Blocages des lycées : le mouvement doit se poursuivre ce vendredi, plus de 400 établissements fermés
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 2, 2026
Après s’être à nouveau étendu jeudi en France, le mouvement de blocage des lycéens doit se poursuivre ce vendredi. De nombreux établissements scolaires sont fermés ce jour, sur ordre préfectoral. Le gouvernement espère un apaisement alors que près de 2.000 personnes ont été interpellées la veille.
À sept mois de la présidentielle, le mouvement de blocage des lycéens et des étudiants, qui s’inscrit dans un climat social et politique électrique, est plus que sensible pour le gouvernement. L’exécutif espère un apaisement après avoir condamné des « violences urbaines » mais la mobilisation doit se poursuivre ce vendredi. La veille, le mouvement s’est étendu à plusieurs grandes villes de France. Plus de 400 établissements scolaires seront fermés ce vendredi, sur ordre préfectoral, a annoncé le ministre de l’Éducation nationale. Des arrêtés ont été également jeudi soir pour interdire les manifestations aux abords de ces lycées.Vendredi, de nombreux lycées ont déjà prévu d’assurer les cours à distance, notamment à Marseille. Au total jeudi, « 1.027 établissements« , sur environ 3.700 lycées en France, « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages« , selon le ministère de l’Intérieur. Les étudiants ont rejoint le mouvement, avec une trentaine de campus bloqués. Les organisations appellent à une poursuite du mouvement, avant une grande manifestation mardi.Près de 2.000 personnes interpellées en France jeudi
À Paris, le préfet de police a interdit les rassemblements aux abords de 13 lycées de la capitale. Jeudi, près de 2.000 personnes ont été interpellées en France, a annoncé le ministère de l’Intérieur, lors de l’acte II de ce mouvement de la jeunesse, qui réclame davantage de moyens pour l’Éducation nationale. Le ministre Laurent Nuñez, qui a réuni jeudi soir les préfets, directeurs de la police et de la gendarmerie et responsables des services de renseignement, a dénoncé « une aggravation de la situation qui n’a plus rien de l’expression légitime de revendications lycéennes mais présente désormais toutes les caractéristiques d’une situation de violences urbaines« .
Les services du Premier ministre ont fustigé une « manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultra-gauche« . Suite à ces accusations, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a reproché à Matignon de « sombrer dans le complotisme« . Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a jugé de son côté que « le mouvement lycéen est pris en otage par des groupuscules ultra-violents ».Le ministre de l’Éducation reçoit les associations lycéennes, de parents d’élèves et syndicats enseignants
Face à cette situation, il a annoncé que le gouvernement renonçait à faire payer des frais d’inscription en BTS ou en classe prépa, mesure inscrite dans le projet de budget 2027 présenté le matin même et fustigée par la gauche et plusieurs syndicats. « Le gouvernement provoque la jeunesse étudiante« , avait notamment réagi sur X le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, après l’annonce de ce projet.
Edouard Geffray a aussi annoncé qu’il recevrait vendredi les organisations syndicales représentatives des personnels, les associations de parents d’élèves, les associations lycéennes et les élus du Conseil national de la vie lycéenne. Son « objectif« , a-t-il précisé sur X : « faire de ces échanges des avancées concrètes au service des élèves, des personnels et de l’École« .
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