Coupe du monde 2026 : l’ONU appelle Washington à « une remise en question en profondeur » de l’application de sa politique migratoire
Écrit par Jonathan PIRIOU sur juin 10, 2026
Alors que plusieurs acteurs censés participer à la Coupe du monde, dont un arbitre somalien, se sont vus refuser l’entrée aux États-Unis, le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU s’est exprimé sur la situation ce mercredi.L’ONU interpelle les États-Unis. Le chef des droits de l’homme de l’organisation internationale a appelé mercredi Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire dans le cadre de la Coupe du monde de football, alors que les tensions se multiplient à ce sujet.J’espère vraiment qu’il y aura une remise en question en profondeur de la manière dont l’application des politiques migratoires affecte les droits humains et la dignité humaine, et que, notamment dans le cadre de la Coupe du monde, on repense les politiques qui, malheureusement, semblent prévaloir actuellement, en particulier aux États-Unis », a indiqué Volker Türk, lors d’une conférence de presse à Genève.En effet, à la veille du début du Mondial 2026, les tensions se multiplient autour de la stricte politique migratoire américaine, embarrassant la Fifa qui ne peut que constater les dégâts et explique dans un communiqué transmis à l’AFP qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visasLe cas de l’arbitre somalien Omar Artan au cœur de la polémiqueLe couac le plus retentissant concerne l’arbitre somalien Omar Artan, refoulé par la police américaine des frontières samedi à son arrivée à Miami (Floride). Écarté par la Fifa, il a déploré auprès du New York Times que « le plus grand rêve de (sa) vie » ait volé en éclats.La Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump, a défendu « l’intégrité » de son arbitre, assurant que celui-ci disposait d’un visa en règle. Réponse du Département d’État américain, interrogé par l’AFP : l’arbitre était « lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes ».D’autres pays ont connu des problèmes administratifs à leur arrivée aux États-Unis : selon le Guardian, c’est aussi le cas de l’Irak, dont l’attaquant vedette Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.Côté suisse, l’attaquant Breel Embolo, privé la semaine dernière d’autorisation administrative pour entrer aux États-Unis à quelques jours du Mondial en raison d’une condamnation judiciaire, a finalement obtenu un visa et rejoindra ses coéquipiers vendredi
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