{"id":7632,"date":"2017-10-04T17:08:24","date_gmt":"2017-10-04T17:08:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/?p=7632"},"modified":"2017-10-04T17:08:24","modified_gmt":"2017-10-04T17:08:24","slug":"linsolente-projection-privee-de-the-square-a-beaubourg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/linsolente-projection-privee-de-the-square-a-beaubourg\/","title":{"rendered":"L&rsquo;insolente projection priv\u00e9e de The Square \u00e0 Beaubourg"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLe Centre Pompidou a accueilli la Palme d&#39;or du Su&eacute;dois Ruben &Ouml;stlund qui fustige le monde de l&#39;art contemporain, m&eacute;taphore de notre soci&eacute;t&eacute; sans Dieu ni ma&icirc;tre. Reportage dans les coulisses d&#39;une s&eacute;ance sous tension.\n<\/p>\n<p>\n\tAccueillir cette projection insolente de&nbsp;The Square,&nbsp;mardi soir &agrave;&nbsp;Beaubourg, &eacute;tait-il un geste masochiste, un r&eacute;flexe narcissique ou une contre-attaque maligne de ce sanctuaire de l&#39;art que le film malm&egrave;ne vertement? Un peu les trois, dirait un diplomate qui sait que tout ennemi s&#39;apprivoise. C&#39;est en juillet que le distributeur du film, Bac Films, a organis&eacute; une premi&egrave;re projection pour un tout petit comit&eacute; au Centre Pompidou. Son pr&eacute;sident Serge Lasvignes et le directeur du mus&eacute;e national d&#39;art Moderne Bernard Blist&egrave;ne l&#39;ont vu, ont surv&eacute;cu &agrave; cette satire minimaliste de leur monde et de ses tics, ont valid&eacute; l&#39;id&eacute;e d&#39;une projection publique au c&oelig;ur de leur maison. Cannes a flash&eacute; sur ce tableau impitoyable de nos m&oelig;urs contemporaines qui ont l&acirc;ch&eacute; l&#39;&eacute;glise pour le mus&eacute;e, les enseignements de Dieu pour &laquo;l&#39;esth&eacute;tique relationnelle&raquo; d&eacute;finie par le critique fran&ccedil;ais Nicolas Bourriaud en 1995 (il fait figure de guest star par contumace!). Mardi soir, au sortir de la projection, on sentait une certaine tension dans les &eacute;quipes, soucieuses de m&eacute;nager leur c&oelig;ur de cible: c&#39;est aussi de l&#39;avenir d&#39;un film et des affaires qu&#39;il s&#39;agit.\n<\/p>\n<p>\n\tLe carton d&#39;invitation &eacute;tait carr&eacute;, normal pour la projection priv&eacute;e &agrave; Beaubourg de&nbsp;The Square, satire mordante du cin&eacute;aste su&eacute;dois Ruben &Ouml;stlund qui a remport&eacute; la Palme d&#39;or au dernier&nbsp;Festival de Cannes, royalement remise par Juliette Binoche et le pr&eacute;sident du jury&nbsp;Pedro Almod&oacute;var. Le carton &eacute;tait noir, cisel&eacute; d&#39;un filet blanc, comme un faire-part de d&eacute;c&egrave;s: attention, humour noir! On sait ce que cela peut donner de corrosif, voire de cannibale, en terre scandinave, du terrible&nbsp;Les Idiots, deuxi&egrave;me film vengeur de la &laquo;trilogie c&oelig;ur en or&raquo; du Danois Lars von Trier en 1998, au surr&eacute;aliste&nbsp;Songs from the Second Floor&nbsp;du Su&eacute;dois Roy Andersson en 2000.\n<\/p>\n<p>\n\t&Agrave; droite, &laquo;I Trust People&raquo;, &agrave; gauche &laquo;I Mistrust People&raquo;\n<\/p>\n<p>\n\tD&egrave;s 19h, un tapis rouge &eacute;tait d&eacute;pli&eacute; sur le parvis en pente dessin&eacute; par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers devant le&nbsp;Centre Pompidou. Le service d&#39;ordre, muscl&eacute; et peu civil, ne rigolait pas: on se serrait cru en bas des marches du Bunker de la Croisette, quand s&#39;annonce la mont&eacute;e des marches et qu&#39;il faut montrer patte blanche sous peine d&#39;exclusion imm&eacute;diate. En bas du tapis, un choix: &agrave; droite, &laquo;I&nbsp;Trust People&raquo;, &agrave; gauche &laquo;I&nbsp;Mistrust People&raquo;. La majorit&eacute; des invit&eacute;s sont partis spontan&eacute;ment vers la gauche, France oblige.\n<\/p>\n<p>\n\tTrois salles de projection pour ce film qui croque avec d&eacute;lice le petit monde feutr&eacute; de l&#39;art contemporain et ridiculise ses &eacute;diles auquel l&#39;acteur danois Claes Bang pr&ecirc;te son charme contrit, entre veulerie, fatuit&eacute; et remords. Les premiers arriv&eacute;s &eacute;taient dirig&eacute;s manu militari vers la petite salle sous le Forum (150 places), l&agrave; o&ugrave; sont projet&eacute;s d&#39;ordinaire les films d&#39;auteur et d&#39;artiste, comme, en janvier dernier,&nbsp;Le Carr&eacute; noir&nbsp;d&#39;Olga Sviblova avec Iossif Pasternak en 1988 sur les artistes des greniers, des cuisines et des caves sous l&#39;&egrave;re sovi&eacute;tique.\n<\/p>\n<p>\n\tL&#39;artiste de l&#39;intime surexpos&eacute;,&nbsp;Sophie Calle, se mettait prudemment pr&egrave;s de la sortie et restait &agrave; l&#39;abri de ses lunettes noires.&nbsp;Jack Lang&nbsp;se montrait au contraire, politique toujours, et s&#39;assit au bout des rangs r&eacute;serv&eacute;s par la production &agrave; la &laquo;jet-set artistique&raquo;. L&#39;artiste de la m&eacute;tamorphose,&nbsp;Orlan, &eacute;tait &eacute;gale &agrave; elle-m&ecirc;me, martienne et d&eacute;sarmante avec sa cr&ecirc;te noire et blanche, ses ajouts chirurgicaux qui ont fait de son visage un masque, sa tenue excentrique des ann&eacute;es 1980. Martine et Laurent Dassault, rares collectionneurs pr&eacute;sents sur ce front, &eacute;taient en tenue de soir&eacute;e, comme prescrit sur le carton d&#39;invitation. Et comme la jeune &eacute;quipe du film. Deux autres salles allaient se remplir ensuite, la grande r&eacute;serv&eacute;e aux prestigieuses r&eacute;trospectives de ma&icirc;tres (400 places) et l&#39;Auditorium (150 places).\n<\/p>\n<p>\n\t&laquo;Ceci n&#39;est pas une Palme d&#39;or&raquo;\n<\/p>\n<p>\n\tPile &agrave; l&#39;heure annonc&eacute;e, une d&eacute;l&eacute;gation du Centre Pompidou a escort&eacute; le cin&eacute;aste de 43 ans jusque devant ce petit &eacute;cran modeste, digne d&#39;un cin&eacute;-club d&#39;universit&eacute;. Beau gar&ccedil;on, plein de tonus et d&#39;entrain, Ruben &Ouml;stlund a, pendant dix bonnes minutes, fait son cin&eacute;ma avec humour, racontant de fa&ccedil;on surr&eacute;aliste le principe de ce&nbsp;Square&nbsp;qui symbolise la confiance (perdue) entre les hommes. Sautillant et anxieux, il expliqua que la confiance suppose le don le plus innocent et le plus entier, le mit aussit&ocirc;t en &oelig;uvre devant son public: il d&eacute;posa sa carte Visa Or par terre et la laissa jusqu&#39;&agrave; la fin du film. Le public, interloqu&eacute;, attendait de voir son film pour applaudir. Sur l&#39;&eacute;cran blanc, une citation, &laquo;Ceci n&#39;est pas une Palme d&#39;or&raquo;, citait Magritte et tous les aphorismes de l&#39;art, clin d&#39;&oelig;il aux amateurs.\n<\/p>\n<p>\n\tDurant la projection, les rires furent saccad&eacute;s, brefs, un peu g&ecirc;n&eacute;s, lib&eacute;rateurs comme des soupapes, au gr&eacute; des attaques contre le snobisme parfois intersid&eacute;ral de l&#39;art, la vie sexuelle de nos contemporains, les rapports de force dans la hi&eacute;rarchie bien-pensante, l&#39;absurdit&eacute; des slogans publicitaires, la l&acirc;chet&eacute; humaine en g&eacute;n&eacute;ral et des bobos de la culture en particulier. R&eacute;serv&eacute;, Sma&iuml;n, l&#39;humoriste, &laquo;aurait voulu plus de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;&raquo;. Beaucoup s&#39;attendaient &agrave; une bonne grosse farce truculente comme&nbsp;La Grande bouffe&nbsp;de Marco Ferreri (1973) ou&nbsp;Affreux, sales et m&eacute;chants&nbsp;d&#39;Ettore Scola (1976). Cette satire distanci&eacute;e et froide a cr&eacute;&eacute; un malaise de proximit&eacute;. Si beaucoup ont ri devant les explications d&eacute;lirantes de l&#39;art absent, non-sens croqu&eacute; sur la r&eacute;alit&eacute; des biennales et de ses &oelig;uvres d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment conceptuelles, le clip de la fillette abandonn&eacute;e qui d&eacute;tourne&nbsp;La petite fille aux allumettes&nbsp;d&#39;Andersen en film de guerre a laiss&eacute; les spectateurs sans voix. Le d&eacute;bat amoureux pass&eacute; au vitriol choquait plus que l&#39;art mis au pilori.&nbsp;Et la tendresse? Bordel!&nbsp;, disait le titre du film fran&ccedil;ais de Patrick Schulmann en 1979.\n<\/p>\n<p>\n\tUn monde s&eacute;curalis&eacute; et vaguement coupable\n<\/p>\n<p>\n\tD&egrave;s la fin du g&eacute;n&eacute;rique, Ruben &Ouml;stlund &eacute;tait l&agrave;, challenger pr&ecirc;t &agrave; la f&ecirc;te, champagne sur les plateaux et dancing floor bleu pos&eacute; sur le Forum (peu s&#39;y sont risqu&eacute;s: l&#39;horrible Hulk allait-il revenir?). Luis Bu&ntilde;uel est son cin&eacute;aste f&eacute;tiche, nous confirmait-il d&#39;un beau sourire. Pour&nbsp;L&#39;Ange exterminateur, bien s&ucirc;r, et sa foule mondaine qui devient la pire des populaces, comme en t&eacute;moigne la performance avec son Hulk violeur et ses convives l&acirc;ches. Mais surtout pour&nbsp;Le charme discret de la bourgeoisie(1972), m&ecirc;me si le cin&eacute;aste n&eacute; dans les terres d&#39;Aragon en 1900 &eacute;tait autrement plus f&eacute;roce, mettant les plus grands acteurs au supplice du grotesque. La cible de l&#39;Espagnol anarchiste &eacute;tait l&#39;&eacute;glise honnie, ses serviteurs, ses princes menteurs, ses militaires, ses bourgeois.\n<\/p>\n<p>\n\tCe jeune Su&eacute;dois, produit caustique d&#39;une terre luth&eacute;rienne o&ugrave; la communaut&eacute; impose toutes les r&egrave;gles les plus conformistes, vise la foi nouvelle d&#39;un monde s&eacute;curalis&eacute; et vaguement coupable: la consommation et son produit de luxe ultime, l&#39;art. Les amateurs furent bons joueurs. Sophie Calle ne lui en a pas tenu rigueur et a pos&eacute; gracieusement avec lui, comme dans un photocall &agrave; Cannes. Le baron Selli&egrave;res comme le couturier Jean-Claude Jitrois ont go&ucirc;t&eacute; cette acide le&ccedil;on de choses qui n&#39;&eacute;pargne personne, ni les mus&eacute;es, ni les couples, ni les mendiants, ni les enfants, ni les bons sentiments.\n<\/p>\n<p>\n\t&laquo;Lubitsch me fait rire davantage&raquo;\n<\/p>\n<p>\n\t&laquo;Nous avons accept&eacute; la projection de&nbsp;The Square&nbsp;&agrave; Beaubourg, pas tant parce qu&#39;il se rapporte &agrave; l&#39;art contemporain et &agrave; ses travers, mais parce qu&#39;il se justifie par sa qualit&eacute;, son esprit et son propos sur les relations humaines en g&eacute;n&eacute;ral&raquo;, nous expliquait Serge Lasvignes, pr&eacute;sident tr&egrave;s ouvert de ce Centre Pompidou devenu h&ocirc;te d&#39;un soir. Plus que la satire de sa propre discipline, c&#39;est la port&eacute;e sociale du film &laquo;tr&egrave;s Europe du Nord&raquo; qui l&#39;a frapp&eacute;, &laquo;la s&eacute;quence dans le HLM prison o&ugrave; chaque porte a sa bo&icirc;te aux lettres, celle o&ugrave; le directeur essaie de contraindre son employ&eacute;, manifestement d&#39;origine &eacute;trang&egrave;re, &agrave; faire un travail indigne, un rapport de force subtil et d&eacute;rangeant, ou celle des communicants qui partent dans un d&eacute;lire incontr&ocirc;l&eacute; ( l&#39;atroce film publicitaire qui fait du buzz!, NDLR), une r&eacute;alit&eacute; qui ne m&#39;est pas inconnue&raquo;. Au final, il a &laquo;plus souri que ri&raquo; devant ce d&eacute;sastre d&#39;une institution &laquo;n&eacute; presque tout seul, comme une m&eacute;canique se d&eacute;r&egrave;gle, &agrave; un moment o&ugrave; le directeur l&acirc;che prise, emp&ecirc;tr&eacute; dans ses probl&egrave;mes personnels, et d&eacute;l&egrave;gue tout&raquo;.\n<\/p>\n<p>\n\tPourtant plein d&#39;humour et de verve, le directeur du Mnam, Bernard Blist&egrave;ne, n&#39;a pas ri non plus. &laquo;The Square&nbsp;est pour moi une parabole au sens o&ugrave; la vie de ce directeur de mus&eacute;e est l&#39;arri&egrave;re-plan d&#39;une autre qu&ecirc;te. J&#39;aime la stylisation de l&#39;ensemble, l&#39;esth&eacute;tique minimale du film qui sert de support &agrave; l&#39;intrigue et &agrave; la fiction. Pour autant, nous sommes objectivement loin du r&eacute;el. M&ecirc;me s&#39;il est vrai que tout directeur de mus&eacute;e balance bien entre r&eacute;alit&eacute; du quotidien et sp&eacute;culation intellectuelle. Je ne suis pas s&ucirc;r que l&#39;&oelig;uvre d&#39;art masque la r&eacute;alit&eacute; de ce que nous sommes&#8230; Il est probable, au contraire, qu&#39;elle la r&eacute;v&egrave;le! Donc, non, je n&#39;ai pas ri, mais cela n&#39;a rien &agrave; voir avec la fa&ccedil;on dont le film traite de mon propre m&eacute;tier. Sans doute davantage avec le fait que la v&eacute;rit&eacute; de cet homme n&#39;est pas vraiment risible&#8230; La v&eacute;rit&eacute; l&#39;est d&#39;ailleurs rarement, non? Pourtant, plus le temps passe et plus j&#39;aime rire! Mais Lubitsch me fait rire davantage.&raquo;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Centre Pompidou a accueilli la Palme d&#39;or du Su&eacute;dois Ruben &Ouml;stlund qui fustige le monde de l&#39;art contemporain, m&eacute;taphore de notre soci&eacute;t&eacute; sans Dieu ni ma&icirc;tre. Reportage dans les coulisses d&#39;une s&eacute;ance sous tension. Accueillir cette projection insolente de&nbsp;The Square,&nbsp;mardi soir &agrave;&nbsp;Beaubourg, &eacute;tait-il un geste masochiste, un r&eacute;flexe narcissique ou une contre-attaque maligne de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":7633,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"_wpas_customize_per_network":false},"categories":[68],"tags":[1843],"class_list":["post-7632","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actu-culturelle","tag-the-square-a-beaubourg"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/The-Square-%C3%A0-Beaubourg.jpg?fit=680%2C382&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7632","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7632"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7632\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7634,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7632\/revisions\/7634"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7633"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7632"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7632"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7632"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}