement, ce 27 mars «  incompréhensibles » et «  ni à la hauteur de la crise, ni adaptées aux réalités du terrain » ne peut exclure, de son côté, également, « certains mouvements locaux » ces prochains jours.

Sur le terrain, les entreprises de transport font face à une flambée des coûts, à des déficits qui se creusent et à des trésoreries exsangues. Ces annonces, loin d’apporter une réponse rapide et opérationnelle, sont déconnectées des attentes des professionnels du transport.Le gouvernement a prévu une enveloppe d’urgence de 50 millions d’euros pour le mois d’avril, destinée en priorité aux TPE et PME du secteur du transport routier. « Une aide annoncée de 20 centimes par litre qui n’est pas suffisante pour compenser nos pertes, on ne s’en sort pas. Il faudrait 50 centimes. Sinon, ce sera des faillites, on ne peut pas continuer à travailler à perte », a commenté ce lundi à l’AFP la trésorière de la fédération des autocaristes indépendants et gérante de la société de location de cars Ulysse Cars, Sarah Bahezre.« Pas à la hauteur de la gravité de la situation »

L’enveloppe annoncée ce vendredi par le gouvernement « ne paraît pas à la hauteur de la gravité de la situation, des difficultés rencontrées par les professionnels concernés, ni des mesures qui avaient été prises en 2022 » lors du début de la guerre en Ukraine, tempête de son côté l’Otre.

« Il y a un certain nombre d’actions qui sont tolérées, mais on ne peut pas tolérer les blocages qui mettent à mal d’abord notre économie et puis surtout la liberté d’aller et venir de nos concitoyens », a cependant d’ores et déjà prévenu lundi sur RTL le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. La pression monte aussi du côté du gouvernement.