{"id":1306,"date":"2015-03-21T17:00:20","date_gmt":"2015-03-21T17:00:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/?p=1306"},"modified":"2015-03-21T16:25:20","modified_gmt":"2015-03-21T16:25:20","slug":"theatre-quatre-femmes-et-quatre-religions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/theatre-quatre-femmes-et-quatre-religions\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre : quatre femmes et quatre religions"},"content":{"rendered":"<p class=\"chapo\" itemprop=\"description\" style=\"text-align: justify;\">\n\t<strong><span style=\"font-size:18px;\">Judith Magre, &Eacute;dith Scob, Claire Nadeau et Genevi&egrave;ve Fontanel sont &quot;Les Grandes Filles&quot; : une com&eacute;die sur l&#39;art de se comprendre au-del&agrave; des diff&eacute;rences.<\/span><\/strong>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">Quatre femmes se retrouvent r&eacute;guli&egrave;rement, dans la rue, dans les squares, et parlent de tout et de rien. On a d&eacute;j&agrave; beaucoup vu cela sur nos sc&egrave;nes. Mais ici, dans <i>Les Grandes Filles<\/i>, c&#39;est bien du &quot;deuxi&egrave;me sexe&quot; qu&#39;il s&#39;agit, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment de personnes &acirc;g&eacute;es. L&#39;auteur, St&eacute;phane Gu&eacute;rin, suit ses quatre h&eacute;ro&iuml;nes tout au long d&#39;une ann&eacute;e. Chaque<i> <\/i>mois, elles se rencontrent dans un cadre diff&eacute;rent, que ce soit pour les voeux de bonne ann&eacute;e, au bal des pompiers du 14 Juillet ou au cimeti&egrave;re le jour de la Toussaint. Elles ont aussi, chacune, un monologue o&ugrave; elles d&eacute;voilent un peu de leur vie. En somme, douze tours de piste pour exister et dispara&icirc;tre.<\/span><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span itemprop=\"articleBody\"><b>Une juive, une musulmane et deux chr&eacute;tiennes<\/b><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">Elles sont toutes diff&eacute;rentes, n&#39;ayant eu ni la m&ecirc;me origine ni la m&ecirc;me vie. Elles n&#39;ont pas non plus les m&ecirc;mes croyances. X&eacute;nia (<a class=\"surligner\" href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/judith-magre\">Judith Magre<\/a>) est juive, mais un peu en rupture de ban. Elle a eu un mari goy et elle d&eacute;teste le plat typique des foies hach&eacute;s. Manger du bifteck, c&#39;est sa fa&ccedil;on de r&eacute;gler ses comptes avec son &eacute;ducation et sa famille. Zakko (<a class=\"surligner\" href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/edith-scob\">&Eacute;dith Scob<\/a>) est chr&eacute;tienne tendance sectaire, puisqu&#39;elle est t&eacute;moin de J&eacute;hovah, mais, au fond d&#39;elle-m&ecirc;me, elle aime surtout danser. Elle souffre de ce qu&#39;on ne la reconna&icirc;t jamais (&quot;Mon visage r&eacute;tr&eacute;cit et il va finir par dispara&icirc;tre&quot;). <\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">Yvonne (<a class=\"surligner\" href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/claire-nadeau\">Claire Nadeau<\/a>) est croyante aussi, mais elle a r&eacute;vuls&eacute; son confesseur en lui disant qu&#39;elle aimait les femmes. Elle est bien dans sa peau de lesbienne, mais ses relations ne se passent pas bien avec les filles trop gar&ccedil;onnes, car, elle, elle aime les robes &agrave; fleurs ! Enfin, Mme Khader (Genevi&egrave;ve Fontanel) est une musulmane. Kabyle, elle a longtemps &eacute;t&eacute; enferm&eacute;e par son p&egrave;re et s&#39;est &eacute;chapp&eacute;e en appelant au secours un passant, lequel l&#39;a emmen&eacute;e en Bretagne. D&#39;o&ugrave;, en elle, un m&eacute;lange de cultures parfois perturbant&#8230; <\/span><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span itemprop=\"articleBody\"><b>De vieux enfants dissip&eacute;s<\/b><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">St&eacute;phane Gu&eacute;rin, dont on a pu voir <i>Kalashnikov<\/i> au th&eacute;&acirc;tre du Rond-Point en 2013, a d&eacute;cid&eacute; l&agrave; de laisser la gravit&eacute; de c&ocirc;t&eacute;. Il &eacute;crit au fil de la plume, compose des conversations chorales, mais nullement une histoire. Le temps passe, chaque mois permet de changer d&#39;angle d&#39;attaque. Mais il n&#39;y a pas de progression. Gu&eacute;rin fait tourner des mots, des th&egrave;mes, des lubies, pour montrer une vieillesse agr&eacute;ablement d&eacute;lirante. Ces femmes ont toutes souffert et elles ont toutes le secret du bonheur. Elles n&#39;aiment que &ccedil;a, le bonheur : il s&#39;attrape en se conduisant comme de grands enfants dissip&eacute;s ou en riant de tous les ratages qu&#39;on accumule. Comme le bonheur est en litt&eacute;rature un mat&eacute;riau qui fr&ocirc;le souvent la mi&egrave;vrerie, Gu&eacute;rin contrebalance son message d&#39;optimisme par une s&eacute;rie de r&eacute;pliques ou d&#39;&eacute;v&eacute;nements &agrave; rebrousse-poil. Ses femmes du bonheur commettent et disent des horreurs : Zakko fait ses besoins dans les cimeti&egrave;res, X&eacute;nia d&eacute;clare &quot;je me suis d&eacute;barrass&eacute;e des pigeons, je voudrais bien faire pareil avec les gosses&quot;, et Yvonne affirme : &quot;Les cur&eacute;s devraient se marier&#8230; Personne ne me fera croire que ces hommes n&#39;ont pas d&#39;&eacute;rection matinale&#8230;&quot; <\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">Si on la compare &agrave; des com&eacute;dies qui ont d&eacute;j&agrave; us&eacute; du m&ecirc;me ton, la pi&egrave;ce de St&eacute;phane Gu&eacute;rin para&icirc;t trop peu travaill&eacute;e. <i>Inventaires <\/i>de Philippe Minyana, auquel on pense in&eacute;vitablement puisque ce texte fut jou&eacute; et rejou&eacute; par deux des actrices qu&#39;on a &agrave; pr&eacute;sent sous les yeux (&Eacute;dith Scob et Judith Magre), a une r&eacute;alit&eacute; sociologique beaucoup plus forte. Les com&eacute;dies de Pierre Notte, <i>Deux Petites Dames vers le Nord, Sortir de sa m&egrave;re<\/i>, poss&egrave;dent un chant int&eacute;rieur, un cri qu&#39;on ne trouve pas l&agrave;. Mais Gu&eacute;rin a le bagout plaisant. Il s&#39;amuse, il amuse, il surprend. C&#39;est un blagueur qui n&#39;est jamais &agrave; court de blagues, un plaisantin prodigue en plaisanteries. Jean-Paul Muel a su le mettre en sc&egrave;ne, sans pr&eacute;cipitation, dans une sorte de tranquillit&eacute; affectueuse, en sachant utiliser la vid&eacute;o (paysages virtuels de Mathias Delfau) et en composant de plaisants mouvements de groupe (le quatuor se promenant en brandissant des instruments de cuisine !).<\/span><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span itemprop=\"articleBody\"><b>Un beau quatuor d&#39;actrices<\/b><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">Judith Magre, comme toujours, dit les choses les plus &eacute;normes comme si c&#39;&eacute;tait parole d&#39;&eacute;vangile. Elle est royale. Claire Nadeau d&eacute;laisse son habituel jeu caustique pour un jeu sensible et songeur. Elle se renouvelle d&#39;une mani&egrave;re tout &agrave; fait int&eacute;ressante. &Eacute;dith Scob enchante par sa voix musicale et en rajoute dans l&#39;extravagance &#8211; elle en a besoin, son personnage n&#39;est pas le plus subtil des quatre. Genevi&egrave;ve Fontanel emm&ecirc;le bien la trag&eacute;die et la com&eacute;die de son personnage.<\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><span itemprop=\"articleBody\">Paradoxalement, ainsi incarn&eacute;e, la dr&ocirc;lerie de ces vieilles personnes d&eacute;lur&eacute;es est bon enfant. En compagnie de ce tumultueux quatuor, on ne se tord pas de rire, on rit par &agrave;-coups, comme dans une f&ecirc;te chaleureuse o&ugrave; l&#39;on valserait entre les moments d&#39;attendrissement et la griserie du mousseux. L&#39;on est content de partager leur gaiet&eacute; et de faire quelques danses avec elles, dans l&#39;innocence, au-dessus du volcan de la vie. <\/span><\/span>\n<\/p>\n<p class=\"notesdebasdepage\" style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><i>Les Grandes Filles<\/i> de St&eacute;phane Gu&eacute;rin, mise en sc&egrave;ne de Jean-Paul Muel. Th&eacute;&acirc;tre Montparnasse, t&eacute;l. : 01 43 22 77 74. Texte &agrave; L&#39;Avant-Sc&egrave;ne Th&eacute;&acirc;tre.<\/span>\n<\/p>\n<p class=\"notesdebasdepage\" style=\"text-align: justify;\">\n\t<em><span style=\"font-size:14px;\">Source : <a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/culture\">http:\/\/www.lepoint.fr\/culture<\/a><\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Judith Magre, &Eacute;dith Scob, Claire Nadeau et Genevi&egrave;ve Fontanel sont &quot;Les Grandes Filles&quot; : une com&eacute;die sur l&#39;art de se comprendre au-del&agrave; des diff&eacute;rences. 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