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Budget : les retraités sont prêts à participer à « l’effort collectif », mais refusent d’être « pris pour cible »

Écrit par sur septembre 14, 2026

Le président de la Confédération française des retraités (CFR), Pierre Erbs, affirme sur franceinfo ce lundi que les retraités accepteraient un effort collectif face aux économies recherchées par le gouvernement, mais refusent d’être « pris pour cible ».

Alors que le gouvernement étudie de nouvelles pistes d’économies dans le budget 2027, Pierre Erbs, président de la Confédération française des retraités (CFR), assure ce lundi sur franceinfo que les retraités n’excluent pas de contribuer, à condition de ne pas devenir la variable d’ajustement du budget. « Les retraités seraient prêts à faire le même effort que l’ensemble de la population » mais pas d’être « pris pour cible« , affirme-t-il.Pour résorber le déficit et freiner la progression de la dette, l’exécutif doit encore trouver près de 30 milliards d’euros d’ici la fin du processus budgétaire. Le gouvernement envisage notamment de mettre à contribution les retraités à hauteur de six milliards d’euros.

La désindexation déjà à l’œuvre, selon la CFR

Plusieurs hypothèses circulent du côté de l’exécutif, dont celle d’un décrochage, total ou partiel, de certaines pensions par rapport à l’inflation, en particulier pour les retraités disposant des revenus les plus élevés. « La désindexation est déjà de fait« , estime Pierre Erbs. Le dirigeant associatif rappelle que la retraite versée aux Français combine une pension de base, financée par la Sécurité sociale, et un complément géré par l’Agirc-Arrco. « L’Agirc-Arrco ne revalorise pas les pensions comme les prix. L’année dernière, la revalorisation des pensions Agirc-Arrco a été de zéro« , affirme-t-il.

Pierre Erbs pointe par ailleurs un report des échéances auxquelles les pensions de base sont habituellement réévaluées, un glissement qui, selon lui, « s’est traduit également par une perte de pouvoir d’achat« .

« Inenvisageable » de toucher à l’abattement de 10%

L’exécutif envisage également de revoir, voire de supprimer, l’abattement de 10% appliqué aux pensions dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Une hypothèse à laquelle Pierre Erbs oppose une fin de non-recevoir : « C’est inenvisageable. C’est hors de question puisque ça se traduira par une baisse de niveau de vie« , tranche-t-il.

Le responsable associatif dénonce par ailleurs un discours qu’il juge caricatural à l’égard des seniors depuis plusieurs mois. « Ça fait des mois que l’on considère que les retraités sont des privilégiés. On nous dit qu’on a bénéficié des Trente Glorieuses. Nous sommes les papy-boomers qui ont un niveau de vie supérieur aux actifs, ce qui est faux« , affirme Pierre Erbs. « On dresse de nous un portrait qui ne correspond pas du tout à la réalité. Nous comprenons très, très mal le discours actuel et vraiment nous refusons d’être pris pour cible« , poursuit-il.

Le niveau de vie des retraités légèrement inférieur à celui des actifs

Le revenu disponible mensuel moyen des retraités s’établit autour de 3.000 euros bruts, contre 4.200 euros bruts pour les ménages actifs, indique franceinfo à partir des données de l’Insee et du Conseil d’orientation des retraites. Ces seuls montants ne suffisent toutefois pas à mesurer le niveau de vie réel, qui dépend aussi du nombre d’enfants à charge, du poids des emprunts immobiliers (trois retraités sur quatre étant propriétaires de leur résidence principale) et du niveau des cotisations sociales et des impôts, plus faible chez les retraités.

Une fois ces éléments pris en compte, le niveau de vie des retraités est aujourd’hui légèrement inférieur à celui des actifs, après avoir été légèrement supérieur ces dernières années. Interrogé sur une éventuelle contribution des retraités au redressement des comptes publics, Pierre Erbs conclut : « Nous pensons qu’il y a effectivement un effort à faire, mais c’est un effort collectif. Nous sommes prêts, bien entendu, à y participer, mais pas en tant que retraités. »

Pour résorber le déficit et freiner la progression de la dette, l’exécutif doit encore trouver près de 30 milliards d’euros d’ici la fin du processus budgétaire. Le gouvernement envisage notamment de mettre à contribution les retraités à hauteur de six milliards d’euros.

La désindexation déjà à l’œuvre, selon la CFR

Plusieurs hypothèses circulent du côté de l’exécutif, dont celle d’un décrochage, total ou partiel, de certaines pensions par rapport à l’inflation, en particulier pour les retraités disposant des revenus les plus élevés. « La désindexation est déjà de fait« , estime Pierre Erbs. Le dirigeant associatif rappelle que la retraite versée aux Français combine une pension de base, financée par la Sécurité sociale, et un complément géré par l’Agirc-Arrco. « L’Agirc-Arrco ne revalorise pas les pensions comme les prix. L’année dernière, la revalorisation des pensions Agirc-Arrco a été de zéro« , affirme-t-il.

Pierre Erbs pointe par ailleurs un report des échéances auxquelles les pensions de base sont habituellement réévaluées, un glissement qui, selon lui, « s’est traduit également par une perte de pouvoir d’achat« .

« Inenvisageable » de toucher à l’abattement de 10%

L’exécutif envisage également de revoir, voire de supprimer, l’abattement de 10% appliqué aux pensions dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Une hypothèse à laquelle Pierre Erbs oppose une fin de non-recevoir : « C’est inenvisageable. C’est hors de question puisque ça se traduira par une baisse de niveau de vie« , tranche-t-il.

Le responsable associatif dénonce par ailleurs un discours qu’il juge caricatural à l’égard des seniors depuis plusieurs mois. « Ça fait des mois que l’on considère que les retraités sont des privilégiés. On nous dit qu’on a bénéficié des Trente Glorieuses. Nous sommes les papy-boomers qui ont un niveau de vie supérieur aux actifs, ce qui est faux« , affirme Pierre Erbs. « On dresse de nous un portrait qui ne correspond pas du tout à la réalité. Nous comprenons très, très mal le discours actuel et vraiment nous refusons d’être pris pour cible« , poursuit-il.

Le niveau de vie des retraités légèrement inférieur à celui des actifs

Le revenu disponible mensuel moyen des retraités s’établit autour de 3.000 euros bruts, contre 4.200 euros bruts pour les ménages actifs, indique franceinfo à partir des données de l’Insee et du Conseil d’orientation des retraites. Ces seuls montants ne suffisent toutefois pas à mesurer le niveau de vie réel, qui dépend aussi du nombre d’enfants à charge, du poids des emprunts immobiliers (trois retraités sur quatre étant propriétaires de leur résidence principale) et du niveau des cotisations sociales et des impôts, plus faible chez les retraités.

Une fois ces éléments pris en compte, le niveau de vie des retraités est aujourd’hui légèrement inférieur à celui des actifs, après avoir été légèrement supérieur ces dernières années. Interrogé sur une éventuelle contribution des retraités au redressement des comptes publics, Pierre Erbs conclut : « Nous pensons qu’il y a effectivement un effort à faire, mais c’est un effort collectif. Nous sommes prêts, bien entendu, à y participer, mais pas en tant que retraités. »

franceinfo / ICI


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