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Vous achetez vos médicaments sur Internet ? Attention aux fausses pharmacies, voici ce qu’il faut vérifier

Écrit par sur septembre 23, 2025

Des sites, se présentant comme des pharmacies, proposent l’achat de médicaments soumis à ordonnance. Mais seuls les médicaments sans prescription peuvent être achetés en ligne.Cela peut sembler très pratique, par manque de temps ou d’un établissement à proximité de chez soi. Des e-pharmacies permettent de commander en ligne ses médicaments, simplement en quelques clics.

Des services parfois intégrés dans les dispositifs de remboursement de l’Assurance Maladie ou de sa mutuelle santé. Le bon plan ? Clairement pas. C’est même loin d’être sans risque.Aucun médicament sur ordonnance

Disons-le d’emblée : on ne peut pas acheter un médicament nécessitant une ordonnance de la part d’un professionnel de santé via une pharmacie en ligne. Du moins, pas un vrai.

Autrement dit, il n’y a que les médicaments non soumis à une prescription obligatoire qui peuvent être vendus sur Internet. Et encore, pas sur n’importe quel site. Cela est strictement encadré et doit respecter des conditions précises. 

Pourtant, une simple recherche Internet à partir d’une molécule fait apparaître des dizaines de sites usurpant l’identité de pharmacies et vendant des produits soumis à ordonnance médicale (antibiotiques, certains anti-inflammatoires et antihistaminiques, etc.). Certains sont promus par des mails, des publicités sur les réseaux sociaux ou de faux blogs santé. Ce qui est interdit, mais pourtant en plein essor, au grand dam des pharmaciens qui le déplorent et alertent sur les risques.

Mais à quoi faut-il faire attention alors quand on souhaite acheter des médicaments en ligne ? Quelques conseils.Savoir reconnaître le site d’une vraie pharmacie

Déjà, il ne faut passer que par des sites de pharmacies autorisées à pratiquer le commerce de médicaments en ligne. Depuis 2013, les pharmacies établies en France peuvent le proposer. L’autorisation est donnée par l’Agence régionale de santé (ARS) dont dépend la pharmacie, comme l’expliquent ces établissements publics administratifs.

Pour les reconnaître ? En fait, seuls les pharmaciens peuvent créer et exploiter de tels sites. Ainsi, ils sont obligatoirement le prolongement d’une officine de pharmacie physique, à laquelle ils sont adossés. Ils doivent donc le mentionner clairement : le site doit afficher le nom du pharmacien responsable et l’adresse de la pharmacie physique. Logiquement, ils doivent être basés en France.Dans quels cas se méfier ?

En cas de doute, quelques autres indices peuvent laisser penser qu’un site n’est pas fiable.

S’il « ne fait pas apparaître les coordonnées d’une pharmacie d’officine et semble basé à l’étranger », ou si les « prix des médicaments vendus sont anormalement bas », préviennent les ARS, il faut se méfier. Surtout que « quasiment tous les tampons “pharmacien agréé” sont des faux ».

Autre indice : si le « site met en avant dès sa page d’accueil des médicaments dits de “confort” (dysfonctionnement érectile, performance sexuelle, perte de poids, etc.), souvent les plus recherchés par les internautes et les plus vendus par les sites douteux ».

Enfin, comme pour la plupart des pièges par phishingles fautes d’orthographe doivent mettre la puce à l’oreille. « Ces sites étrangers tentent de couvrir une clientèle très large à travers le monde et leur traduction n’est jamais parfaite. »Des contrefaçons risquées

Sur ces sites frauduleux, on peut acheter des copies plus ou moins sérieuses d’un médicament existant et, pire, des faux médicaments dont la composition n’est pas exacte. Ces comprimés peuvent contenir les bons ingrédients, mais dans un dosage incorrect (trop faible ou particulièrement élevé), voire un autre composé actif, ou carrément même aucune substance active. Certains sont même contaminés par des additifs toxiques, notamment des métaux lourds ou des produits chimiques inconnus.

Sans parler des problèmes qui peuvent survenir dans le cadre des interactions médicamenteuses (avec la pilule contraceptive, d’autres médicaments, etc.). Et les conséquences ne sont pas anodines : l’échec thérapeutique (aucun effet sur les symptômes) voire l’aggravation des maladies ou le développement de résistances aux médicaments, listent les autorités de santé.

Aucun produit n’est épargné. Les traitements contre les troubles de l’érection (Viagra, Cialis) sont les plus prisés depuis plusieurs années, mais certains anti-diabétiques comme l’Ozempic — très populaire sur les réseaux sociaux pour perdre du poids — sont également plébiscités. Aujourd’hui, les tensions d’approvisionnement, comme celles que connaissent depuis janvier plusieurs médicaments psychiatriques, comme la quétiapine ou la sertraline, peuvent aussi attirer des patients.