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Un an après sa fermeture, quel avenir pour la station du Grand Puy dans les Alpes-de-Haute-Provence ?

Écrit par sur novembre 16, 2025

Fermées depuis un an, les remontées mécaniques de la station du Grand Puy ont commencé à être démontées. La fin d’une histoire, mais peut-être le début d’une autre. Le site cherche aujourd’hui à se réinventer.À la fin du mois, plusieurs stations de ski ouvriront leur domaine mais pas celle du Grand Puy dans les Alpes-de-Haute-Provence. Comme elle, plus de 180 stations ont fermé depuis les années 1970 en France. Face à la raréfaction de la neige, la page du ski se tourne. Et dans la petite station, située à 2h30 de route de Marseille, les remontées mécaniques ont commencé à être démantelées.Sur le parking du Grand Puy, la carcasse d’un téléski attend son repreneur. Le télésiège qui monte à 1 800 mètres d’altitude est encore debout, mais il sera lui aussi bientôt démonté. “C’est quand même une catastrophe, parce qu’il y avait de très belles pistes”, regrette Denise, propriétaire d’un chalet dans la station. “On va se contenter de faire des raquettes” poursuit-elle. Lydie vient ici depuis 25 ans : “C’est vrai que le Grand Puy, c’était un peu une référence, comme une station familiale. On habite Marseille et on continue à venir, mais bon…”.

Un déficit trop lourd pour la commune

La fermeture des remontées mécaniques a été actée par référendum il y a un an. Le déficit du Grand Puy était trop lourd à combler explique Laurent Pascal, le maire de Seyne-les-Alpes : “Chaque année, on y mettait à peu près 350 000 euros soit 13% du budget communal. Il fallait stopper l’hémorragie, ce n’était pas tenable.”En fermant la station, la mairie s’est engagée à investir pour proposer d’autres activités, du VTT électrique ou du trail, par exemple. Laurent Pascal a quelques idées : On a des lacs collinaires qui servaient précédemment à faire de la neige de culture qui peuvent être réexploités, pourquoi pas en lacs de pêche ? On a aussi une réflexion sur du biathlon avec des trottinettes et des carabines laser. Il faut penser le tourisme autrement avec ce réchauffement climatique”.

Balade aux lampions plutôt que descente aux flambeaux

Croire en l’avenir, c’est aussi ce qu’a décidé de faire Sandie Bony qui tient le seul restaurant du site. Son établissement Le Chalet est aussi vieux que la station. Pour elle, il n’est pas question de baisser le rideau. “Soixante-six ans que ma famille est là. Parce qu’on nous ferme les remontées mécaniques, on allait clôturer la porte ? Non”.

Pour survivre, Sandie Bony et son mari ont investi. Le self-service pour les skieurs, c’est terminé. Au menu, désormais, il y a une cuisine de qualité avec des animations, de soirées-concerts et des après-midi de jeux. “On a organisé aussi la balade aux lampions, les gens partent avec leurs petits lampions en fin de journée et font une balade dans la nuit dans la forêt.”

Une alternative à la traditionnelle descente aux flambeaux. Un escape game de montagne est aussi en train d’être créé. Une inventivité qui paye, le restaurant du Grand Puy a réussi à maintenir son chiffre d’affaires malgré la fin du ski.