Attaque dans les Yvelines : Emmanuel Macron dénonce un « attentat » commis « sur la base d’une idéologie raciste »
Écrit par Jonathan PIRIOU sur octobre 23, 2026
Un homme a tiré en rafale depuis une voiture à Trappes et à La Verrière (Yvelines), ce vendredi matin, tuant une personnes et en blessant cinq autres. Présent sur place, Emmanuel Macron Macron a dénoncé un « attentat » commis « sur la base d’une idéologie raciste ».
En déplacement à Trappes (Yvelines), Emmanuel Macron a dénoncé un « attentat terroriste raciste », vendredi 23 octobre, après qu’un homme a abattu une personne et en a blessé cinq autres dans la ville de Trappes et à La Verrière. Le chef de l’État a évoqué un « tournant dans la vie de notre République et de notre nation ».« Nous ne céderons rien et nous n’avons rien à céder », a-t-il poursuivi. « C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne ». Le chef de l’État s’est notamment entretenu avec le maire Ali Rabeh. « Cela n’a pas sa place dans la République, cela n’a pas sa place en France », a-t-il ajouté.Un « périple meurtrier »
Plus tôt dans l’après-midi, Laurent Nuñez en déplacement à Trappes (Yvelines), a lui aussi dénoncé « un crime terroriste, c’est un acte extrêmement grave ». Cinq policiers de la brigade anticriminalité (Bac) « ont interpellé l’auteur très rapidement » et « ont, très probablement – l’enquête le confirmera ou pas – interrompu ce périple meurtrier en cours », qui « aura duré un petit quart d’heure » et « qui a fait beaucoup de victimes », a ajouté le ministre à la presse.Vendredi matin vers 10h30, le suspect a tiré en rafale depuis une voiture à Trappes et à La Verrière. Il a été interpellé à Coignières, une ville à proximité des lieux des faits. Il a été arrêté en possession d’un pistolet mitrailleur, de grenades de gaz lacrymogène et est inscrit dans le fichier du Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), mais est inconnu du renseignement territorial, selon une source policière.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi des faits et a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».
Un « attentat à connotation raciste », dénonce le maire de Trappes
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a de son côté estimé que la tuerie était « objectivement un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe », appelant à la « concorde républicaine ». « Nous sommes collectivement responsables de ce qui vient de se passer et de ce qui pourrait se passer de nouveau dans notre pays, et que notre responsabilité à tous, c’est la désescalade, c’est la concorde républicaine », a déclaré l’élu à la presse.« Si cet acte et cette motivation à caractère raciste devait être retenus » par la justice, « évidemment j’espère que toute la nation serait avec les habitants de Trappes, de la Verrière, les victimes, parce que nous ne pouvons pas, dans la République française, tolérer le moindre propos raciste, le moindre propos discriminatoire », a considéré la ministre chargée de la lutte contre les discriminations Aurore Bergé, qui accompagnait Laurent Nuñez. « Et nous le savons, les propos peuvent entraîner la violence », a-t-elle ajouté, assurant que « le gouvernement évidemment est particulièrement engagé dans la lutte contre toutes les formes de discriminations et dans la lutte contre le racisme ».
« Notre responsabilité, c’est de garantir que tous les Français puissent vivre dans la République française, sans jamais craindre pour leur sécurité à raison de leur origine, de leur couleur de peau, de leur orientation, de leur identité réelle ou supposée », a souligné la ministre.
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