{"id":40346,"date":"2025-12-06T15:54:57","date_gmt":"2025-12-06T14:54:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/?p=40346"},"modified":"2025-12-06T15:55:01","modified_gmt":"2025-12-06T14:55:01","slug":"voici-onze-beaux-livres-incontournables-a-soffrir-a-noel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/voici-onze-beaux-livres-incontournables-a-soffrir-a-noel\/","title":{"rendered":"Voici onze beaux livres incontournables \u00e0 (s&rsquo;)offrir \u00e0 No\u00ebl"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"\">Photographie, peinture, cirque, litt\u00e9rature&#8230; Les beaux livres subliment les \u0153uvres et leur donnent une tout autre dimension. Au-del\u00e0 de l&rsquo;esth\u00e9tique et de la force graphique, ils cr\u00e9ent ce lien privil\u00e9gi\u00e9 avec les lecteurs. Cette s\u00e9lection s&rsquo;est \u00e9largie \u00e0 de nombreuses disciplines.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0France. Un album de famille\u00a0\u00bb&nbsp;: des visages et des personnes<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"\">Cela fait du bien de redescendre du ciel pour se retrouver avec les siens, les humains, peu importe d&rsquo;o\u00f9 ils viennent,<em>&nbsp;\u00ab\u00a0les Fran\u00e7ais et ceux qui vivent en France\u00a0\u00bb.<\/em>&nbsp;R\u00e9sultat&nbsp;: un livre de photos impressionnant,&nbsp;<em>France.&nbsp;Un album de famille,<\/em>&nbsp;dans tous les sens du terme, qui raconte et dit la France de la plus belle des mani\u00e8res.&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.franceinfo.fr\/replay-radio\/l-invite-culture-1\/yann-arthus-bertrand-j-ai-envie-de-photographier-l-amour_7560319.html\">Yann Arthus-Bertrand<\/a>&nbsp;a sillonn\u00e9 l&rsquo;Hexagone pendant deux&nbsp;ans avec un studio photo mobile. Au plus pr\u00e8s des gens. \u00ab\u00a0<em>D\u00e9finitivement, les visages m&rsquo;int\u00e9ressent beaucoup plus que les paysages. En photographiant les Fran\u00e7ais, je me sens vraiment \u00e0 ma place de photographe documentariste. J&rsquo;ai d\u00e9velopp\u00e9 en moi une esp\u00e8ce d&rsquo;amour inconditionnel pour les Fran\u00e7ais. Chaque personne est unique et rend sa photo unique. J&rsquo;en ai pleinement conscience\u00a0\u00bb,<\/em>&nbsp;explique-t-il dans son avant-propos. Pr\u00e8s de 1&nbsp;000&nbsp;photos r\u00e9unies dans cet ouvrage d&rsquo;environ 3&nbsp;kg sont document\u00e9es. L&rsquo;historien et d\u00e9mographe Herv\u00e9 Le&nbsp;Bras, co-auteur de l&rsquo;ouvrage, donne \u00e0 l&rsquo;ensemble une dimension historique. Cette fresque photographique est bouleversante d&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0France. Un album de famille\u00a0\u00bb,\u00a0Yann Arthus-Bertrand, Herv\u00e9 Le\u00a0Bras, Actes Sud, 800\u00a0pages, 49,90\u00a0euros<\/strong>Le Grand Livre du Cirque Plume\u00a0\u00bb, 40&nbsp;ans de libert\u00e9 et de po\u00e9sie sous chapiteau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Pour qui a d\u00e9couvert il y a quarante<em>&nbsp;<\/em>ans que le cirque n&rsquo;\u00e9tait pas lion en cage, clowns rieurs et tristes, exploits de voltige et frissons, pour qui est venu depuis 1985, sous les chapiteaux du Cirque Plume, cet ouvrage illustr\u00e9 de 417<em>&nbsp;<\/em>photographies le plongera dans les souvenirs de po\u00e9sie, de voltige invent\u00e9e et de fr\u00e9n\u00e9sie musicale. \u00ab\u00a0<em>Nos d\u00e9sirs de cirque sont n\u00e9s du cin\u00e9ma de Fellini, de la litt\u00e9rature, de Brecht, de Samuel Beckett ou d&rsquo;Andre\u00ef Tarkovski. N\u00e9s de la musique, de Satie, de Bach ou des Beatles, et de la danse. N\u00e9s des souvenirs de la stup\u00e9faction de d\u00e9couvrir les montreurs de kangourous ou les avaleurs de feu \u00e0 la sortie de nos \u00e9coles primaires des ann\u00e9es&nbsp;1950.\u00a0\u00bb&nbsp;<\/em>Une belle et illustre g\u00e9n\u00e9alogie que raconte Bernard Kudlak cofondateur et directeur artistique du Cirque<em>&nbsp;<\/em>Plume.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Cette bande de saltimbanques \u00e9pris de libert\u00e9 de cr\u00e9ation a r\u00e9volutionn\u00e9 le cirque (en compagnie d&rsquo;Archaos ou d&rsquo;Aligre) et le spectacle de rue. Eux qui \u00ab\u00a0<em>venus de familles ouvri\u00e8res, on n&rsquo;\u00e9tait pas invit\u00e9s au festin\u2026\u00a0\u00bb&nbsp;<\/em>ont pli\u00e9 le chapiteau il y a cinq<em>&nbsp;<\/em>ans (covid oblige), nous les retrouvons comme de vieux camarades de spectacle. Ce fut une aventure collective, un art de vivre et un doux combat.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Tout est a\u00e9rien, l\u00e9ger, comme ce vent dans les voiles du chapiteau dans \u00ab\u00a0<em>ce po\u00e8me en images et en mots\u00a0\u00bb<\/em>, dit Kudlak.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Le Grand Livre du Cirque Plume, 40<em>\u00a0<\/em>ans de cr\u00e9ation et d&rsquo;aventures circassiennes\u00a0\u00bb de Bernard Kudlak,\u00a0L&rsquo;imprimeur Simon,\u00a0358<em>\u00a0<\/em>pages, 54<em>\u00a0<\/em>euros<\/strong>Les Contemplations\u00a0\u00bb de Victor Hugo illustr\u00e9es par les d\u00e9buts de la photographie, un long po\u00e8me exalt\u00e9 et lumineux<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>Les Contemplations illustr\u00e9es par les d\u00e9buts de la photographie&nbsp;<\/em>aux \u00e9ditions Diane de Selliers est un voyage litt\u00e9raire et photographique dans les mots vibrants et exalt\u00e9s de Victor Hugo, accompagn\u00e9s par<em>&nbsp;<\/em>les<em>&nbsp;<\/em>d\u00e9buts hasardeux et po\u00e9tiques des photographes d\u00e9couvrant ce nouvel art entre 1826 et 1910.&nbsp;Cela fourmille de romantisme, de rochers balay\u00e9s par les vagues, de nature apais\u00e9e, de silhouettes f\u00e9minines floues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>Les Contemplations,<\/em>&nbsp;ce recueil de po\u00e8mes \u00ab\u00a0monstre\u00a0\u00bb, est une plong\u00e9e dans le lyrisme<em>&nbsp;<\/em>de Hugo. Il dit d&rsquo;elles que ce sont<em>&nbsp;\u00ab\u00a0les m\u00e9moires de l&rsquo;\u00e2me\u00a0\u00bb,<\/em>&nbsp;ce pourrait \u00eatre une autobiographie po\u00e9tique.<em>&nbsp;<\/em>Ces mots vibrent et l&rsquo;\u00e9ditrice Diane de Selliers, dans la pr\u00e9face, rapproche la fragilit\u00e9, le tremblement, le myst\u00e8re des premi\u00e8res photographies au lyrisme et \u00e0 la f\u00e9brilit\u00e9 des mots de Hugo. Nous pourrions parler de vibrations communes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Quatre exemples illustrent la juste association de ces photographies avec&nbsp;<em>Les&nbsp;Contemplations<\/em>, parmi les 400<em>&nbsp;<\/em>pages de ce magnifique livre d&rsquo;art, cher (230<em>&nbsp;<\/em>euros), mais aussi puissant qu&rsquo;un po\u00e8me de Hugo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Les Contemplations de Victor Hugo illustr\u00e9es par les d\u00e9buts de la photographie\u00a0\u00bb, 92\u00a0po\u00e8mes choisis des\u00a0<em>Contemplations\u00a0<\/em>de Victor Hugo. Introductions de Florence Naugrette et d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne Orain Pascali, 120\u00a0photographies r\u00e9alis\u00e9es entre 1826 et 1910, \u00e9ditions Diane de Selliers. 400\u00a0pages, 230\u00a0euros.<\/strong>Avec \u00ab\u00a0Winterland\u00a0\u00bb et ses photographies enneig\u00e9es, Christophe Jacrot alerte sur le monde fragile de l&rsquo;hiver<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Si vous devenez nostalgique des paysages enneig\u00e9s de votre enfance, des bagarres de boules de neige au premier jour de d\u00e9cembre et du silence qu&rsquo;imposent ces panoramas soudain blanchis, jetez-vous sur&nbsp;<em>Winterland<\/em>, r\u00e9cit en images de Christophe Jacrot qui voue une passion pour la neige en photographie.&nbsp;<em>Winterland.&nbsp;<\/em><em>The colors of snow,&nbsp;<\/em>l&rsquo;ouvrage est \u00e9dit\u00e9 chez teNeues&nbsp;Verlang.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Parfois, chez un photographe, c&rsquo;est dans les citations qu&rsquo;il faut chercher la d\u00e9marche. Christophe Jacrot cite Camus en exergue de son ouvrage.&nbsp;<em>\u00ab\u00a0Au milieu de l&rsquo;hiver, j&rsquo;apprenais enfin qu&rsquo;il y avait en moi un \u00e9t\u00e9 invincible.\u00a0\u00bb&nbsp;<\/em>Ses paysages captur\u00e9s en Norv\u00e8ge, en Islande et en Russie racontent cette nature enfouie sous les flocons qui rena\u00eetra une fois l&rsquo;hiver disparu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Le photographe nous confie que sa fascination pour la neige date d&rsquo;il y a longtemps<em>&nbsp;<\/em>:&nbsp;<em>\u00ab\u00a0Peut-\u00eatre mon enfance\u2026 Sinon cette passion est \u00e0 relier avec mon go\u00fbt du mauvais temps. Hong&nbsp;Kong sous la pluie, New&nbsp;York et ses temp\u00eates de neige se sont impos\u00e9s \u00e0 moi. Deux puissances qui s&rsquo;affrontent, la ville arrogante et la temp\u00eate toute en puissance. Puis, il y a eu l&rsquo;Islande.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Chaque image de Christophe Jacrot raconte une histoire. La peur et les \u00e9l\u00e9ments en furie, comme dans la cit\u00e9 mini\u00e8re de Norilsk, construite sous Staline par des d\u00e9tenus du goulag \u00e0 200<em>&nbsp;<\/em>kilom\u00e8tres au nord du cercle polaire arctique, le photographe \u00e9crit<em>&nbsp;<\/em>: \u00ab\u00a0<em>J&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;\u00eatre pris dans une temp\u00eate&nbsp;<\/em><em>de neige comme seule la Sib\u00e9rie en conna\u00eet. Il m&rsquo;a parfois fallu marcher&nbsp;<\/em><em>\u00e0 quatre pattes pour ne pas tomber.\u00a0\u00bb&nbsp;<\/em>La photographie comme sport de combat.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Winterland. The colors of snow\u00a0\u00bb, \u00e9ditions TeNeus<\/strong>\u00a0<strong>Verlag, 205<em>\u00a0<\/em>pages, 120<em>\u00a0<\/em>photographies,\u00a065<em>\u00a0<\/em>euros.<\/strong>Le Louvre et ses chiens\u00a0\u00bb, un bestiaire canin en peinture<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Voici comment une dr\u00f4le d&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un homme de l&rsquo;art contemporain, qui a dirig\u00e9&nbsp;le&nbsp;Palais Grassi&nbsp;et la&nbsp;Punta della Dogana pour les&nbsp;Pinault Collection \u00e0 Venise,&nbsp;peut ainsi devenir un savoureux catalogue. Au fil des 351&nbsp;pages aux reproductions irr\u00e9prochables, le lecteur croise des setters et des \u00e9pagneuls sur toile, des bouledogues en quartz ou des molosses en marbre. Martin Bethenod est parti \u00e0 la chasse aux chiens dans les trav\u00e9es, coursives, salles et couloirs du plus grand mus\u00e9e du monde, le Louvre. Un connaisseur du chien, Martin Bethenod. On lui doit aussi un&nbsp;<em>Yves Saint Laurent et ses chiens<\/em>, paru en 2024 aux \u00e9ditions Norma.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Il a, au d\u00e9but de la recherche, d\u00e9nombr\u00e9 2&nbsp;789&nbsp;occurrences du mot \u00ab\u00a0chien\u00a0\u00bb dans la base de donn\u00e9es des collections du Louvre. Les chiens&nbsp;<em>\u00ab\u00a0nous aident \u00e0 regarder s\u00e9rieusement les choses l\u00e9g\u00e8res et gaiement les choses s\u00e9rieuses\u00a0\u00bb,<\/em>&nbsp;\u00e9crit Martin Bethenot.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Les chiens sont des symboles. En \u00c9gypte, c&rsquo;est Baaka, aux oreilles tombantes, qui est le messager de la route apr\u00e8s la mort du pharaon, donc repr\u00e9sent\u00e9 sur les tombeaux. En Gr\u00e8ce, c&rsquo;est Cerb\u00e8re, que seul H\u00e9racl\u00e8s sait dompter.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Parfois, la beaut\u00e9 surgit \u2013&nbsp;comme avec ce l\u00e9vrier \u00e9trusque en marbre, inqui\u00e9tant de v\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u2013 ou la tendresse s&rsquo;invite avec ce Goya, \u00ab\u00a0l&rsquo;enfant bleu\u00a0\u00bb tenant en laisse un chiot.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Et pour parler record, c&rsquo;est Paul V\u00e9ron\u00e8se qui l&#8217;emporte&nbsp;: vous avez le temps mais il vous faudra d\u00e9couvrir les six&nbsp;chiens peints dans&nbsp;<em>Les Noces de Cana<\/em>. Rendons justice aux chats, il en existe un dans le coin gauche de cette fresque de 7&nbsp;m\u00e8tres sur&nbsp;10.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Avec ce recueil, le chien guidera vos pas pour visiter le mus\u00e9e diff\u00e9remment.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Le Louvre et ses chiens\u00a0\u00bb,\u00a0Martin Bethenod,\u00a0Norma \u00e9ditions &amp;\u00a0mus\u00e9e du Louvre,\u00a0352\u00a0pages, 250\u00a0illustrations environ, 39\u00a0euros.<\/strong>\u00ab\u00a0Monet. Par-del\u00e0 l&rsquo;horizon\u00a0\u00bb de Marianne Mathieu<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">La couverture en toile imprim\u00e9e de ce livre au format impressionnant est une invitation \u00e0 la caresse. Sa reliure \u00ab\u00a0\u00e0 la suisse\u00a0\u00bb forme comme un coffret abritant une monographie tr\u00e8s compl\u00e8te de Claude Monet avec une multitude de tableaux superbement reproduits. Le texte est sign\u00e9 par l&rsquo;historienne de l&rsquo;art Marianne Mathieu, l&rsquo;une des meilleures sp\u00e9cialistes de ce peintre et de l&rsquo;impressionnisme. Elle le portraiture notamment comme \u00ab\u00a0<em>un autodidacte et un rebelle, le chantre du plein air int\u00e9gral<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><br>Membre du Comit\u00e9&nbsp;Monet, qui attribue les \u0153uvres, l&rsquo;historienne refait le chemin de vie du ma\u00eetre de Giverny en s&rsquo;appuyant sur ses toiles iconiques (<em>Impression, soleil levant, Les<strong>&nbsp;<\/strong>Cath\u00e9drales, Les<strong>&nbsp;<\/strong>Nymph\u00e9as<\/em>) mais \u00e9galement sur des \u0153uvres moins connues et parfois surprenantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">L&rsquo;ann\u00e9e 2026 c\u00e9l\u00e9brera le centenaire de la mort de Monet, le 5<strong>&nbsp;<\/strong>d\u00e9cembre<strong>&nbsp;<\/strong>1926. En quatre-vingt-six<strong>&nbsp;<\/strong>ans, dont soixante-dix pass\u00e9s un pinceau \u00e0 la main, qu&rsquo;a-t-il apport\u00e9 \u00e0 la peinture&nbsp;? La question est au c\u0153ur de cet ouvrage magistral, sur la forme comme sur le fond.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Monet. Par-del\u00e0 l&rsquo;horizon\u00a0\u00bb de Marianne Mathieu, \u00e9ditions Hazan. Livre papier (29&#215;36\u00a0cm), 280\u00a0pages, 120\u00a0euros et\u00a0<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=vgsgQ33lDIY\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c9dition Prestige num\u00e9rot\u00e9e(Nouvelle fen\u00eatre)<\/a>\u00a0incluant un tirage de l&rsquo;\u0153uvre\u00a0<em>Le Bassin aux nymph\u00e9as, harmonie verte,\u00a0<\/em>175\u00a0euros.<\/strong>\u00ab\u00a0Mon Paris de toujours\u00a0\u00bb de Marin Montagut<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">\u00ab\u00a0<em>Lorsque je suis arriv\u00e9 \u00e0 Paris, \u00e0 19<strong>&nbsp;<\/strong>ans, sans carte ni rep\u00e8res, j&rsquo;ai parcouru la ville \u00e0 la recherche de ses secrets<\/em>.\u00a0\u00bb Ainsi commence ce livre d\u00e9licieusement d\u00e9suet aux faux airs d&rsquo;almanach. L&rsquo;auteur est illustrateur et designer. Il tient aussi boutique \u00e0 Paris, pr\u00e8s du jardin du Luxembourg, pour vendre ses cr\u00e9ations, des objets qui manquent \u00e0 son quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">En 2018, avec In\u00e8s de La Fressange, il avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9&nbsp;<em>Sous les toits de Paris,<\/em>&nbsp;puis en 2021,&nbsp;<em>Le Paris merveilleux de Marin Montagut,&nbsp;<\/em>traduit en sept<strong>&nbsp;<\/strong>langues. Il pr\u00e9sente son nouveau carnet comme \u00ab\u00a0<em>un voyage dans le temps<\/em>\u00ab\u00a0. Ce fl\u00e2neur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9 recense, arrondissement par arrondissement, quelque 475<strong>&nbsp;<\/strong>adresses d&rsquo;artisans, d&rsquo;antiquaires, de bars, de restaurants, de passages secrets de la capitale glan\u00e9es au cours de ses p\u00e9r\u00e9grinations. Certaines sont vieilles de plusieurs si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Il illustre chaque page par des aquarelles originales et des gravures anciennes issues de catalogues des ann\u00e9es<strong>&nbsp;<\/strong>1900. L&rsquo;herboristerie de la place Clichy, le barbier de la rue Saint-Claude, la bo\u00eete de soldats de la rue Violet, l&rsquo;argenterie d&rsquo;antan du m\u00e9tro Bastille, la br\u00fblerie des Gobelins, le Roi du pot-au-feu de la rue Vignon ou encore le plus ancien man\u00e8ge de Paris con\u00e7u par Charles Garnier, l&rsquo;architecte de l&rsquo;Op\u00e9ra de Paris&#8230; Un inventaire \u00e0 la Pr\u00e9vert r\u00e9jouissant. Pour tous les amoureux de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Mon Paris de toujours\u00a0\u00bb de Marin Montagut, \u00e9ditions Flammarion, publi\u00e9 le 12\u00a0novembre\u00a02025, 304\u00a0pages, 29,90\u00a0euros. \u00c9galement disponible en langue anglaise en Grande-Bretagne et aux \u00c9tats-Unis.<\/strong>L&rsquo;Art moderne des pays scandinaves\u00a0\u00bb de Serge Fauchereau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Ce livre, petit mais \u00e9pais, de plus de 400<strong>&nbsp;<\/strong>pages, constitue la&nbsp;premi\u00e8re synth\u00e8se de cette ampleur en langue fran\u00e7aise consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;art moderne de cinq pays<strong>&nbsp;<\/strong>: le Danemark, la Finlande, l&rsquo;Islande, la Norv\u00e8ge et la Su\u00e8de.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">R\u00e9unis sous l&rsquo;appellation de \u00ab\u00a0scandinaves\u00a0\u00bb, ils sont \u00ab\u00a0<em>certes voisins, mais chacun avec sa propre culture, sa propre langue et sa propre histoire,&nbsp;<\/em>pr\u00e9cise l&rsquo;auteur, l&rsquo;historien de l&rsquo;art Serge Fauchereau.&nbsp;<em>Quand on les compare, on d\u00e9couvre que les points communs ne sont pas si nombreux<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Il se concentre, pays par pays, sur la p\u00e9riode allant du milieu des ann\u00e9es<strong>&nbsp;<\/strong>1870 au d\u00e9but des ann\u00e9es<strong>&nbsp;<\/strong>1950, met en lumi\u00e8re la singularit\u00e9 de ces cr\u00e9ateurs venus du froid (dont&nbsp;Edvard Munch,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.franceinfo.fr\/culture\/coups-de-coeur-culture\/la-lecon-de-cadrage-du-peintre-norvegien-christian-krohg-au-musee-d-orsay_7149009.html\">Christian Krohg<\/a>, Harriet Backer, Hilma af Klint,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.franceinfo.fr\/culture\/arts-expos\/les-animaux-sauvages-du-peintre-suedois-bruno-liljefors-s-invitent-au-petit-palais_6810328.html\">Bruno Liljefors<\/a>, Anders Zorn) et fait le lien avec le reste de l&rsquo;art mondial. Tr\u00e8s document\u00e9e et bien illustr\u00e9e, cette \u00ab\u00a0bible\u00a0\u00bb s\u00e9duira les experts comme les n\u00e9ophytes s&rsquo;int\u00e9ressant \u00e0 la culture nordique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0L&rsquo;Art moderne des pays scandinaves\u00a0\u00bb de Serge Fauchereau, Flammarion, publi\u00e9 le 15<\/strong>\u00a0<strong>octobre<\/strong>\u00a0<strong>2025, 464<\/strong>\u00a0<strong>pages, 204&#215;265 cm,\u00a060<\/strong>\u00a0<strong>euros.<\/strong>\u00ab\u00a0Matali Crasset Autrement\u00a0\u00bb, un panorama des r\u00e9alisations de la \u00ab\u00a0designeureuse\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Quiconque a pass\u00e9 quelques heures au moins dans un lieu ou un espace con\u00e7u par Matali Crasset le sait&nbsp;: la notion de spatialisation n&rsquo;est plus la m\u00eame&nbsp;; les couleurs, les mati\u00e8res, l&rsquo;agencement et la modularit\u00e9 du mobilier, mais aussi le dialogue avec l&rsquo;environnement ext\u00e9rieur, tout se r\u00e9pond avec justesse et fluidit\u00e9. De sorte que c&rsquo;est une exp\u00e9rience que l&rsquo;on n&rsquo;oublie pas. Nourrie de lectures philosophiques, sociologiques et \u00e9cologiques, celle qui se d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0<em>designeureuse<\/em>\u00a0\u00bb et consid\u00e8re le design comme \u00ab\u00a0<em>de l&rsquo;anthropologie appliqu\u00e9e<\/em>\u00ab\u00a0, invite \u00e0 changer notre relation \u00e0 l&rsquo;habitat. Sa d\u00e9marche engag\u00e9e, au plus pr\u00e8s des habitants, des savoir-faire locaux et des territoires, cherche \u00e0 remettre du sens et \u00e0 restaurer l&rsquo;esprit de communaut\u00e9 dans \u00ab\u00a0<em>notre monde ab\u00eem\u00e9<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Ce bel ouvrage qui se lit \u00e0 l&rsquo;horizontal pr\u00e9sente, en textes et en photos, 80\u00a0projets durables et\/ou \u00e9co-con\u00e7us de Matali Crasset, tous tr\u00e8s diff\u00e9rents, et pourtant li\u00e9s par les valeurs qui la portent. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une petite maison sans fondations en pleine for\u00eat pour observer faune, flore et oiseaux, d&rsquo;une vieille bastide du XVe\u00a0si\u00e8cle r\u00e9nov\u00e9e, de logements sociaux sobres en \u00e9nergie dot\u00e9s de petites serres pour cultiver ses l\u00e9gumes, d&rsquo;une citadelle aux portes du d\u00e9sert tunisien, d&rsquo;espaces cr\u00e9atifs et ludiques pour enfants, de librairies ou de manufactures, on reconna\u00eet sa patte. Car tous sont plac\u00e9s sous le sceau de la solidarit\u00e9, de la bienveillance et du respect du vivant que sont les marqueurs de son travail. Inspirant.<strong><br><br>\u00ab\u00a0Matali Crasset Autrement\u00a0\u00bb, textes de Genevi\u00e8ve Gallot (La Martini\u00e8re, 112\u00a0pages, 32,50\u00a0euros)<\/strong>Bowie hors cadre\u00a0\u00bb du photographe Philippe Auliac, un regard pr\u00e9cieux sur l&rsquo;idole aux mille visages<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0le paparazzi du rock\u00a0\u00bb, Philippe Auliac fut d&rsquo;abord un fan de rock avant de devenir photographe. Ce m\u00e9tier \u00e9tait pour lui le plus court chemin pour approcher de pr\u00e8s ses h\u00e9ros. Sa premi\u00e8re photo de David Bowie, il la r\u00e9alise en 1976, sur le quai de la gare Victoria de Londres. Il a 19&nbsp;ans et vient d&rsquo;\u00eatre accr\u00e9dit\u00e9 photographe par la maison de disques&nbsp;RCA. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une collaboration \u00e9pisodique \u00e9tal\u00e9e sur trois d\u00e9cennies, durant lesquelles il s&rsquo;est efforc\u00e9 d&rsquo;immortaliser, documenter et c\u00e9l\u00e9brer son idole d\u00e8s qu&rsquo;il le pouvait. Car Philippe Auliac est aussi un collectionneur passionn\u00e9&nbsp;\u2013 tickets de concerts, articles de presse, disques pirates, merchandising&nbsp;: rien ne lui \u00e9chappe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\">Ce beau livre riche de 150&nbsp;photographies de Bowie et de son entourage \u2013&nbsp;notamment de rares photos d&rsquo;Iggy Pop en fin d&rsquo;ouvrage&nbsp;\u2013 vaut autant pour les superbes images que pour le texte. Car l&rsquo;auteur, qui a photographi\u00e9 Bowie aussi bien sur que hors sc\u00e8ne, est un t\u00e9moin rare des nombreuses venues en France du Thin White Duke. De Roissy au Pavillon de Paris, du ch\u00e2teau d&rsquo;H\u00e9rouville au Plaza Ath\u00e9n\u00e9e, des plateaux de t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 la bo\u00eete de nuit chez Castel, Philippe Auliac nous livre ses impressions avec moult anecdotes et nous montre les mille et un visages de l&rsquo;artiste&nbsp;\u2013 Bowie barbu, quelle classe&nbsp;! Le regard de l&rsquo;auteur, \u00e0 la fois intime et distanc\u00e9, est pr\u00e9cieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Bowie hors cadre\u00a0\u00bb de Philippe Auliac (Harper Collins, 304\u00a0pages, 39\u00a0euros)<\/strong>Terre des hommes\u00a0\u00bb&nbsp;: quand Riad Sattouf rencontre Antoine de Saint-Exup\u00e9ry<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><em>\u00ab\u00a0J&rsquo;esp\u00e8re apporter ma petite pierre au mythe Saint-Exup\u00e9ry&nbsp;: permettre \u00e0 une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de lectrices et de lecteurs de d\u00e9couvrir ce texte magnifique, plein d&rsquo;aventures humaines et d&rsquo;\u00e9motions&nbsp;\u2013 afin qu&rsquo;il leur donne, \u00e0 eux aussi, l&rsquo;envie de vivre le c\u0153ur battant&nbsp;!\u00a0\u00bb,<\/em>&nbsp;invite l&rsquo;auteur de&nbsp;<em>L&rsquo;Arabe du futur.<\/em>&nbsp;La rencontre entre Riad Sattouf et Antoine de Saint-Exup\u00e9ry se fait \u00e0 travers&nbsp;<em>Terre des hommes,<\/em>&nbsp;publi\u00e9 en 1939. Pour le dessinateur, le roman est&nbsp;<em>\u00ab\u00a0un texte fondateur qu&rsquo;il ne cesse de relire depuis l&rsquo;adolescence\u00a0\u00bb.&nbsp;<\/em>Comment revisiter<em>&nbsp;<\/em>le chef-d&rsquo;\u0153uvre qui raconte l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;auteur du&nbsp;<em>Petit&nbsp;Prince<\/em>&nbsp;dans l&rsquo;aviation postale&nbsp;? En l&rsquo;enrichissant de 150&nbsp;illustrations. Et le dessin se pr\u00eate aux aventures et aux \u00e9motions, aux \u00e9v\u00e9nements quotidiens et aux voyages int\u00e9rieurs. \u00c9lu Grand Prix du roman de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise,&nbsp;<em>Terre des hommes<\/em>&nbsp;n&rsquo;est pas un roman mais une \u0153uvre autobiographique, riche de plusieurs exp\u00e9riences et r\u00e9flexions. Riad Sattouf rel\u00e8ve le d\u00e9fi avec beaucoup de talent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"\"><strong>\u00ab\u00a0Terre des hommes\u00a0\u00bb, Saint-Exup\u00e9ry, illustrations de Riad Sattouf, \u00e9ditions Gallimard, 300&nbsp;pages, 26&nbsp;euros<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Photographie, peinture, cirque, litt\u00e9rature&#8230; Les beaux livres subliment les \u0153uvres et leur donnent une tout autre dimension. Au-del\u00e0 de l&rsquo;esth\u00e9tique et de la force graphique, ils cr\u00e9ent ce lien privil\u00e9gi\u00e9 avec les lecteurs. Cette s\u00e9lection s&rsquo;est \u00e9largie \u00e0 de nombreuses disciplines. \u00ab\u00a0France. 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