{"id":7936,"date":"2017-11-14T19:18:56","date_gmt":"2017-11-14T19:18:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/?p=7936"},"modified":"2017-11-14T19:18:57","modified_gmt":"2017-11-14T19:18:57","slug":"litalie-ca-ira-mieux-demain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.iceagetv.com\/radiosite\/litalie-ca-ira-mieux-demain\/","title":{"rendered":"Pour l&rsquo;Italie, \u00e7a ira mieux demain"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLes Italiens n&#39;ont toujours pas dig&eacute;r&eacute; leur &eacute;limination en barrages &agrave; la Coupe du monde 2018, mardi face &agrave; la Su&egrave;de (0-0, apr&egrave;s le 0-1 de l&#39;aller). Analyse d&#39;un &eacute;chec et &eacute;bauche d&#39;une sortie de crise.\n<\/p>\n<p>\n\tImpuissance, d&eacute;sarroi, tristesse, sid&eacute;ration. Les adjectifs ne manquent pas depuis lundi soir pour souligner l&#39;&eacute;tat dans lequel se trouve le football italien apr&egrave;s&nbsp;son &eacute;limination en barrages &agrave; la&nbsp;Coupe du monde 2018. Certains ont parl&eacute; d&#39;apocalypse, reprenant un terme employ&eacute; par le pr&eacute;sident de la f&eacute;d&eacute;ration italienne, Carlo Tavecchio, voil&agrave; quelques mois en imaginant l&#39;hypoth&egrave;se d&#39;une Nazionale ne participant pas au Mondial en Russie. Et le bonhomme ne s&#39;&eacute;tait pas tromp&eacute;, au vu du d&eacute;ferlement m&eacute;diatique qui secoue la p&eacute;ninsule, entre r&egrave;glements de comptes, propositions de purges, solutions plus ou moins miracles pour reconstruire une s&eacute;lection comp&eacute;titive.La tristesse, d&#39;abord. De voir un g&eacute;ant comme&nbsp;Gianluigi Buffon&nbsp;tirer sa r&eacute;v&eacute;rence quelques minutes apr&egrave;s l&#39;&eacute;limination de son &eacute;quipe d&#39;une phase finale de Coupe du monde que l&#39;Italie ne manquait plus depuis 1958 et qu&#39;elle n&#39;avait d&eacute;sert&eacute; auparavant qu&#39;une seule autre fois, lors de la premi&egrave;re &eacute;dition de 1930, d&eacute;clinant alors l&#39;invitation des organisateurs uruguayens. Fid&egrave;le &agrave; ses valeurs, le joueur le plus cap&eacute; de l&#39;histoire de la Squadra Azzurra (175 matches) ne s&#39;est pas d&eacute;rob&eacute;, se pr&eacute;sentant devant les micros de la t&eacute;l&eacute;vision en rendant honneur &agrave; la Su&egrave;de et en adossant sa part de responsabilit&eacute;s pour cette &eacute;limination. Responsabilit&eacute;s plut&ocirc;t minces en la circonstance, tant &quot;Gigi&quot; a tenu son rang, et comme &agrave; son habitude pouss&eacute; co&eacute;quipiers et public, mettant un c&oelig;ur et une rage admirables dans ce match couperet. Et le gar&ccedil;on est m&ecirc;me all&eacute; consoler ses camarades, sans oublier l&#39;accolade et les f&eacute;licitations aux joueurs scandinaves&nbsp;!&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tPas de sixi&egrave;me Coupe du monde pour Buffon\n<\/p>\n<p>\n\tUne telle attitude n&#39;a pas fait que d&eacute;cupler les regrets de ne pouvoir suivre cet extraordinaire joueur dans ce qui aurait &eacute;t&eacute; sa sixi&egrave;me phase finale mondiale. Et un v&eacute;ritable cr&egrave;ve-c&oelig;ur de l&#39;entendre d&eacute;clarer qu&#39;il tirait sa r&eacute;v&eacute;rence au terme de ce match de barrage, vingt ans presque jour pour jour (29 octobre 1997) apr&egrave;s l&#39;avoir vu d&eacute;buter au pied lev&eacute;, dans le froid moscovite d&#39;un autre barrage de Coupe du monde, rempla&ccedil;ant &agrave; la demi-heure de jeu Gianluca Pagliuca, bless&eacute;, sur le terrain gel&eacute; du stade du Dynamo. L&#39;intr&eacute;pide gamin qui, onze mois plus t&ocirc;t avait d&eacute;but&eacute; en Serie A sous le maillot de Parme dans un sommet face &agrave; l&#39;AC Milan, avait alors d&eacute;montr&eacute; une personnalit&eacute; folle et un sens inn&eacute; des responsabilit&eacute;s. Le Gianluigi Buffon que l&#39;on admirera pendant deux d&eacute;cennies, en somme&nbsp;!<\/p>\n<p>\tMais, lundi soir, Gigi s&#39;est trouv&eacute; impuissant. Et d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;, comme lorsqu&#39;il est mont&eacute; sur les tous derniers corners pour tenter de faire basculer les d&eacute;bats. En vain. Ni Buffon, ni les autres Italiens n&#39;ont pu faire sauter le bunker su&eacute;dois. Mais, contrairement aux Azzurri d&#39;il y a soixante ans, m&eacute;lange d&#39;honn&ecirc;tes joueurs de Serie A et &laquo;d&#39;oriundi&raquo; sur le d&eacute;clin (notamment Ghiggia et Schiffino, champions du monde avec l&#39;Uruguay en 1950), les joueurs align&eacute;s ce lundi par Giampiero Ventura n&#39;ont pas pris les barrages contre la Su&egrave;de par-dessus la jambe et ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&#39;un soutien populaire extraordinaire dans le crat&egrave;re de San Siro (il y a bien longtemps que la Nazionale ne jouait &agrave; guichets ferm&eacute;s&nbsp;!). Abn&eacute;gation, volont&eacute; et d&eacute;bauche d&#39;&eacute;nergie n&#39;ont pas manqu&eacute;. Face &agrave; la Su&egrave;de, l&#39;Italie a domin&eacute; outrageusement, tenu le ballon 75% du temps, mais, &agrave; l&#39;arriv&eacute;e, n&#39;a pas produit les occasions nettes qui auraient d&ucirc; faire la diff&eacute;rence face &agrave; une formation solide et sans g&eacute;nie (on est quand m&ecirc;me &agrave; des ann&eacute;es lumi&egrave;res de la formidable Su&egrave;de du trio Gre-No-Li des ann&eacute;es 40 et 50&nbsp;!).\n<\/p>\n<p>\n\tSt&eacute;rilit&eacute; offensive\n<\/p>\n<p>\n\t&laquo;Nous n&#39;avons pas &eacute;t&eacute; capables de marquer un seul but en deux matches face au Su&eacute;dois, notre &eacute;limination est logique&raquo;, a soulign&eacute;&nbsp;Paolo Rossi, champion du monde 1982. Fort juste. Et l&#39;on se dit m&ecirc;me que l&#39;Italie aurait pu jouer une ou deux heures de plus sans trouver la faille. La faute &agrave; qui&nbsp;? Au joueurs, incapables de r&eacute;p&eacute;ter en s&eacute;lection les prouesses r&eacute;alis&eacute;es en club&nbsp;? Ou plut&ocirc;t &agrave; un syst&egrave;me de jeu privil&eacute;giant l&#39;arrosage de la surface su&eacute;doise par des centres &agrave; r&eacute;p&eacute;tition&nbsp;? Lorsque l&#39;on constate que les actions les plus dangereuses des Italiens sont venues par des incursions balle au pied dans le c&oelig;ur de la surface ou des ouvertures dans le dos de la d&eacute;fense, on sera tent&eacute; de rejeter la faute sur le s&eacute;lectionneur.<\/p>\n<p>\tVentura a beau avoir stigmatis&eacute; les erreurs d&#39;arbitrage, celles-ci, m&ecirc;me si elles ont &eacute;t&eacute; d&eacute;terminantes lors de la d&eacute;faite &agrave; Solna (0-1), n&#39;expliquent pas &agrave; elle seule l&#39;&eacute;limination de San Siro, loin de l&agrave;. D&#39;autant plus que dans ce match retour sans but, la Nazionale s&#39;est vu graci&eacute;e par l&#39;arbitre en plus d&#39;une occasion. Si l&#39;on prend l&#39;ensemble des deux manches face &agrave; la Su&egrave;de, l&#39;Italie a p&ecirc;ch&eacute; dans deux domaines, celui des id&eacute;es et de la finition. Et plus que la qualit&eacute; des joueurs, ce sont les choix du s&eacute;lectionneur italien qui sont critiquable. Quand l&#39;on poss&egrave;de des manieurs de ballons comme&nbsp;Marco Verratti&nbsp;et&nbsp;Jorginho, pourquoi attendre que le premier soit suspendu pour faire jouer l&#39;autre&nbsp;? Ventura a snob&eacute; le &laquo;playmaker&raquo; napolitain pendant des mois pour l&#39;appeler lors des barrages et ne le lancer qu&#39;&agrave; San Siro, o&ugrave; il s&#39;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; le meilleur homme de champ c&ocirc;t&eacute; italien. L&#39;aligner aux c&ocirc;t&eacute;s du Parisien aurait donn&eacute; &agrave; la Nazionale un jeu offensif moins st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;. Et retir&eacute; un peu de pression au &laquo;petit hibou&raquo;.<\/p>\n<p>\tEn attaque, Immobile et Belotti ont jou&eacute; avec leurs tripes. Mais il est &eacute;vident que les deux hommes n&#39;&eacute;taient pas au point physiquement &agrave; cause de r&eacute;cents p&eacute;pins. Pourquoi dans ce cas-l&agrave; ne pas ravaler son orgueil et faire appel &agrave; un&nbsp;Mario Balotelli&nbsp;? Insister avec un jeu bas&eacute; sur les centres dans la surface adverse sans faire appel &agrave; un &laquo;9&raquo; comme le Ni&ccedil;ois est plut&ocirc;t &eacute;tonnant, voire contre- productif. En tout cas pas pour la charni&egrave;re su&eacute;doise&nbsp;: Granqvist et Lindel&ouml;f doivent avoir de sacr&eacute;es migraines aujourd&#39;hui tellement ils ont repouss&eacute; de ballons de la t&ecirc;te &agrave; San Siro&nbsp;!\n<\/p>\n<p>\n\tPlace aux jeunes&nbsp;?\n<\/p>\n<p>\n\tPour&nbsp;Giampiero Ventura, les migraines devraient s&#39;estomper rapidement&nbsp;: ses heures sur le banc azzurro sont compt&eacute;es&nbsp;! Et ensuite&nbsp;? On parle d&#39;un possible retour d&#39;Antonio Conte, de contacts avec&nbsp;Carlo Ancelotti&nbsp;et m&ecirc;me d&#39;une piste&nbsp;Roberto Mancini. Mais il n&#39;est pas s&ucirc;r que tous ces messieurs soient chauds pour reprendre le flambeau. Parce qu&#39;il va falloir tout reconstruire, &agrave; commencer par la d&eacute;fense&nbsp;: Buffon s&#39;en va et Barzagli devrait en faire autant. Les quotidiens italiens demandent de faire place aux jeunes. Mais les Caldara, Romagnoli et autres Rugani doivent encore faire leurs preuves sur la dur&eacute;e au plus haut niveau en club. Tout comme les autres noms avanc&eacute;s ici et l&agrave; (Pellegrini, Cutrone, Chiesa, Locatelli, etc.). Le successeur de Ventura devra s&#39;armer de patience, s&#39;appuyer sur les joueurs en forme et de qualit&eacute; d&eacute;j&agrave; dans le giron de la s&eacute;lection (Verratti, Jorginho, El Shaarawy, Zaza, Donnarumma) et esp&eacute;rer que les clubs italiens ne lui mettent pas des b&acirc;tons dans les roues (titularisation de jeunes italiens, organisation de stages), tout en priant pour n&#39;avoir pas de groupes de qualification trop durs (pas &eacute;vident lorsque l&#39;on d&eacute;croche au classement FIFA&#8230;). Les Italiens doivent d&#39;ores et d&eacute;j&agrave; changer d&#39;horizon et penser &agrave; Qatar 2022. La vraie apocalypse serait de prendre l&#39;habitude des &eacute;liminations apr&egrave;s ce premier faux pas en soixante ans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Italiens n&#39;ont toujours pas dig&eacute;r&eacute; leur &eacute;limination en barrages &agrave; la Coupe du monde 2018, mardi face &agrave; la Su&egrave;de (0-0, apr&egrave;s le 0-1 de l&#39;aller). Analyse d&#39;un &eacute;chec et &eacute;bauche d&#39;une sortie de crise. Impuissance, d&eacute;sarroi, tristesse, sid&eacute;ration. 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