{"id":6480,"date":"2017-04-17T11:57:48","date_gmt":"2017-04-17T11:57:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/?p=6480"},"modified":"2017-04-17T11:57:49","modified_gmt":"2017-04-17T11:57:49","slug":"turquie-victoire-etriquee-lhyperpresident-erdogan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/turquie-victoire-etriquee-lhyperpresident-erdogan\/","title":{"rendered":"En Turquie, victoire \u00e9triqu\u00e9e pour l\u2019hyperpr\u00e9sident Erdogan"},"content":{"rendered":"<p>\n\tC&rsquo;est une victoire &eacute;troite, lourde d&rsquo;inconnues, que celle remport&eacute;e par Recep Tayyip Erdogan dimanche 16&nbsp;avril lors du r&eacute;f&eacute;rendum&nbsp;destin&eacute; &agrave; instaurer une &laquo;&nbsp;hyperpr&eacute;sidence&nbsp;&raquo;, donnant au chef de l&rsquo;Etat des pouvoirs sans pr&eacute;c&eacute;dent, lui permettant de&nbsp;contr&ocirc;ler&nbsp;l&rsquo;ex&eacute;cutif mais aussi tr&egrave;s largement le l&eacute;gislatif et le judiciaire. Le oui l&rsquo;a emport&eacute; avec 51,3&nbsp;% des suffrages,&nbsp;selon des r&eacute;sultats non encore d&eacute;finitifs. Loin du pl&eacute;biscite escompt&eacute; il y a encore quelques mois par celui que ses partisans appellent &laquo;&nbsp;reis&nbsp;&raquo; (le chef) et qui se sentait renforc&eacute; apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec du coup d&rsquo;Etat militaire de juillet&nbsp;2016. Pr&egrave;s de 25&nbsp;millions d&rsquo;&eacute;lecteurs turcs ont vot&eacute; pour les dix-huit amendements &agrave; la Constitution, soit 1,5&nbsp;million de plus que ceux qui les ont rejet&eacute;s.\n<\/p>\n<p>\n\tS&rsquo;adressant &agrave; plusieurs centaines de ses supporteurs r&eacute;unis devant son palais de Tarabya, sur la rive europ&eacute;enne du Bosphore, M.&nbsp;Erdogan a &eacute;voqu&eacute; une&nbsp;&laquo;&nbsp;victoire historique&nbsp;&raquo;&nbsp;en insistant sur le r&ocirc;le&nbsp;&laquo;&nbsp;d&eacute;cisif&nbsp;&raquo;&nbsp;du vote des Turcs de l&rsquo;&eacute;tranger.&nbsp;&laquo;&nbsp;Le 16&nbsp;avril est une victoire pour la&nbsp;Turquie&nbsp;pour ceux qui ont vot&eacute; oui et pour ceux qui ont vot&eacute; non&nbsp;&raquo;, a-t-il clam&eacute;.\n<\/p>\n<p>\n\t&laquo;&nbsp;Le pays a pris une d&eacute;cision historique&nbsp;&raquo;,&nbsp;s&rsquo;est f&eacute;licit&eacute; le chef de l&rsquo;Etat, tout en mettant en garde tous ceux qui contesteraient le r&eacute;sultat de la consultation.&nbsp;&laquo;&nbsp;Tout&nbsp;le monde&nbsp;devrait&nbsp;respecter&nbsp;la d&eacute;cision de notre nation, en particulier nos alli&eacute;s&nbsp;&raquo;,&nbsp;a-t-il insist&eacute; alors que les Europ&eacute;ens n&rsquo;ont pas cach&eacute; leurs inqui&eacute;tudes sur une r&eacute;forme constitutionnelle qui remet en cause nombre des principes de l&rsquo;Etat de droit et notamment la s&eacute;paration des pouvoirs.\n<\/p>\n<p>\n\tDivisions internes accrues\n<\/p>\n<p>\n\tLe caract&egrave;re pour le moins &eacute;triqu&eacute; de la victoire du oui repr&eacute;sente un v&eacute;ritable camouflet pour l&rsquo;homme fort de la Turquie. Le non gagne en effet dans les grandes villes du pays, &agrave;&nbsp;commencer&nbsp;par Istanbul, dont M. Erdogan fut le maire, et Ankara. C&rsquo;est un signal fort car ces deux&nbsp;villes&nbsp;votent majoritairement depuis 1994 pour les partis islamistes, d&rsquo;abord le Parti de la prosp&eacute;rit&eacute; (Refah, dissous en&nbsp;1998), puis, depuis 2002, pour le Parti de la&nbsp;justice&nbsp;et du&nbsp;d&eacute;veloppement&nbsp;(AKP) de M. Erdogan.\n<\/p>\n<p>\n\tLes habitants de plusieurs quartiers d&rsquo;Istanbul acquis au non &ndash; entre autres &agrave; Besiktas, du c&ocirc;t&eacute; europ&eacute;en du Bosphore, &agrave; Kadik&ouml;y et &agrave; Maltepe, c&ocirc;t&eacute; asiatique &ndash; sont descendus dans la rue pour&nbsp;protester&nbsp;contre la victoire du pr&eacute;sident. A Sisli et &agrave; Cihangir, d&rsquo;autres partisans du non se sont livr&eacute;s &agrave; un concert de casseroles depuis leurs fen&ecirc;tres et leurs balcons, peu apr&egrave;s l&rsquo;annonce des r&eacute;sultats.Ce retournement repr&eacute;sente un avertissement pour le leader de l&rsquo;AKP, qui disposait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;un&nbsp;pouvoir&nbsp;sans &eacute;quivalent depuis Mustafa Kemal Atat&uuml;rk, le fondateur de la R&eacute;publique turque. L&rsquo;AKP et le MHP &ndash; le parti de la droite ultranationaliste dont le chef, Devlet Bah&ccedil;eli, appelait aussi &agrave;&nbsp;voter&nbsp;oui &ndash; avaient rassembl&eacute;, lors des scrutins de novembre&nbsp;2015, 63&nbsp;% des &eacute;lecteurs d&rsquo;Ankara et 62&nbsp;% de ceux d&rsquo;Istanbul. A peine 48&nbsp;% des &eacute;lecteurs de ces deux m&eacute;tropoles ont vot&eacute; pour le oui, soit une perte de plus de 10 points. Au sein m&ecirc;me de l&rsquo;AKP, cette concentration du pouvoir entre les mains d&rsquo;un seul homme a suscit&eacute; une r&eacute;elle inqui&eacute;tude.Le r&eacute;f&eacute;rendum a accru les divisions du pays et la polarisation, toujours plus forte, entre partisans et adversaires de M. Erdogan.&nbsp;&laquo;&nbsp;Il a gagn&eacute; officiellement, mais il a perdu politiquement&nbsp;&raquo;,&nbsp;rel&egrave;ve l&rsquo;universitaire Ahmet Insel, directeur de la prestigieuse revue&nbsp;Birikim. Si, l&eacute;galement, le pr&eacute;sident peut et va&nbsp;mettre&nbsp;en &oelig;uvre sa r&eacute;forme constitutionnelle, sa l&eacute;gitimit&eacute; est s&eacute;rieusement &eacute;corn&eacute;e par le r&eacute;sultat du vote.&nbsp;&laquo;&nbsp;Une r&eacute;forme d&rsquo;une telle ampleur qui bouleverse les fondamentaux de la r&eacute;publique ne peut s&rsquo;appuyer sur une si courte majorit&eacute;, de surcro&icirc;t contest&eacute;e&nbsp;&raquo;,&nbsp;relevait, sur les ondes de CNN T&uuml;rk, Murat Yetkin, directeur du quotidien&nbsp;H&uuml;rriyet Daily News.\n<\/p>\n<p>\n\tLa &laquo;&nbsp;l&eacute;gitimit&eacute; du vote&nbsp;&raquo; en cause\n<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;&eacute;troitesse de la victoire du oui attise les pol&eacute;miques sur les irr&eacute;gularit&eacute;s du scrutin de la part de l&rsquo;opposition, le&nbsp;Parti r&eacute;publicain&nbsp;du peuple (CHP, la&iuml;que) et le Parti d&eacute;mocratique des peuples (HDP, prokurde). Le CHP, principale force de l&rsquo;opposition, a annonc&eacute; qu&rsquo;il allait&nbsp;demander&nbsp;un nouveau d&eacute;compte de la moiti&eacute; des bulletins en d&eacute;non&ccedil;ant des&nbsp;&laquo;&nbsp;actes ill&eacute;gaux&nbsp;&raquo;. La controverse porte sur les bulletins de vote non tamponn&eacute;s par les scrutateurs pr&eacute;sents dans les bureaux.\n<\/p>\n<p>\n\tQuand le d&eacute;compte a commenc&eacute;, le Haut Conseil &eacute;lectoral (YSK) a fait&nbsp;savoir&nbsp;que les bulletins d&eacute;pourvus de tampons seraient consid&eacute;r&eacute;s comme valides, contrairement &agrave; ce qui pr&eacute;valait jusqu&rsquo;ici. Cette d&eacute;cision, v&eacute;ritable entorse &agrave; la pratique habituelle, a &eacute;t&eacute; prise&nbsp;&laquo;&nbsp;&agrave; la demande de repr&eacute;sentants de l&rsquo;AKP&nbsp;&raquo;,&nbsp;a pr&eacute;cis&eacute; Sadi G&uuml;ven, le pr&eacute;sident du YSK.&nbsp;&laquo;&nbsp;Plus d&rsquo;un million et demi de votes douteux ont ainsi &eacute;t&eacute; valid&eacute;s&nbsp;&raquo;, a accus&eacute; Erdal Aksunger, un des vice-pr&eacute;sidents du CHP.&nbsp;&laquo;&nbsp;Celui qui a pris le cheval est d&eacute;j&agrave; parti&nbsp;&raquo;,&nbsp;a lanc&eacute; M. Erdogan, laissant&nbsp;entendre, par le biais de ce proverbe populaire, qu&rsquo;il &eacute;tait trop tard pour&nbsp;contester&nbsp;quoi que ce soit.\n<\/p>\n<p>\n\tDans le sud-est du pays, &agrave; majorit&eacute; kurde, et notamment dans les bastions historiques du HDP, le non l&rsquo;emporte sans surprise mais sans &eacute;clat, avec des scores contrast&eacute;s allant, selon les provinces, de 57,2&nbsp;% &agrave; 72,6&nbsp;% des voix.\n<\/p>\n<p>\n\tLe scrutin de dimanche intervient apr&egrave;s une s&eacute;rie de bouleversements majeurs dont le mouvement kurde ne s&rsquo;est pas relev&eacute;. En deux ans, il a eu &agrave;&nbsp;subir&nbsp;l&rsquo;&eacute;chec des gu&eacute;rillas urbaines men&eacute;es par sa branche&nbsp;arm&eacute;e, qui s&rsquo;est prolong&eacute; par la destruction ou la mise sous coupe r&eacute;gl&eacute;e par les forces de s&eacute;curit&eacute; de villes qui lui &eacute;taient acquises, des vagues d&rsquo;arrestations massives au sein de son encadrement, l&rsquo;emprisonnement du leader du HDP, la vitrine&nbsp;politique&nbsp;du mouvement kurde, le tr&egrave;s populaire Selahattin Demirtas, et la perte de 80 des 102 municipalit&eacute;s kurdes dont il s&rsquo;&eacute;tait empar&eacute; par les urnes au profit d&rsquo;administrateurs nomm&eacute;s par l&rsquo;Etat.\n<\/p>\n<p>\n\tVers un r&eacute;tablissement de la peine de mort&nbsp;?\n<\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; ce&nbsp;contexte&nbsp;d&eacute;favorable et une campagne qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; men&eacute;e &agrave; armes &eacute;gales contre le camp du oui, la carte du non dans le sud-est dessine encore un territoire coh&eacute;rent, &agrave; majorit&eacute; kurde.&nbsp;&laquo;&nbsp;La victoire du non dans des r&eacute;gions kurdes montre qu&rsquo;elles conservent leur identit&eacute;&nbsp;politique, que nous existons en tant que Kurdes et que le changement constitutionnel n&rsquo;est pas l&eacute;gitime&nbsp;&raquo;,&nbsp;estime Osman Baydemir, porte-parole du HDP, ancien maire de Diyarbakir, la capitale officieuse des Kurdes de Turquie.\n<\/p>\n<p>\n\tCependant, le rejet du&nbsp;projet&nbsp;constitutionnel ne se confond pas avec un vote d&rsquo;adh&eacute;sion pour le HDP et la persistance d&rsquo;une enclave kurde hostile au pouvoir ne vaut pas s&eacute;cession. Au sein m&ecirc;me de cette zone et bien que la mesure des irr&eacute;gularit&eacute;s qui ont entach&eacute; le scrutin ne soit pas encore connue,&nbsp;les scores du non restent inf&eacute;rieurs &agrave; ceux obtenus par le HDP lors des &eacute;lections de novembre&nbsp;2015.\n<\/p>\n<p>\n\tSi M. Erdogan gagne, il n&rsquo;en est pas moins politiquement affaibli, y compris sur la sc&egrave;ne internationale. La campagne &eacute;lectorale a fortement d&eacute;grad&eacute; les relations entre le pr&eacute;sident turc et plusieurs dirigeants europ&eacute;ens, dont la chanceli&egrave;re allemande,&nbsp;Angela Merkel, qu&rsquo;il a accus&eacute;e de&nbsp;&laquo;&nbsp;pratiques nazies&nbsp;&raquo;&nbsp;pour&nbsp;avoir&nbsp;refus&eacute; aux officiels d&rsquo;Ankara de&nbsp;mener&nbsp;campagne dans son pays. Cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; M. Erdogan de&nbsp;relancer&nbsp;les hostilit&eacute;s.\n<\/p>\n<p>\n\tFace &agrave; la foule de ses partisans qui, &agrave; Istanbul, scandait des slogans en faveur de la peine de mort, le pr&eacute;sident turc, accompagn&eacute; par sa femme Emine, a promis de&nbsp;&laquo;&nbsp;discuter au plus vite de ce sujet avec le premier ministre&nbsp;[Binali Yildirim]&nbsp;&raquo;.&nbsp;&laquo;&nbsp;Nous pourrions&nbsp;organiser&nbsp;un r&eacute;f&eacute;rendum&nbsp;&raquo;, a-t-il lanc&eacute;. Le retour en vigueur de la peine capitale en Turquie donnerait le coup de gr&acirc;ce au processus d&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; l&rsquo;Union europ&eacute;enne, d&eacute;j&agrave; plong&eacute; dans un coma profond.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est une victoire &eacute;troite, lourde d&rsquo;inconnues, que celle remport&eacute;e par Recep Tayyip Erdogan dimanche 16&nbsp;avril lors du r&eacute;f&eacute;rendum&nbsp;destin&eacute; &agrave; instaurer une &laquo;&nbsp;hyperpr&eacute;sidence&nbsp;&raquo;, donnant au chef de l&rsquo;Etat des pouvoirs sans pr&eacute;c&eacute;dent, lui permettant de&nbsp;contr&ocirc;ler&nbsp;l&rsquo;ex&eacute;cutif mais aussi tr&egrave;s largement le l&eacute;gislatif et le judiciaire. 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