{"id":39423,"date":"2025-10-31T09:04:01","date_gmt":"2025-10-31T08:04:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/?p=39423"},"modified":"2025-10-31T09:04:04","modified_gmt":"2025-10-31T08:04:04","slug":"halloween-dix-films-pour-se-faire-peur-mais-pas-trop-comme-les-grands-quand-on-a-entre-6-et-12-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/halloween-dix-films-pour-se-faire-peur-mais-pas-trop-comme-les-grands-quand-on-a-entre-6-et-12-ans\/","title":{"rendered":"Halloween : dix films pour se faire peur (mais pas trop) comme les grands quand on a entre 6 et 12 ans"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"\">Halloween, ce n&rsquo;est pas que pour les adultes : de H\u00f4tel Transylvanie \u00e0 Fog en passant par Coraline ou Edward aux mains d&rsquo;argent, voici dix id\u00e9es de films \u00e0 regarder en famille.<strong>Les films peuvent faire peur. Y \u00eatre confront\u00e9 fait partie de l\u2019initiation au\u00a0<a href=\"https:\/\/actu.fr\/les-fiches-du-cinema\/\">cin\u00e9ma<\/a>, comme de tous les parcours initiatiques.<\/strong>\u00a0Il n\u2019en reste pas moins que le probl\u00e8me est complexe, dans la mesure o\u00f9 il y a une graduation assez subtile des peurs : il y a la frayeur passag\u00e8re, face \u00e0 un sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9 que l\u2019on va r\u00e9ussir assez vite \u00e0 apprivoiser ; il y a la peur un peu excitante, comme celle que l\u2019on peut \u00e9prouver devant un feu d\u2019artifice, dont le bruit est effrayant mais la lumi\u00e8re attirante ; et puis il y a la vraie peur, la peur inutile, trop forte pour soi, potentiellement traumatisante.\u00a0<strong>Il convient donc de manipuler tout cela avec prudence.<\/strong><strong>Pour f\u00eater&nbsp;<a href=\"https:\/\/actu.fr\/loisirs-culture\/halloween-peur-sur-le-parc-revient-au-parc-asterix-entre-maisons-hantees-et-spectacles-immersifs_63283741.html\">Halloween<\/a>&nbsp;dignement<\/strong>&nbsp;en jouant \u00e0 se faire peur, et apprendre \u00e0 grandir avec les films, la r\u00e9daction vous propose donc&nbsp;<strong>une s\u00e9lection de dix films \u00e0 regarder avec vos enfants<\/strong>. Classiques du cin\u00e9ma, films d\u2019animation tous publics, curiosit\u00e9s :&nbsp;<strong>il y en a pour tous les go\u00fbts, toutes les cin\u00e9philies, et bien s\u00fbr tous les \u00e2ges<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>H\u00f4tel Transylvanie<\/em>\u00a0(Genndy Tartakovsky, 2012) : \u00c0 PARTIR DE 6 ANS<strong>Ils sont tous l\u00e0, de la momie au y\u00e9ti, en passant par les loups-garous, les zombies<\/strong>, et toute une flop\u00e9e de cr\u00e9atures issues de l\u2019imaginaire artistique. D\u00e9cid\u00e9 \u00e0 ne pas laisser aux autres g\u00e9ants de l\u2019animation l\u2019apanage des l\u00e9gendes revisit\u00e9es, Sony s\u2019empare de tous les monstres pour les r\u00e9unir dans l\u2019impressionnant ch\u00e2teau du comte Dracula, papa poule qui ne songe qu\u2019\u00e0 une chose : prot\u00e9ger sa fille des humains br\u00fbleurs de sorci\u00e8res. Alors quand, un si\u00e8cle plus tard, un jeune humain d\u00e9lur\u00e9 d\u00e9barque avec son sac de randonn\u00e9e et son iPod, c\u2019est forc\u00e9ment le choc des cultures. Et c\u2019est bien ce dernier, qui, dans ce d\u00e9licieux monde de \u201cfreaks\u201d, fait figure de ph\u00e9nom\u00e8ne.L\u2019histoire ne surprendra personne : Mavis et Jonathan ont le coup de foudre, et il leur faudra surmonter une s\u00e9rie de d\u00e9boires, avant qu\u2019ils ne soient r\u00e9unis avec la b\u00e9n\u00e9diction de Papa Dracula. Libre alors aux sc\u00e9naristes de broder&nbsp;<strong>une infinit\u00e9 de gags<\/strong>&nbsp;autour des situations de d\u00e9part, et ils ne s\u2019en privent pas.&nbsp;<strong>\/ Marine Quinchon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>Zombill\u00e9nium<\/em>\u00a0(Arthur de Pins, Alexis Ducord, 2017) : \u00c0 PARTIR DE 7 ANSAu nord, c\u2019\u00e9taient les corons\u2026\u201d : la chanson de Pierre Bachelet r\u00e9sonne d\u00e8s les premi\u00e8res s\u00e9quences, autour de la fournaise de l\u2019enfer qui br\u00fble dans le sous-sol du Zombill\u00e9nium. Mais\u00a0<strong>ici les d\u00e9mons, zombies et autres vampires ont remplac\u00e9 les mineurs de fond<\/strong>. Ou peut-\u00eatre en sont-ils les r\u00e9incarnations\u2026 Car c\u2019est \u00e0 dessein que les r\u00e9alisateurs ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019implanter leur parc d\u2019attractions dans le Nord de la France. Pour la lumi\u00e8re brumeuse et inqui\u00e9tante, d\u2019une part, pour le contexte social sinistr\u00e9, de l\u2019autre.Arthur de Pins et Alexis Ducord revendiquent en effet&nbsp;<strong>deux niveaux de lecture<\/strong>&nbsp;dans cette adaptation au cin\u00e9ma de la BD \u00e0 succ\u00e8s du premier :&nbsp;<strong>l\u2019un pour les enfants et l\u2019autre pour leurs parents<\/strong>. Les premiers y trouveront une aventure \u00e0 la fois dr\u00f4le et haletante, les seconds une com\u00e9die sociale qui d\u00e9nonce les travers d\u2019un capitalisme cynique.&nbsp;<strong>\/ Isabelle Boudet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>L\u2019Homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em>\u00a0(Jack Arnold, 1957) : \u00c0 PARTIR DE 8 ANSQuelle \u00e9trange voix off ! C\u2019est celle de Scott Carey, le h\u00e9ros malheureux de cette aventure extraordinaire, qui en est aussi le narrateur. Mais d\u2019o\u00f9 nous parle-t-il ? Quelle est sa taille lorsque sa voix nous parvient ?\u00a0<em>L\u2019Homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em>\u00a0est la chronique d\u2019une lente disparition, d\u2019un passage \u00e0 l\u2019invisibilit\u00e9.C\u2019est une s\u00e9rie B, comme Hollywood en produisit beaucoup dans les ann\u00e9es 1950. La contrainte stimulante d\u2019un budget serr\u00e9 obligeait les cin\u00e9astes \u00e0 faire preuve d\u2019imagination et de pragmatisme. Ainsi, l\u2019utilisation ici de l\u2019ellipse est une fa\u00e7on magnifique de figurer par \u00e9tapes le rapetissement, processus lent et non spectaculaire par nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>Comment survivre dans un environnement qui n\u2019est pas \u00e0 son \u00e9chelle ? N\u2019est-ce pas ce \u00e0 quoi sont quotidiennement confront\u00e9s les enfants ?<\/strong>\u00a0Ces objets plac\u00e9s trop hauts, cette perception diff\u00e9rente des espaces font que les enfants sont souvent, eux aussi, les explorateurs inquiets d\u2019un cadre familier.Le film est rigoureusement&nbsp;<strong>sc\u00e9naris\u00e9 par un ma\u00eetre du fantastique, Richard Matheson<\/strong>. En effet, chaque sc\u00e8ne est construite comme une s\u00e9quence autonome, avec un th\u00e8me, son d\u00e9veloppement, et une chute saisissante. Apr\u00e8s une premi\u00e8re partie o\u00f9 le drame s\u2019incarne plut\u00f4t dans les dialogues, les s\u00e9quences se d\u00e9roulant dans la cave sont d\u2019une grande puissance d\u2019\u00e9vocation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>L\u2019\u0153il enfantin jubile de regarder ces bo\u00eetes d\u2019allumettes immenses, ces clous monstrueux et surtout cette innocente araign\u00e9e<\/strong>, devenue, par un simple d\u00e9placement du point de vue, un des plus terrifiants monstres de cin\u00e9ma. Une incroyable aventure humaine, racont\u00e9e par un atome.<strong>&nbsp;\/ Jef Costello<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>Les Sorci\u00e8res<\/em>\u00a0(Nicolas Roeg, 1990) : \u00c0 PARTIR DE 8 ANSOn a connu Nicolas Roeg moins l\u00e9ger que dans cette adaptation de Roald Dahl, destin\u00e9e il est vrai \u00e0 un jeune public. Pour autant (et comme dans les deux \u0153uvres suscit\u00e9es, parmi ses plus connues), le r\u00e9cit s\u2019ouvre sur un deuil et, l\u2019air de rien, ne se d\u00e9part jamais d\u2019<strong>une \u00e9tranget\u00e9 bienvenue<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Les faces hideuses des sorci\u00e8res retirant leurs masques humains, le soup\u00e7on de macabre affleurant ici et l\u00e0 (l\u2019histoire d\u2019un enfant prisonnier d\u2019un tableau, et dont le portrait vieillit au fil des ann\u00e9es) sont ais\u00e9ment dilu\u00e9es dans des p\u00e9rip\u00e9ties drolatiques (le h\u00e9ros, chang\u00e9 en rongeur, vit des aventures pr\u00e9figurant celles de\u00a0<em>Ratatouille<\/em>), ou d\u00e9samorc\u00e9es par les apparitions de Rowan Atkinson (Mr. Bean), mais\u00a0<strong>le film n\u2019en \u00e9chappe pas moins \u00e0 l\u2019\u00e9cueil du conte \u00e9dulcor\u00e9<\/strong>. Ce peut \u00eatre encore le fait d\u2019un d\u00e9cadrage impromptu, d\u2019un gros plan captant l\u2019expression grotesque d\u2019un visage\u2026Tout est bien qui finit bien, mais le chemin emprunt\u00e9 pour arriver jusque-l\u00e0 aura connu quelques vibrations singuli\u00e8res. O\u00f9 l\u2019on reconna\u00eet la marque de deux auteurs, Dahl (pour lequel&nbsp;<strong>l\u2019irruption du merveilleux ne va pas sans un soup\u00e7on d\u2019humour noir<\/strong>) et Roeg (dont le film demeure, \u00e0 ce jour, l\u2019unique incursion dans le cin\u00e9ma pour enfants), dont la rencontre accouche d\u2019un&nbsp;<strong>r\u00e9cit teint\u00e9 d\u2019une douce inqui\u00e9tude. \/ Thomas Fouet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>Coraline<\/em>\u00a0(Henry Selick, 2009) : \u00c0 PARTIR DE 9 ANSSi l\u2019on consid\u00e8re le cin\u00e9ma comme un formidable pourvoyeur d\u2019\u00e9motions de toutes sortes, peut-il aussi faire peur aux enfants ? Ou plut\u00f4t : les enfants ont-ils la capacit\u00e9 d\u2019avoir peur au cin\u00e9ma ? Il n\u2019est bien s\u00fbr pas question de les effrayer en jouant sur la r\u00e9pulsion ou la sid\u00e9ration, mais de les inviter \u00e0 jouer \u00e0 ressentir une inqui\u00e9tude diffuse, \u00e0 s\u2019immerger dans une atmosph\u00e8re \u00e9trange. Bref, \u00e0 faire un tour en train fant\u00f4me.<em>Les Autres<\/em>\u00a0(Alejandro Amen\u00e1bar, 2001) : \u00c0 PARTIR DE 12 ANSAvec&nbsp;<em>Les Autres<\/em>, Alejandro Amen\u00e1bar signe&nbsp;<strong>un film d\u2019angoisse intimiste et d\u2019un classicisme \u00e9tonnant<\/strong>. Un film nourri de r\u00e9f\u00e9rence assum\u00e9es \u00e0 des classiques de l\u2019\u00e9pouvante (<em>Les Innocents<\/em>,&nbsp;<em>La Maison du diable<\/em>), qui revient aux recettes d\u2019un&nbsp;<strong>frisson \u00e0 l\u2019ancienne, fond\u00e9 sur la suggestion et non sur les effets sp\u00e9ciaux<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>Le r\u00e9sultat est superbe.<\/strong>&nbsp;D\u2019une part Amen\u00e1bar joue avec nos nerfs de mani\u00e8re m\u00e9ticuleuse et experte, mais ce n\u2019est pas le principal. En d\u00e9lestant le fantastique de toute la pacotille habituelle, il nous plonge&nbsp;<strong>aux sources m\u00eames de nos frayeurs enfantines<\/strong>. Et puis surtout, bonus inestimable, il nous entra\u00eene dans un vrai drame psychologique absolument bouleversant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Halloween, ce n&rsquo;est pas que pour les adultes : de H\u00f4tel Transylvanie \u00e0 Fog en passant par Coraline ou Edward aux mains d&rsquo;argent, voici dix id\u00e9es de films \u00e0 regarder en famille.Les films peuvent faire peur. 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