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Qualifications Coupe du monde 2026 – L’antisèche d’Islande-France (2-2) : Pour les Bleus, attendre novembre… et les revenants

Écrit par sur octobre 14, 2025

L’équipe de France a concédé le match nul en Islande lundi soir (2-2) au terme d’une prestation inégale et longtemps trop neutre offensivement. Tout sauf un hasard étant donné l’hécatombe de blessures qui touchait les Bleus en attaque pour ce rassemblement d’octobre. Les seconds couteaux ont fait le job, mais ils étaient trop nombreux. Notre antisèche.Le jeu : Plus ouvert qu’attendu

On avait dans l’idée que ce déplacement en Islande ressemblerait aux derniers : un match passé à essayer de contourner un bloc très regroupé et idéalement, une victoire par un but d’écart. Mais les Islandais ont été (un peu) plus joueurs et entreprenants que prévu par séquences, et les Bleus bien trop généreux dans certaines attitudes défensives, ce qui a donné quatre buts, du suspense et des rebondissements.Il a quand même fallu du temps pour voir les hommes de Didier Deschamps un peu plus mordants, eux qui n’avaient cadré que quatre tirs à l’heure de jeu, moment où Christopher Nkunku manquait la deuxième véritable occasion de la soirée tricolore. Après l’égalisation de ce même Nkunku, et même si l’Islande est revenue à hauteur quand les Bleus venaient de prendre l’avantage, la rencontre a pris la tournure attendue, avec des locaux en souffrance et regroupés devant leur but. Mais qui n’ont plus cédé.

Les joueurs : Quelle mouche a piqué Koundé et où est passé Olise ?

L’équipe de France a concédé le nul malgré l’activité de Christopher Nkunku et Lucas Digne. Mais derrière, les erreurs de William Saliba et, surtout, de Jules Koundé ont coûté cher. Devant, Michael Olise aurait dû prendre les commandes d’une équipe remaniée. Mais il a complètement disparu des radars.Le facteur X : Mais qu’ont fait les Bleus après leur deuxième but ?

Longtemps menés mais passés devant en l’espace de cinq minutes, les Bleus avaient fait le plus dur. Mais dans la foulée de l’engagement islandais après le but de Jean-Philippe Mateta, ils ont été sanctionnés en se faisant totalement aspirer vers l’avant, de William Saliba à un Jules Koundé à contresens. Si l’équipe de France n’avait eu ne serait-ce que quelques minutes pour remettre le pied sur le ballon, la fin de match aurait probablement été bien plus tranquille.

La stat qui console : 7La France a enchainé une septième rencontre avec deux buts marqués, égalant sa meilleure série au XXIe siècle (7, d’octobre 2017 à juin 2018, 7 de septembre 2021 à mars 2022).La décla : Didier Deschamps (TF1)

“Ce qui me fait rager, c’est surtout la manière dont on prend le 2e but. On est ouvert, on est haut alors qu’on vient de marquer. On est mal positionnés. Peut-être que c’est un peu de relâchement mais ça ne doit pas nous arriver.”

La question : Des seconds couteaux impactants… mais trop nombreux ?

On avait beau être prévenus, on s’est sacrément frotté les yeux en découvrant le onze de départ de l’équipe de France, lundi soir. En tout cas la composition de son attaque, littéralement décimée par les blessures, avec comme cerise sur cet affreux gâteau, le forfait de Kylian Mbappé après le match contre l’Azerbaïdjan. Un trio Florian Thauvin, Jean-Philippe Mateta, Christopher Nkunku d’entrée (et même convoqué !) : qui aurait imaginé cela il y a encore deux semaines ?

Personne, naturellement. Mais qu’on ne s’y trompe pas : les seconds, voire troisièmes ou quatrièmes couteaux, n’étaient pas les moins aiguisés à Reykjavik. Thauvin a été entreprenant bien que moins impactant que lors de son entrée au Parc des Princes, Mateta a marqué pour sa première titularisation, Nkunku a livré une prestation pleine ponctuée d’un but alors qu’il n’est pas titulaire à l’AC Milan, Maghnes Akliouche a réalisé une entrée décisive alors qu’il est dans le creux à Monaco. Ce sont d’ailleurs plutôt les cadres qui, pour certains, ont failli, d’un Michael Olise encore transparent à un Jules Koundé coupable.

Le problème, ce n’étaient pas les seconds couteaux, c’est qu’ils étaient tout simplement trop nombreux. Cela s’est longtemps vu dans les automatismes : Didier Deschamps n’a-t-il pas demandé à Thauvin de chercher le premier poteau sur ses centres pour mieux trouver Mateta, longtemps sevré de ballons ? Si l’équipe de France attendra novembre pour tenter de valider sa qualification au prochain Mondial, elle le fera avec une armada offensive bien plus garnie, espérons-le. Un collectif mieux huilé, normalement. Et des hommes aux références d’un tout autre calibre au milieu desquels l’apport d’un Nkunku, d’un Mateta ou d’un Akliouche, mais certainement pas des trois à la fois, a plus de chances d’être magnifié.