Deux morts et une vingtaine de cas dans une épidémie de méningite : quels sont les symptômes de cette maladie
Écrit par Jonathan PIRIOU sur mars 18, 2026
Un cas de méningite a même été déclaré en France. Pour se prévenir de cette maladie, la meilleure solution reste la vaccination, selon l’Institut Pasteur.En Angleterre, une rare épidémie sévit, qualifiée de « sans précédent » par le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting. Un total de 20 cas de méningite a été rapporté aux autorités, dont neuf confirmés et onze faisant encore l’objet d’une enquête, a indiqué ce mercredi 18 mars 2026 l’agence britannique de sécurité sanitaire, revoyant à la hausse le bilan de cette épidémie qui a fait deux morts en Angleterre.
La majorité des cas sont liés à la boîte de nuit Club Chemistry, fréquentée par des étudiants de Canterbury, « entre le 5 et le 7 mars », selon le ministre de la Santé. Un cas a même été déclaré en France : le ministère de la Santé français a confirmé qu’une personne ayant fréquenté l’université du Kent – située à Canterbury – était hospitalisée dans un état stable.
On vous explique les symptômes de cette maladie rare, qui peut être mortelle dans les cas les plus graves Une infection de la moelle épinière »
Selon l’Institut Pasteur, « la méningite est une infection de la moelle épinière et des enveloppes entourant le cerveau, les méninges, causée par plusieurs types de virus, de bactéries et de champignons ». Son incubation peut être prolongée jusqu’à une dizaine de jours, mais dure généralement 3 à 4 jours.
Ses symptômes ? La méningite « associe un syndrome infectieux », donc de la fièvre, des maux de tête violents et des vomissements, et « un syndrome méningé », caractérisé par une raideur de la nuque, une léthargie, des troubles de la conscience voire un coma..Différents chez les nourrissons
À noter que les symptômes sont moins marqués chez le nouveau-né et le nourrisson. « La méningite à méningocoques survient généralement dans la première enfance (maximum d’incidence chez les moins d’un an) », indique justement l’Institut Pasteur. Mais l’infection peut aussi survenir « chez l’adolescent et l’adulte jeune (entre 16 et 24 ans) », comme c’est le cas actuellement en Angleterre, et chez n’importe quelle personne.L’apparition de taches hémorragiques sous la peau (purpura), s’étendant progressivement (purpura extensif), est un critère de gravité de l’infection et une menace de choc septique, imposant le traitement antibiotique et l’hospitalisation d’urgence », précise l’Institut.La vaccination comme prévention
D’une manière générale, peu importe l’âge de la personne infectée, lorsque les bactéries atteignent le sang, les extrémités du corps peuvent devenir froides, des douleurs musculaires et articulaires peuvent apparaître et la respiration peut être accélérée.
Notons que « les complications les plus fréquentes de la méningite cérébro-spinale sont des atteintes neurologiques, en particulier la surdité », lit-on.
La meilleure prévention est la vaccination. « Plusieurs vaccins contre certains types de méningocoques existent et sont efficaces », lit-on sur le site de l’Institut Pasteur.
En Angleterre, « compte tenu de la gravité de l’épidémie », un programme de vaccination ciblé va être mis en place, en commençant par les étudiants logés dans les résidences universitaires du campus de Canterbury de l’université du Kent, a dit l’agence sanitaire britannique. « Dans un premier temps », jusqu’à 5 000 étudiants seront contactés et se verront proposer un vaccin.
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