Guerre en Ukraine: des drones russes frappent un pont de Kiev, un institut de recherche nucléaire et une école
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 1, 2026
Des drones russes ont frappé, jeudi 1er octobre, un pont majeur à Kiev, et l’agence nucléaire ukrainienne a révélé qu’un autre engin avait frappé la veille un institut de recherche atomique sans toucher le réacteur qui s’y trouve. Ces frappes interviennent alors que la Russie continue d’augmenter l’intensité de ses frappes contre l’Ukraine, visant également une école jeudi.Il s’agit de la première attaque majeure rapportée par les autorités sur l’un des principaux ponts de la capitale ukrainienne depuis le début de l’invasion russe à grande échelle lancée en février 2022. Ce bombardement intervient alors que la Russie accentue, ces derniers jours, ses attaques meurtrières contre des infrastructures civiles, notamment logistiques et de communication, à Kiev et dans ses environs.Deux frappes de drones ont touché la zone des appuis du pont Sud. Le trafic des transports publics, métro et surface, sur le pont est désormais interrompu », a annoncé le maire Vitali Klitschko sur Telegram. Il a ajouté que des ingénieurs « inspectent l’état de la structure »Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et non authentifiées par l’AFP montrent une explosion secouant le tablier d’un pont au pied d’un pylône soutenant les câbles de la structure. Ce pont routier est l’un des deux de la capitale qui supportent une ligne de métro. Kiev et son réseau de transport s’étendent sur les deux rives du Dniepr.Frappe contre un petit réacteur nucléaire désactivéMercredi 30 septembre, un drone russe a également frappé à Kiev l’enceinte d’un institut de recherche possédant un petit réacteur nucléaire « de recherche » datant de l’époque soviétique, sans endommager cet engin, a indiqué jeudi l’administration d’État pour la régulation nucléaire. « Le réacteur et ses systèmes » de sûreté « n’ont pas été endommagés » et aucune hausse de radioactivité n’a été détectée, a assuré cette structure. Le réacteur est à l’arrêt depuis le début de l’invasion russe en février 2022 et l’uranium avait été retiré de son cœur, a précisé l’administration. Des opérations de maintenance de ses systèmes de sûreté sont toutefois toujours pratiquées, a-t-elle dit.
Par :RFI avec AFP
Radio Ice Age France