Voici les 4 points clefs à retenir du discours de politique générale de Sébastien Lecornu qui était menacé de censure, à l’Assemblée nationale
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 15, 2025
Voici les 4 points clefs à retenir du discours de politique général de Sébastien Lecornu qui était menacé de censure, à l’Assemblée nationale.
1. Suspension de la réforme des retraites
Sébastien Lecornu a annoncé la réforme des retraites, condition exigée par les socialistes pour épargner la censure au gouvernement, et repousser ainsi la dissolution. « Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle », a annoncé le Premier ministre, mettant un terme à plusieurs semaines de suspense. « Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028 », a-t-il précisé.
2. Pas d’utilisation du 49.3
Sébastien Lecornu a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. « C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote », a-t-il ajouté.
3. Déficit à moins de 5 %
Le projet de budget de l’État, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses « optimistes » de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques. Le déficit devra « dans tous les cas de figure être à moins de 5 % à la fin de la discussion » parlementaire, a précisé Sébastien Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7 %.
4. Taxer les plus riches
Le Premier ministre a par ailleurs reconnu « des anomalies » dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant « une contribution exceptionnelles » des plus riches dans le prochain budget. « Nous demanderons à créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d’affecter au financement des investissements du futur qui touchent à notre souveraineté, pour les infrastructures, la transition écologique ou la Défense », a-t-il indiqué.
5.Nouvelle-Calédonie
Le Premier ministre va demander au Parlement de se positionner « avant la fin de l’année » pour transcrire l’accord de Bougival sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie dans la Constitution. Signé le 12 juillet, cet accord prévoit entre autres la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » inscrit dans la Constitution.
Radio Ice Age France