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Le réalisateur Tony Gatlif, connu notamment pour ses films « Les Princes » ou encore « Gadjo Dilo », est décédé à l’âge de 77 ans

Écrit par sur septembre 4, 2026

Le cinéaste Tony Gatlif, réalisateur de Gadjo Dilo, est mort à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille à l’AFP ce matin. Il avait notamment remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes, en 2004, pour son film Exils.

Tony Gatlif est un réalisateur, scénariste, acteur et compositeur français, né le 10 septembre 1948 à Alger, sous le nom de Michel Dahmani. Issu d’une famille aux origines roms et kabyles, il quitte l’Algérie au début des années 1960, dans le contexte de l’indépendance, et s’installe en France.

Après une jeunesse difficile, il découvre le théâtre et suit notamment les cours d’art dramatique de Michel Simon, une rencontre déterminante dans son parcours. Il commence sa carrière comme comédien avant de passer derrière la caméra dans les années 1970.

Son cinéma s’attache très tôt aux marginaux, aux exilés et aux populations rarement représentées sur grand écran. Il acquiert une reconnaissance internationale avec « Les Princes », sorti en 1983, consacré à une famille rom installée en banlieue parisienne.

La culture rom devient l’un des fils conducteurs de son œuvre, notamment avec « Latcho Drom » en 1993, voyage musical retraçant les migrations des Roms de l’Inde jusqu’à l’Espagne. Le film est présenté au Festival de Cannes et contribue largement à faire connaître son travail auprès du public international. En 1997, il réalise « Gadjo Dilo », avec Romain Duris, l’histoire d’un jeune Français parti en Roumanie à la recherche d’une chanteuse rom.

Passionné de musique, Tony Gatlif accorde aux chants, aux instruments et à la danse une place centrale dans la construction de ses films. En 2004, « Exils », porté par Romain Duris et Lubna Azabal, lui vaut le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes.

Il poursuit ensuite son exploration des questions d’identité, de frontières et de liberté avec des films comme « Liberté », « Indignados », « Geronimo » ou encore « Djam ». Son œuvre mêle régulièrement fiction et documentaire et se distingue par une mise en scène très physique, où la musique accompagne les déplacements, les rencontres et les déracinements.

À travers plus de quatre décennies de cinéma, Tony Gatlif s’est imposé comme l’un des principaux cinéastes français à avoir consacré son œuvre à la culture rom, à l’exil et aux peuples nomades.


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